En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 853.70 PTS
-0.88 %
4 827.5
-1.26 %
SBF 120 PTS
3 857.72
-0.89 %
DAX PTS
10 865.77
-0.54 %
Dowjones PTS
24 084.52
-2.09 %
6 610.36
-2.33 %
1.130
-0.48 %

Google: le lancement de nouveaux smartphones éclipsé par une faille de sécurité

| AFP | 604 | Aucun vote sur cette news
Google au centre d'une polémique pour avoir tardé à révéler une faille informatique ayant exposé des données d'utilisateurs
Google au centre d'une polémique pour avoir tardé à révéler une faille informatique ayant exposé des données d'utilisateurs ( Lionel BONAVENTURE / AFP/Archives )

Google était mardi au centre d'une polémique après avoir tardé à révéler une faille informatique ayant exposé des données d'utilisateurs, ce qui faisait de l'ombre à la présentation d'un nouveau smartphone et d'un assistant virtuel.

Quelques heures avant de dévoiler trois nouveaux produits, l'entreprise qui vient de fêter ses vingt ans a été rattrapée à son tour par la controverse sur l'utilisation des informations d'internautes.

Google a annoncé lundi que son réseau social Google+ avait été touché, durant trois ans, par une faille informatique ayant exposé des données personnelles d'un demi-million de comptes.

Au-delà du problème informatique en tant que tel, il est reproché au groupe de ne pas avoir communiqué plus tôt sur cette faille décelée en mars.

D'après le Wall Street Journal, les dirigeants du groupe craignaient d'attirer l'attention des régulateurs et redoutaient un traitement identique à celui réservé à Facebook à la suite du scandale Cambridge Analytica.

Après la révélation de cette faille, Google a annoncé qu'il arrêtait Google+ dans sa version pour les particuliers, dont la disparition sera effective en août 2019.

Lancé en 2011, le réseau social n'a jamais vraiment pris. Il est aujourd'hui très peu utilisée même si Google ne communique aucun chiffre sur cette activité.

- Conséquences commerciales? -

Cette révélation a en tout cas relancé les interrogations sur les pratiques des réseaux sociaux, quelques jours après la révélation par Facebook d'un piratage ayant affecté 50 millions de comptes.

L'agence irlandaise de protection des données (DPC) a indiqué mardi à plusieurs médias qu'elle allait envoyer à Google une demande de renseignements sur la faille de Google+.

Malgré des accords sur le consentement passés avec le régulateur américain du commerce (FTC), "aucune de ces entreprises ne semble avoir été particulièrement réprimandée pour ses pratiques en termes de protection des données", a ainsi regretté le sénateur démocrate Mark Warner. "Il semble évident que le Congrès doit renforcer son action" sur le sujet, a-t-il ajouté.

"Les piratages de données se multiplient mais la FTC manque de volonté politique pour mettre en oeuvre ses propres décisions", a estimé Marc Rotenberg, président du Centre d'information sur les données personnelles électroniques, en appelant à la création d'une agence dédiée.

Google s'était déjà attiré les foudres des législateurs américains en refusant de participer début septembre à des auditions sur les campagnes d'ingérences politiques étrangères sur les réseaux sociaux, auxquelles ont participé Twitter et Facebook.

La société qui a révolutionné internet est aussi accusée par le président américain Donald Trump de truquer les résultats de son moteur de recherche au profit des médias "de gauche" et, logiquement, au détriment des conservateurs.

En Europe, sanctionné d'une amende record de 4,34 milliards d'euros en juillet pour position dominante de son système d'exploitation Android, Google a annoncé mardi avoir fait appel de la décision.

Le siège vide de Google à une audience du Sénat consacrée aux réseaux sociaux, le 5 septembre 2018
Le siège vide de Google à une audience du Sénat consacrée aux réseaux sociaux, le 5 septembre 2018 ( Drew Angerer / GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives )

Autre événement venant parasiter la présentation mardi des téléphones, le renoncement de Google à se positionner sur un contrat massif de stockage de données en ligne ("cloud") du ministère de la Défense américain pouvant atteindre dix milliards de dollars.

Un désengagement justifié notamment par le fait que le groupe dit n'avoir "pas reçu l'assurance qu'il serait conforme à nos principes en matière d'intelligence artificielle".

Le directeur général du groupe Sundar Pichai avait présenté ces principes en juin, qui prévoyaient que Google ne s'impliquerait pas dans des "technologies qui sont ou pourraient être nocives" et "des armes ou d'autres technologies dont le but principal ou la mise en oeuvre causeraient ou faciliteraient l'atteinte physique aux personnes".

Lors de la présentation de mardi, à New York, nul n'a évoqué l'affaire Google+ même si les intervenants ont bien insisté sur l'importance pour le groupe de la sécurité de ses appareils.

Le groupe a dévoilé le Pixel 3, qui se revendique comme possédant le meilleur appareil photo du marché et a intégré de nombreuses nouveautés rendues possibles par l'intelligence artificielle.

"Je pense que ce téléphone va faire un peu mieux que ses prédécesseurs", a estimé Avi Greengart, analyste de GlobalData, principalement parce que Google est désormais installé dans l'univers du smartphone, dit-il, mais aussi parce que le Pixel 3 va être vendu dans davantage de pays que les deux premiers modèles.

Autre nouveauté: l'assistant virtuel Google Home Hub, qui doit bousculer l'hégémonie d'Amazon, avec son Echo Show, notamment grâce à un prix "extrêmement agressif", selon Avi Greengart, à 149 dollars pièce.

"Je doute que les consommateurs se soucient" de l'affaire Google+ et des questions de protections des données personnelles, a estimé Carolina Milanesi, analyste du cabinet Creative Strategies.

Mais, ajoute-t-elle, "cela rend un peu plus difficile de convaincre les gens qui n'ont pas encore adopté l'écosystème Google avec un assistant" virtuel.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 14/12/2018

Carbios annonce la nomination de Ian Hudson au poste de Président du Conseil d’administration. Il succède à Jean Falgoux et prendra ses nouvelles fonctions le 1er Janvier 2019, après avoir été…

Publié le 14/12/2018

Deuxième séance consécutive de correction pour l'indice parisien...

Publié le 14/12/2018

Le Conseil d'Administration de SoLocal Group, tenu ce jour, a pris acte de la démission d'Arnaud Marion, qui suite à la prise de ses nouvelles fonctions exécutives au sein de Smovengo, a souhaité…

Publié le 14/12/2018

Dans la continuité de la politique de distribution de dividendes des derniers exercices, le Conseil d’administration de Kering a décidé, lors de sa réunion du 14 décembre 2018, le versement…

Publié le 14/12/2018

Compte tenu des bons résultats de 2CRSi en 2018, une prime a été décidée pour tous les salariés du groupe en France...