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Grèce: l'accord du FMI desserre quelque peu l'étau sur le pays

| AFP | 196 | Aucun vote sur cette news
A Athènes, le 24 juin 2017
A Athènes, le 24 juin 2017 ( LOUISA GOULIAMAKI / AFP/Archives )

L'accord prudent donné dans la nuit de jeudi à vendredi par le FMI à sa participation au plan d'aide à la Grèce est une étape importante du retour de celle-ci à la normalité économique, avant le lancement-test d'une obligation toujours envisagé ce mois-ci.

Le FMI a fini par donner son accord "de principe" au versement de 1,6 milliard d'euros à la Grèce en crédit "de précaution" : cela faisait deux ans que les Européens lui demandaient de se joindre au plan signé en juillet 2015, pour 86 milliards d'euros de prêts.

Le fonds ne les versera toutefois que si les Européens acceptent de réduire la dette grecque qu'à 180% du PIB il juge actuellement "insoutenable".

L'Allemagne ne veut pas en entendre parler avant les législatives de septembre. Mais "nous savons de toute façon tous qu'il faudra en venir là", avait cependant reconnu en mai le président français Emmanuel Macron, à la veille-même de son élection.

- 'Positif', 'encourageant' -

Les autorités européennes ont salué vendredi la décision du FMI. Le Commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici l'a qualifiée de "signal très positif pour les marchés", de "nouvel indicateur de retour de la confiance des partenaires internationaux de la Grèce".

Le directeur du Mécanisme européen de stabilité (MES) Klaus Regling l'a jugée pour sa part "encourageante". "Elle devrait permettre à la Grèce d'achever avec succès les réformes prévues (...) , de reconstruire une économie compétitive et de regagner la confiance des marchés".

Le pays doit en effet renouer avec une croissance claire cette année, avec 2,1% prévu par la Commission et 2,5% l'an prochain, après huit ans de chute quasi-constante. Le chômage reste le plus élevé d'Europe, à 21,7% en avril, mais il a baissé de 1,9 point sur un an.

Cependant, l'euphorie le week-end dernier de la presse grecque, qui pronostiquait le lancement d'une obligation à cinq ans dès le lundi, a cédé la place à plus de modération.

Dégâts causés par un séisme, sur le principal port de l'île de Kos, en Grèce, le 21 juillet 2017
Dégâts causés par un séisme, sur le principal port de l'île de Kos, en Grèce, le 21 juillet 2017 ( LOUISA GOULIAMAKI / AFP )

Les autorités grecques n'avaient pas pipé mot vendredi à la mi-journée de la décision du FMI, focalisées sur le tremblement de terre qui a fait deux morts sur l'île de Kos dans la nuit.

Certains commentateurs s'interrogeaient aussi sur le plafond de 325 milliards d'euros fixé à la dette grecque par le FMI, pas loin de son niveau actuel, ce qui pourrait paraître de nature à contraindre le montant d'une nouvelle émission.

Le Wall Street Journal relevait que des documents préparatoires d'avril mentionnaient déjà cette limite, mais rapportée à un mode de calcul de la dette publique grecque différent, la nouvelle version réduisant d'au moins dix milliards d'euros la marge de manoeuvre d'Athènes.

- Les marchés veulent savoir -

Erreur technique ou modification délibérée? La limite de 325 milliards d'euros "n'est de toute façon en aucun cas un problème auquel nous n'aurions pas de solution", assurait vendredi à l'AFP une source proche du dossier.

Athènes souhaite aussi attendre désormais une autre possible bonne nouvelle, le rehaussement probable de sa note de crédit vendredi soir par l'agence Standard & Poor's, après Moody's fin juin.

Le gouvernement a rappelé dimanche qu'il n'irait sur les marchés "qu'au meilleur moment possible".

Il en va pour lui de sa crédibilité politique. En avril 2014, le gouvernement de coalition droite-socialiste d'Antonis Samaras avait lancé une obligation à un taux de rendement de 4,95%.

Le gouvernement de gauche radicale d'Alexis Tsipras verrait comme un camouflet que le marché ne veuille de la sienne qu'à un niveau supérieur, marquant ainsi davantage de défiance.

Quoi qu'il en soit, si le retour doit se faire cet été, "ce sera avant la fin juillet, parce que les marchés ne veulent pas partir en vacances sans savoir ce que donne l'obligation grecque", pronostiquait un connaisseur de ces marchés.

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