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Ilva: Rome annule une table ronde

| AFP | 134 | 3 par 1 internautes
Salariés des aciéries Ilva de Gênes manifestant à Rome le 29 novembre 2012
Salariés des aciéries Ilva de Gênes manifestant à Rome le 29 novembre 2012 ( ALBERTO PIZZOLI / AFP/Archives )

Les salariés de l'entreprise sidérurgique italienne Ilva étaient en grève lundi pour dénoncer le plan de reprise d'ArcelorMittal et Marcegaglia, tandis que le gouvernement italien a annulé une table ronde, dénonçant le fait que le consortium revient sur ses engagements.

Le groupe sidérurgique a réagi en se disant "déçu de ne pas avoir pu entamer les négociations", dans une déclaration.

La participation au mouvement de grève était quasi totale, selon les syndicats, qui protestent contre la suppression annoncée de quelque 4.000 postes sur 14.200 dans les différents sites d'Ilva.

La grève était organisée à l'occasion d'une table ronde prévue lundi à Rome entre le gouvernement, les syndicats et le consortium Am Investco. Mais cette table ronde a été ajournée à la mi-journée par le gouvernement.

"Nous ne pouvons pas, en tant que gouvernement, accepter un retour en arrière sur les rétributions et l'ancienneté acquise. Nous avons demandé à la société, au début de la réunion, de confirmer ces éléments (...) mais cette confirmation n'est pas venue et sans cette confirmation, la table ronde, pour nous, ne peut s'ouvrir", a expliqué le ministre du Développement économique, Carlo Calenda.

Le ministre a jugé "irrecevables" les propositions d'ArcelorMittal sur les salaires et l'ancienneté, sujets sur lesquels il y avait pourtant "un engagement de l'entreprise".

M. Calenda a demandé "aux actionnaires d'assumer leurs responsabilités et de tenir les engagements pris auprès du gouvernement".

Salarié des aciéries Ilva de Gênes manifestant à Rome le 29 novembre 2012
Salarié des aciéries Ilva de Gênes manifestant à Rome le 29 novembre 2012 ( ALBERTO PIZZOLI / AFP/Archives )

La secrétaire générale du syndicat Fiom, Francesca Re David, s'est félicitée sur Twitter du "stop du gouvernement", tout en estimant que ce n'était "pas suffisant". "Les licenciements, les externalisations, et les réductions de salaires sont inacceptables", a-t-elle ajouté.

Auparavant devant la presse, elle avait jugé les propositions d'ArcelorMittal "choquantes". "Il n'est pas possible de négocier sur cette base: il y a une coupe des salaires, des droits, on étend la précarité au-delà des limites et le plan environnemental est absolument insuffisant", avait-elle jugé.

"Le gouvernement a pris une position très forte vis-à-vis de la société", s'est également félicité le secrétaire général du syndicat UILM, Rocco Palombella. Mais "pour nous, le thème reste celui des emplois": "les usines ne peuvent fonctionner avec 4.000 personnes en moins, ce n'est pas tenable".

De son côté, ArcelorMittal s'est dit "déçu de ne pas avoir pu entamer les négociations aujourd'hui avec les syndicats".

Le groupe sidérurgique "comprend l'importance de l'emploi dans les régions où opère Ilva", mais il indique avoir fait preuve de "flexibilité en augmentant à 10.000 le nombre des salariés, comparé à (sa) proposition de départ".

Il ajoute n'avoir pris "aucun engagement au-delà de ce niveau d'emploi". "C'est le but de la période de négociation avec les syndicats", note-t-il.

ArcelorMittal dit comprendre que "cela doit être une période difficile pour les salariés qui veulent avoir une vision claire de l'avenir".

"Il est important qu'Ilva soit repositionné pour un futur long et durable" et "cela signifie qu'il soit compétitif comparé aux autres aciéristes", souligne le groupe.

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