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Harvey et Irma, premiers grands tests pour la réassurance alternative

| AFP | 404 | Aucun vote sur cette news
La réassurance alternative, activité consistant à faire appel aux marchés pour s'assurer contre des risques, va passer son premier grand test avec les ouragans Harvey et Irma
La réassurance alternative, activité consistant à faire appel aux marchés pour s'assurer contre des risques, va passer son premier grand test avec les ouragans Harvey et Irma ( Jose ROMERO / AFP )

La réassurance alternative, activité consistant à faire appel aux marchés pour s'assurer contre des risques, va passer son premier grand test avec les ouragans Harvey et Irma, après s'être fortement développée ces dernières années, estiment les professionnels de la réassurance réunis à Monaco.

"Harvey et Irma sont des événements significatifs pour le secteur (...) Ils vont constituer un test pour les capitaux alternatifs", a souligné Torsten Jeworrek, membre du directoire du réassureur allemand Munich Re, à l'occasion des Rendez-vous de septembre, la grand-messe annuelle du secteur.

Que sont ces capitaux alternatifs ? Des titres financiers adossés à des assurances. Majoritairement concentrés aux Etats-Unis, ces produits dérivés ont récemment connu un fort essor, notamment sur le segment des catastrophes naturelles, et certains investisseurs pourraient subir d'importantes pertes après le passage d'Irma sur la Floride.

En 2016, le marché de la réassurance alternative était estimé à 81 milliards de dollars, soit 13,6% de celui de la réassurance traditionnelle, après avoir atteint 72 milliards en 2015 et 64 milliards en 2014, selon les chiffres du courtier en réassurance britannique Aon Benfield.

En pratique, un assureur souhaitant se protéger contre une catastrophe naturelle donnée peut par exemple émettre sur les marchés des obligations spécialisées, baptisées "cat bond", afin de couvrir ses pertes financières dans le cas où cette catastrophe viendrait à se réaliser.

Par cette opération, l'assureur profite ainsi d'une solution alternative aux contrats de réassurance classique pour réduire son exposition aux très grands risques et préserve sa solidité financière. De leur côté, les investisseurs perçoivent des intérêts - souvent élevés - et trouvent une source de diversification pour leurs placements.

Si la catastrophe en question se réalise, l'assureur pourra sous certaines conditions utiliser les fonds ainsi levés pour éponger les pertes et préserver son assise financière. Les investisseurs ayant souscrit l'obligation perdront en revanche tout ou partie de leur investissement.

En l'absence de catastrophe naturelle majeure, comme ce fut notamment le cas aux Etats-Unis ces dernières années, ces placements se révèlent très rémunérateurs pour les investisseurs.

Claude Tendil, président des Rendez-vous de septembre, la grand-messe annuelle de l'assurance, le 3 juin 2005 à Paris
Claude Tendil, président des Rendez-vous de septembre, la grand-messe annuelle de l'assurance, le 3 juin 2005 à Paris ( PIERRE VERDY / AFP/Archives )

Mais avec Harvey et Irma, certains "+cat bonds+ vont jouer, la rentabilité attendue ne sera pas là et parfois même il y aura des pertes. Le marché financier alternatif pourrait connaître un coup d'arrêt", anticipait jeudi Claude Tendil, président des Rendez-vous de septembre.

L'agence de notation S&P Global Ratings a notamment recensé 13 obligations catastrophes potentiellement soumises à des pertes du fait des dégâts causés par l'ouragan Irma.

"Irma va peut-être tester non seulement les réassureurs, mais également" le marché des capitaux alternatifs, a souligné Hardeep Manku, analyste chez S&P Global Ratings, ce marché n'ayant pas encore été vraiment confronté à une catastrophe majeure.

"Certains fournisseurs de capitaux alternatifs pourraient finalement réaliser que l'activité dommages-catastrophes comporte des risques significatifs et qu'elle peut aboutir à des pertes totales de capital", estime encore l'agence de notation.

Simple hausse des taux d'intérêts ? Fuite brutale des capitaux ? Toute la question va être de savoir au cours des prochains mois comment cette réassurance alternative va réagir si ces pertes se concrétisent.

Difficile d'y voir clair pour le moment, assurent toutefois nombre de réassureurs présents à Monaco dans la mesure où il est encore trop tôt pour évaluer de manière exhaustive l'étendue des dégâts provoqués par Harvey et Irma, et donc la facture à payer pour les assureurs.

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