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Incertitudes pour l'Aléna à la reprise des négociations

| AFP | 224 | Aucun vote sur cette news
La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, le 16 janvier 2018 à Vancouver
La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, le 16 janvier 2018 à Vancouver ( Don MacKinnon / AFP/Archives )

La renégociation de l'Accord de libre-échange nord-américain entre le Canada, les Etats-Unis et le Mexique entre dans une phase cruciale mardi à Montréal, alors que le président Donald Trump continue de souffler le chaud et le froid sur ce pacte commercial qu'il menace d'abroger.

Cette sixième ronde de négociations entre les représentants des trois pays se déroule, pendant six jours, dans un contexte de relations commerciales tendues entre le Canada et les Etats-Unis où le président Donald Trump vient de souligner sur Twitter que "l'Aléna est une mauvaise blague!".

Irrité par une série de taxes antidumping et compensatoires imposées récemment sur ses exportations vers les Etats-Unis -- sur le bois de construction, les avions CSeries de Bombardier ou le papier journal --, le Canada a porté plainte à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) contre les pratiques protectionnistes des Américains.

Faisant monter d'un cran la pression avant d'accueillir mardi ses invités américains et mexicains, le Canada a entamé vendredi les "démarches nécessaires dans le cadre du processus d’appel" de l'Aléna pour contester les droits de douane sur les importations de bois et des CSeries Bombardier.

Un CSeries de Bombardier atterrit à l'aérport de Mirabel, au Québec, le 16 septembre 2013
Un CSeries de Bombardier atterrit à l'aérport de Mirabel, au Québec, le 16 septembre 2013 ( Clement Sabourin / AFP/Archives )

Conformément à un engagement de sa campagne, le président Trump a obligé ses deux voisins à renégocier les termes de l'accord de libre-échange datant de 1994.

A l'automne, les trois pays se sont donné jusqu'à fin mars pour s'entendre sur la modernisation de l'Aléna, "la plus grande zone de libre-échange au monde", se plaît à rappeler la ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland.

Chargée des négociations, Mme Freeland reste prudente et se prépare "au pire" avec un éventuel retrait américain de l'accord.

Engagées il y a six mois, les négociations qui vont se poursuivre à Montréal sont organisées sur 28 thèmes et autant de litiges, certains fort épineux.

- 'Pas de partenaire de danse' -

Traité de libre-échange nord-américain
Traité de libre-échange nord-américain ( John SAEKI, Marimé BRUNENGO / AFP/Archives )

Jusqu'ici "très peu de progrès ont été accomplis et (...) peu d'efforts sont faits par les Américains, au point de se demander s'ils ne préparent pas le terrain pour que M. Trump puisse annoncer +nous nous retirons+", a déploré jeudi Rona Ambrose, une des négociatrices canadiennes sur la chaîne CTV.

"Quand vous n'avez pas de partenaire de danse en face de vous, cela devient vraiment difficile", a souligné l'ex-dirigeante du parti conservateur et nommée par le Premier ministre Trudeau au conseil de l'Aléna.

Egalement membre de ce conseil, James Moore se montre plus optimiste avec la possibilité d'un compromis sur l'accès aux marchés publics américains ou encore sur les règles d'origine dans le secteur automobile, deux points que le président Trump veut resserrer en faveur des Etats-Unis.

Quelque 14 millions d'emplois aux Etats-Unis dépendent des échanges de marchandises avec le Canada et le Mexique et l'abrogation de l'accord entraînerait immédiatement la suppression "de plus de 300.000 postes", a souligné M. Moore, citant une étude de la Chambre de commerce des Etats-Unis.

Hormis les "questions de fond" à l'ordre du jour, "la grande question est de savoir si les Américains vont décider de poursuivre les négociations au-delà de Montréal ou s'ils vont prendre prétexte de résultats décevants (...) pour enclencher le processus de retrait de l'accord", avec un préavis de six mois au Congrès américain, a confié à l'AFP Louis Bélanger, politologue à l'université Laval à Québec.

En cas d'avancée des tractations, la poursuite des négociations pourrait être reportée "jusque après les élections de mi-mandat" en novembre aux Etats-Unis, selon ce spécialistes de l'Aléna.

A l'inverse, Ian Lee, de l'université Carleton d'Ottawa, s'attend à ce que "les Etats-Unis abrogent le pacte commercial ou suspendent les négociations", de façon à ce que le président Trump puisse proclamer avoir tenu tête aux "tricheurs mexicain et canadien avant les élections de mi-mandat".

Chrystia Freeland, le représentant au Commerce des Etats-Unis Robert Lighthizer et le ministre de l'Economie du Mexique, Ildefonso Guajardo ont prévu de faire le point sur les négociations en conclusion des discussions le 29 janvier.

Avant cela, ces trois diplomates se croiseront au Forum économique de Davos (Suisse) où ils sont attendus dès mardi.

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