En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 316.51 PTS
+0.67 %
5 282.0
+1.00 %
SBF 120 PTS
4 196.33
+0.66 %
DAX PTS
12 011.04
+0.49 %
Dowjones PTS
25 585.69
+0.37 %
7 300.96
-0.10 %
1.120
+0.00 %

Golfe: les attaques montrent la vulnérabilité des voies alternatives à Ormuz

| AFP | 154 | 5 par 1 internautes
Le tanker saoudien Amjad, visé par des
Le tanker saoudien Amjad, visé par des "actes de sabotage", photographié le 13 mai 2019 au large de Fujairah, aux Emirats arabes unis ( KARIM SAHIB / AFP/Archives )

Les récentes attaques contre des cibles pétrolières saoudiennes et émiraties dans le Golfe soulignent la vulnérabilité des voies alternatives d'exportation au stratégique détroit d'Ormuz, selon des analystes.

Principalement conçu pour éviter Ormuz en cas de fermeture du détroit, un oléoduc saoudien pouvant transporter cinq millions de barils de brut par jour et traversant le pays d'est en ouest a été visé par une attaque de drones, revendiquée mardi par les rebelles Houthis soutenus par l'Iran.

Deux jours plus tôt, quatre navires, dont deux tankers saoudiens, avaient été endommagés par de mystérieux "actes de sabotage" au large du port de Fujairah (Emirats arabes unis), à l'entrée du Golfe, également développé pour éviter Ormuz.

Les Etats du Golfe s'efforcent depuis des années de trouver des routes pour contourner le détroit, par lequel passe 35% du pétrole transitant par voie maritime, selon l'Agence d'information sur l'énergie du gouvernement américain (AIE).

L'Iran a menacé à plusieurs reprises de bloquer Ormuz en cas de conflit avec les Etats-Unis, qui ont récemment durci leurs sanctions contre Téhéran, notamment contre son secteur énergétique.

"Si notre pétrole ne peut pas passer par le détroit, le pétrole d'autres pays ne pourra certainement pas passer non plus", a prévenu le 28 avril le général Mohammad Bagheri, chef d'état-major des forces armées iraniennes.

L'arrêt de la navigation à Ormuz ferait probablement grimper les prix du pétrole à plus de 100 dollars le baril et perturberait considérablement l'approvisionnement, selon Kamel al-Harami, expert pétrolier koweïtien.

"Les voies alternatives existantes pour les exportations de pétrole ne sont ni suffisantes ni pratiques", dit-il à l'AFP. "Plus important encore, ces routes sont éloignées des principaux marchés d'Asie".

Oléoducs stratégiques

Les six pays du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman, Qatar), ainsi que l'Irak et l'Iran, produisent près du quart de la production mondiale de brut, soit 100 millions de barils par jour.

A l'exception de celle d'Oman, la quasi-totalité de leurs exportations, estimée à 15 millions de barils par jour, soit un tiers de l'approvisionnement mondial en brut par mer, doit passer par le détroit d'Ormuz.

Principaux ports autour du détroit d'Ormuz
Principaux ports autour du détroit d'Ormuz ( Thomas SAINT-CRICQ / AFP/Archives )

Pour tenter d'éviter cet étroit passage de 50 km entre l'Iran et Oman, Ryad a construit l'oléoduc de 1.200 km visé par l'attaque de drones, qui part de la province Orientale, riche en pétrole, vers la mer Rouge (ouest), où des pétroliers peuvent être chargés. Le royaume s'efforce de porter sa capacité à sept millions de barils par jour.

Les Emirats arabes unis ont également construit un oléoduc de 406 km entre Abou Dhabi et l'émirat de Fujairah, près d'Ormuz. La capacité de l'oléoduc est de 1,6 million de barils par jour.

En outre, une vaste zone de stockage de quelque 70 millions de barils a été construite à Fujairah, et Abou Dhabi vient de signer un contrat de 1,2 milliard de dollars pour développer une deuxième zone de stockage de 42 millions de barils dans cet émirat.

Fournisseur fiable?

"L'Arabie saoudite s'est positionnée comme un fournisseur sûr et fiable de pétrole. Les attaques remettent en question cette position", a écrit sur Twitter Anas al-Hajji, expert pétrolier basé aux Etats-Unis.

M. Hajji a qualifié les attaques d'"importantes" car visant des oléoducs développés pour limiter la capacité de nuisance de l'Iran sur les flux pétroliers régionaux.

Mais les installations pétrolières saoudiennes sont dans l'ensemble bien protégées et les assaillants se sont concentrés sur des cibles plus éloignées et plus vulnérables, précise-t-il.

Le transit du pétrole dans la région avait été interrompu en 1984 pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988), lorsque plus de 500 navires avaient été détruits ou endommagés pendant la "guerre des pétroliers".

Depuis un an, les tensions n'ont cessé de monter dans le Golfe après que le président américain Donald Trump s'est retiré de l'accord sur le nucléaire iranien avant de réimposer de sévères sanctions contre Téhéran.

"Les marchés seront toujours agités" et "cela peut aller bien au-delà des prix du pétrole car de nombreuses autres matières premières traversent le détroit d'Ormuz", indique à l'AFP Karen Young du centre de réflexion American Enterprise Institute.

Les principaux perdants d'une éventuelle fermeture d'Ormuz seraient les exportateurs de pétrole du Golfe, mais les importateurs asiatiques, principalement la Chine, le Japon et la Corée du Sud qui dépendent pour plus de la moitié de leurs besoins énergétiques des importations du Moyen-Orient, seraient aussi pénalisés.

Selon M. Harami, plus de 60% des exportations énergétiques du Golfe sont destinées à l'Asie et seulement 10 à 15% aux Etats-Unis.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 5
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE ASSURANCE VIE

BOURSE DIRECT HORIZON

Découvrez le nouveau contrat d'assurance vie de Bourse Direct

JUSQU'A 170 € DE PRIME OFFERTE*
OU 500 € OFFERTS* EN FRAIS DE COURTAGE

* SOUS CONDITIONS

Pour toute 1ère adhésion au contrat d’assurance vie Bourse Direct Horizon avant le 30 juin 2019 inclus, avec un versement initial investi à 20% minimum sur un (ou des) support(s) d'investissement en unités de compte non garantis en capital.

Je profite de l'offre

PRIMÉ MEILLEUR NOUVEAU CONTRAT D’ASSURANCE VIE

Ce contrat présente un risque de perte en capital.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 24/05/2019

Liée essentiellement à la présence de Valérian et la Cité des mille planètes dans le line-up de l'exercice précédent...

Publié le 24/05/2019

Rallye annonce qu’il a été mis fin avec date d’effet au 24 mai 2019 au contrat de liquidité conclu avec Rothschild Martin Maurel. Au jour de cette résiliation, les moyens suivants figuraient…

Publié le 24/05/2019

Europacorp a dévoilé un chiffre d’affaires 2018/2019 (exercice clos le 31 mars) de 148,7 millions d'euros (hors activités cédées), soit une baisse de 33% par rapport à l’exercice 2017/2018,…

Publié le 24/05/2019

Les principales causes sont la baisse des cours du zinc et du plomb

Publié le 24/05/2019

NEOPOSTLe spécialiste de l'affranchissage du courrier publiera après Bourse son chiffre d'affaires du premier trimestre.source : AOF