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Fortes perturbations sur les RER A et B en raison de la grève des conducteurs

| AFP | 1500 | Aucun vote sur cette news
Selon la RATP, il y aura
Selon la RATP, il y aura "un train sur deux aux heures de pointe", et encore moins en milieu de journée ( Bertrand GUAY / AFP/Archives )

Le trafic des lignes A et B du RER, qu'utilisent plus de deux millions de personnes chaque jour, était très perturbé mardi en Ile-de-France, en raison d'une grève des conducteurs à l'appel de quatre syndicats pour dénoncer des "tensions chroniques" dans leur travail et un "management agressif".

Si "plus d'un train sur deux" étaient prévus "aux heures de pointe", pendant les heures creuses, le trafic était "quasi nul" sur le RER A et seulement un train sur quatre circulait sur le RER B, selon la RATP, qui a parallèlement "renforcé" certaines lignes de métro.

La mobilisation est "d'un peu plus de 95% sur les deux lignes", selon la CGT et l'Unsa, qui ont appelé à la grève avec SUD et FO. Les quatre syndicats (77% des voix au total) ont indiqué que la direction avait "expédié en catastrophe ses cadres en formation sur les trains" afin de remplacer les conducteurs en grève.

Des personnes essaient de rentrer dans un RER lors d'une grève des transports à Paris le 31 mai 2011
Des personnes essaient de rentrer dans un RER lors d'une grève des transports à Paris le 31 mai 2011 ( THOMAS SAMSON / AFP/Archives )

La direction de la RATP n'a de son côté pas souhaité communiquer sur le nombre de grévistes.

"Sur l'ensemble du réseau, une trentaine de conducteurs travaillent aujourd'hui" mardi, a indiqué à l'AFP Jean-Luc Prigent de la CGT, soulignant qu'"il faut remonter très très loin, quasiment jusqu'en 1995 (et le mouvement contre la réforme Juppé des retraites, NDLR)" pour retrouver une mobilisation de cette importance. Mais "aujourd'hui, il s'agit d'une mobilisation sur des sujets locaux" de "pressions du management" et d'organisation du travail, a-t-il souligné.

La mobilisation est "énorme", a renchéri Laurent Gallois de l'Unsa, précisant que "de 10H00 à 15H30", il n'y avait même aucun train programmé sur une partie de la ligne B, "de Saint-Rémy-lès-Chevreuse jusqu'à Massy-Palaiseau".

Mettant en cause le directeur du RER, Cyril Condé, les quatre syndicats ont décidé d'écrire à la PDG de la RATP, Catherine Guillouard. La grève avait été maintenue après l'échec la semaine dernière d'une tentative de conciliation lors d'une réunion avec M. Condé. "Ce jour-là, il pouvait arrêter la grève", mais a "méprisé les organisations syndicales, il n'est plus représentatif pour un dialogue social constructif", a affirmé M. Gallois.

- 'Toujours la pagaille' -

Des passagers lisent un écran d'information lors d'une grève du RER A à Fontenay-sous-Bois, dans la banlieue de Paris, le 29 janvier 2015
Des passagers lisent un écran d'information lors d'une grève du RER A à Fontenay-sous-Bois, dans la banlieue de Paris, le 29 janvier 2015 ( MARTIN BUREAU / AFP/Archives )

Dans leur préavis, les syndicats évoquent des "tensions chroniques" et "dysfonctionnements récurrents dans l'organisation du travail", conséquence, selon eux, d'une "politique du chiffre" liée aux obligations fixées par Ile-de-France Mobilités (ex-Syndicat des transports d'Île-de-France, Stif).

"Le service se dégrade depuis quelques années", dénonçait mardi matin Martine, une Francilienne habituée du RER B "depuis 40 ans". "Il y a beaucoup d'incidents. On met plus de temps pour aller travailler, on nous lâche à un endroit imprévu", reproche-t-elle en arrivant sur le quai de la station Cité universitaire, à Paris. Là patientait Viviane, une quadragénaire de Gentilly (Val-de-Marne), "obligée d'adapter son trajet" car, "en stage", elle n'a "pas pu poser sa journée". "Sur la ligne B, c'est toujours la pagaille", critiquait Yamina, 74 ans.

Sur la ligne A, où les trains se succèdent en temps normal à deux minutes d'intervalle aux heures de pointe, le moindre incident provoque des retards en cascade. Pour tenter d'y remédier, les horaires ont été modifiés lundi par la RATP, avec parfois une légère baisse des fréquences.

"Depuis trop longtemps sont dénoncées sur les deux lignes de RER des dérives graves" en raison de "méthodes agressives de management" ou de l'interprétation de la réglementation interne, "sources de risques psychosociaux et de dégradation des conditions de travail", accusent les syndicats.

Cette situation, accentuée par une "pénurie d'effectifs" sur un réseau saturé, met en "première ligne" les conducteurs "face à des voyageurs excédés", selon eux.

"On est censé faire la même chose avec moins de monde et le niveau de qualité de service exigé n'est jamais atteint", affirme Laure Thibault (SUD).

La direction a proposé une nouvelle réunion avec les syndicats le 18 décembre pour, dit-elle, "retrouver un collectif de travail serein, propice à une exploitation performante des lignes de RER". Sur le fond du conflit, elle s'est refusée à tout commentaire.

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