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Grève à l'hôpital public de Marseille, crainte de suppressions de postes massives

| AFP | 196 | Aucun vote sur cette news
L'Hôpital de la Timone à Marseille
L'Hôpital de la Timone à Marseille ( ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP/Archives )

Environ un salarié sur dix de l'assistance publique Hôpitaux de Marseille (AP-HM) était en grève jeudi à l'appel de plusieurs syndicats qui s'inquiètent d'une possible suppression d'un millier de postes dans le troisième CHU de France.

Le "taux de mobilisation" s'est établi à 10%, pour un taux de grévistes effectif, une fois soustrait ceux qui ont été assignés pour assurer le service minimum, de 1,47%, a précisé la direction à l'AFP.

Au total, l'APHM, en difficulté récurrente depuis des années et dont la direction nie tout plan social "caché", emploie 15.000 personnes, dont 2.000 médecins. Le syndicat majoritaire FO avait notamment appelé à la grève.

Le 12 décembre, le quotidien La Provence avait évoqué un projet d'un total de 800 à 1.000 suppressions de postes à l'hôpital de la Timone , dont 300 à 400 parmi le personnel soignant, en contrepartie d'un plan de modernisation de 300 millions d'euros.

A l'issue d'un rassemblement devant la direction, quelque 150 manifestants, la plupart porteurs de gilets siglés au nom de leur syndicat, ont été reçus par le directeur Jean-Olivier Arnaud, accompagné de la directrice des ressources humaines.

Ils ont été nombreux à illustrer le "ras-le-bol" des agents confrontés à des sous-effectifs chroniques, à un manque de matériel, une logistique défaillante. "Je pars à la retraite après 42 ans à l'hôpital. L'AP-HM, c'était une famille mais maintenant c'est une ruine", a lancé un militant FO.

"Je vois trente personnes par jour", a publiquement témoigné une assistante sociale, "et ils ne me parlent que de la situation catastrophique des services".

"Les gens nous hurlent dessus pour faire sortir un proche parce qu'il n'y a qu'une infirmière pour 28 patients. Il n'y a pas un jour sans qu'une famille ne menace de déposer plainte. Je vois des internes au bord des larmes, les médecins sont d'accord avec nous et nous, ça nous met les tripes à l'air", a-t-elle poursuivi.

Jean-Olivier Arnaud a souligné avoir sollicité le financement de l'Etat pour le plan de modernisation de 300 millions d'euros. Il n'a pas donné de précision sur la diminution des effectifs et les fermetures de lits envisagées en contrepartie.

"On est fatigués! On n'est pas des esclaves!", a-t-on entendu dans la foule en réponse à son appel à "continuer à faire des efforts".

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