En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 192.59 PTS
-0.06 %
5 189.50
-0.08 %
SBF 120 PTS
4 117.72
-0.07 %
DAX PTS
11 425.68
+0.21 %
Dowjones PTS
25 954.44
+0.24 %
7 062.34
+0.00 %
1.133
-0.14 %

L'examen de l'extradition d'une dirigeante de Huawei repoussé à début mars

| AFP | 519 | Aucun vote sur cette news
Dessin d'une audience de Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei, le 10 décembre 2018 à Vancouver
Dessin d'une audience de Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei, le 10 décembre 2018 à Vancouver ( Jane Wolsak / Jane Wolsak/AFP/Archives )

La première audience d'extradition de la directrice financière de Huawei a été repoussée mardi à début mars, afin de permettre à la justice canadienne d'étudier le dossier transmis la veille par les Etats-Unis qui veulent la juger pour violation des sanctions contre l'Iran.

Au lendemain de la publication par la justice américaine d'une longue liste de chefs d'inculpation contre le fleuron chinois des télécoms et contre Meng Wanzhou, cette dernière a brièvement comparu mardi devant un tribunal de Vancouver, où elle entendait modifier les conditions de sa libération conditionnelle.

Un magistrat canadien a repoussé d'un mois, au 6 mars, la date de l'audience au cours de laquelle la justice canadienne acceptera ou non de lancer la procédure d'extradition exigée par les Etats-Unis.

Si le gouvernement chinois a accusé mardi les Etats-Unis de "visées politiques" et de "manipulations politiques", et a pressé Ottawa de libérer rapidement la numéro 2 de Huawei, le nouveau ministre canadien de la Justice, David Lametti, a averti: la procédure pourrait "durer longtemps".

"Je ne sais pas si on parle de mois ou d'années", a abondé le juge William Ehrcke, de la Cour suprême de Colombie-Britannique, lors d'une brève audience demandée par Mme Meng, fille du fondateur du groupe de télécommunication chinois.

Chronologie des exclusions du géant des telecoms chinois Huawei du déploiement d'importants marchés de réseaux
Chronologie des exclusions du géant des telecoms chinois Huawei du déploiement d'importants marchés de réseaux ( John SAEKI / AFP )

"Mme Meng a présenté une demande de changement de l'identité de la personne nommée comme caution dans son ordonnance de cautionnement", a expliqué à l'AFP le ministère canadien de la Justice.

Arrêtée le 1er décembre à la demande des Etats-Unis, alors qu'elle était en transit à Vancouver, Mme Meng a obtenu dix jours plus tard une libération sous strictes conditions: la remise de ses documents de voyage, le dépôt d'une caution de 10 millions de dollars canadiens (6,6 millions d'euros), le port d'un bracelet électronique et l'obligation de demeurer dans une résidence surveillée et d'observer un couvre-feu.

Or, cinq parties s'étaient initialement portées garantes de la caution de 10 millions de dollars, dont un agent immobilier qui avait mis en garantie sa maison, dont il estimait alors la valeur à 1,8 million de dollars. Mais selon la défense de Mme Meng, la valeur de cette demeure a été réévaluée à la baisse entretemps et il a donc été proposé au juge de déposer de l'argent comptant pour combler cette différence, selon les médias présents.

"La Couronne a accepté cette demande", a indiqué le ministère de la Justice.

Le juge Ehrcke a profité de cette audience pour revenir sur la demande d'extradition de Washington, transmise officiellement lundi au gouvernement canadien, et dont l'audience devant décider de sa recevabilité était initialement fixée au 6 février.

Les autorités américaines ont dévoilé le 28 janvier 2019 à Washington les chefs d'accusation contre Meng Wanzhou et Huawei
Les autorités américaines ont dévoilé le 28 janvier 2019 à Washington les chefs d'accusation contre Meng Wanzhou et Huawei ( SAUL LOEB / AFP/Archives )

Concrètement, la justice canadienne ne doit pas se prononcer sur le fond de l'affaire, mais seulement juger si la demande des Etats-Unis respecte les conditions du traité d'extradition liant les deux alliés nord-américains.

Reste que, si un juge devait décider de l'extradition, il revient au ministre de la Justice du Canada de signer --ou de refuser de le faire-- une telle mesure, a rappelé M. Lametti.

"Etat de droit"

L'arrestation de Mme Meng a créé une crise diplomatique sans précédent entre Ottawa et Pékin, alors que les deux pays avaient lancé des "discussions exploratoires" en vue d'un traité de libre-échange.

Les autorités chinoises ont depuis arrêté deux Canadiens, tandis qu'un tribunal chinois a condamné à mort un troisième, mais Pékin assure que ces mesures sont sans lien avec l'affaire Huawei. "Nous faisons face à une situation difficile avec la Chine", a reconnu mardi la ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland.

Le Premier ministre Justin Trudeau a pour sa part répété mardi que le Canada était "un Etat de droit".

Selon le dossier d'accusation présenté lundi, le ministère américain de la Justice a retenu treize chefs d'inculpation, liés à des violations des sanctions américaines contre l'Iran, à l'encontre de Huawei et de sa directrice financière. Il a également inculpé deux filiales de Huawei pour vol de secrets industriels du groupe de télécoms américain T-Mobile.

Dans un communiqué transmis à l'AFP, Huawei s'est déclaré "déçu" et a démenti avoir commis le moindre méfait. Le numéro 2 mondial des smartphones a dit n'avoir "pas connaissance d'actes répréhensibles de la part de Mme Meng" et être "persuadé que les tribunaux américains aboutiront à la même conclusion".

Le Canada doit négocier cette crise diplomatique sans son ambassadeur à Pékin, congédié ce week-end par Justin Trudeau pour avoir notamment déclaré que ce serait "très bien pour le Canada" si Washington renonçait à demander l'extradition de Mme Meng. "Il y a urgence pour le gouvernement de remédier à cette situation" et de nommer un nouvel ambassadeur, a concédé la ministre Chrystia Freeland.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE ASSURANCE VIE

BOURSE DIRECT HORIZON

Découvrez le nouveau contrat d'assurance vie de Bourse Direct

JUSQU'A 170 € DE PRIME OFFERTE*
OU 500 € OFFERTS* EN FRAIS DE COURTAGE

* SOUS CONDITIONS

Pour toute 1ère adhésion au contrat d’assurance vie Bourse Direct Horizon avant le 31 mars 2019 inclus, avec un versement initial investi à 20% minimum sur un (ou des) support(s) d'investissement en unités de compte non garantis en capital.

Je profite de l'offre

Ce contrat présente un risque de perte en capital.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 21/02/2019

Atos a enregistré en 2018 un résultat net part du groupe de 630 millions d'euros, en hausse de 5% et une marge opérationnelle de 1,260 milliard d'euros, en repli de 2,5%. Elle a représenté 10,3%…

Publié le 21/02/2019

Lors de la réunion du 20 février 2019, le Conseil d'administration d'Atos a décidé de proposer à la prochaine Assemblée générale annuelle des actionnaires, le versement en 2019 sur les…

Publié le 21/02/2019

"Nous n'avons aucune discussion avec qui que ce soit", a déclaré Martin Bouygues...

Publié le 21/02/2019

Dividende de 70 cts

Publié le 21/02/2019

Iliad creuse ses pertes en matinée, en repli de 6,4% à 87,2 euros, sur un plancher de sept ans...