En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 852.08 PTS
+1.20 %
4 854.50
+1.25 %
SBF 120 PTS
3 870.46
+1.27 %
DAX PTS
11 024.68
+0.97 %
Dowjones PTS
24 370.10
+0.67 %
6 718.45
+0.00 %
1.139
+0.08 %

Incendie de Karachi: l'allemand Kik échappe à un procès

| AFP | 186 | Aucun vote sur cette news
Le groupe allemand Kik était le principal client d'une usine textile à Karachi, où un incendie a tué 258 ouvriers pakistanais en 2012
Le groupe allemand Kik était le principal client d'une usine textile à Karachi, où un incendie a tué 258 ouvriers pakistanais en 2012 ( Arno Burgi / dpa/AFP/Archives )

Le groupe allemand Kik a échappé jeudi à un procès en responsabilité pour l'incendie meurtrier de 2012 dans une usine textile de Karachi, dont il était le principal client, premier contentieux de ce type en Allemagne.

Le tribunal d'instance de Dortmund a rejeté jeudi les requêtes, considérées comme prescrites, de la mère d'une victime et de trois rescapés de la catastrophe, qui a tué 258 ouvriers pakistanais et en a blessé une trentaine.

La justice allemande n'a donc pas examiné le fond de l'affaire, laissant entière la question soulevée par les quatre parties civiles, qui demandaient 30.000 euros chacune: quelle responsabilité joue un donneur d'ordre étranger dans les conditions de sécurité et de travail d'une usine ?

Kik, premier vendeur allemand de vêtements bon marché, avait été rapidement mis en cause après l'incendie du site Ali Entreprise, le 11 septembre 2012, l'un des pires accidents industriels de l'histoire du Pakistan.

Ce jour là, peu après 18 heures, un feu s'était déclaré dans le magasin de l'usine où s'accumulaient jeans et t-shirts destinés à l'Europe et fabriqués par plus d'un millier d'ouvriers, en majorité des journaliers non enregistrés.

Si l'origine volontaire ou non de l'incendie reste à éclaircir, l'enquête pakistanaise a pointé une série de défaillances: manque de sorties de secours et d'escaliers accessibles, formation insuffisante des employés et concentration excessive des machines.

Kik avait versé un million de dollars juste après le drame pour soutenir les survivants et les proches des victimes. En septembre 2016, après de longues négociations impliquant l'Organisation internationale du travail, il avait accepté de verser 5,15 millions de dollars supplémentaires d'indemnités.

Mais le groupe allemand, qui se targue sur son site internet d'habiller ses clients de pied en cap "pour moins de 30 euros", rejette néanmoins toute faute engageant sa responsabilité dans la catastrophe.

Saeeda Khatoon, qui a perdu son fils unique de 18 ans, Aijaz Ahmed, dans l'incendie d'une usine textile à Karachi en 2012, au tribunal de Dortmund le 29 novembre 2018
Saeeda Khatoon, qui a perdu son fils unique de 18 ans, Aijaz Ahmed, dans l'incendie d'une usine textile à Karachi en 2012, au tribunal de Dortmund le 29 novembre 2018 ( Christophe Gateau / dpa/AFP/Archives )

"Kik a échappé à sa responsabilité légale dans la mort de 258 personnes, mais au moins, une cour allemande a accepté d'examiner la question", a commenté jeudi Saeeda Khatoon, qui a perdu son fils unique de 18 ans.

Le Centre européen pour les droits constitutionnels et humains (ECCHR), association qui soutient les requérants, a indiqué dans un communiqué envisager de faire appel.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Turbos Call, du levier à la hausse pour votre portefeuille
Lundi 28 janvier de 12h30 à 13h30

Les SCPI, un produit incontournable dans la conjoncture actuelle ?
Vendredi 1er février de 12h15 à 13h00

Protéger son portefeuille avec les Turbos Put
Lundi 11 février de 12h30 à 13h00

Tradez sur le CAC 40 avec du levier
Lundi 18 février de 12h15 à 13h00

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 18/01/2019

Après le report aux Etats-Unis...

Publié le 18/01/2019

Nissan et Mitsubishi ont déclaré vendredi que Carlos Ghosn, leur ancien président, avait indûment reçu une rémunération avoisinant les 8 millions d'euros via leur filiale commune aux Pays-Bas…

Publié le 18/01/2019

Le groupe Renault vient de faire part de ventes en hausse de 3,2 % à 3,88 millions de véhicules pour son exercice 2018. Cela permet au groupe au losange de dépasser de justesse son concurrent…

Publié le 18/01/2019

  Boulogne, le 18 janvier 2019   Communiqué de mise à disposition - Ventes de décembre 2018     Renault annonce la mise à…

Publié le 18/01/2019

Le chiffre d'affaires de PCAS s'est établi à 206,7 millions d'euros au 31 décembre 2018, en retrait de 5,3% (-4,6% à taux de change constant). L'activité de Synthèse Pharmaceutique en Santé…