5 114.15 PTS
-0.64 %
5 113.00
-0.61 %
SBF 120 PTS
4 088.40
-0.67 %
DAX PTS
12 165.19
-0.31 %
Dowjones PTS
21 739.51
-0.05 %
5 817.63
+0.37 %
Nikkei PTS
19 470.41
-1.18 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

GM&S: le tribunal de commerce devrait se prononcer fin août ou début septembre

| AFP | 345 | Aucun vote sur cette news
L'avocat des salariés de l'équipementier creusois GM&S, Me Jean-Louis Borie, parle aux journalistes après une audience au tribunal de commerce de Poitiers, le 31 juillet 2017
L'avocat des salariés de l'équipementier creusois GM&S, Me Jean-Louis Borie, parle aux journalistes après une audience au tribunal de commerce de Poitiers, le 31 juillet 2017 ( GUILLAUME SOUVANT / AFP )

Le tribunal de commerce de Poitiers qui examinait lundi après-midi l'unique offre de reprise de l'équipementier creusois GM&S, en liquidation depuis le 30 juin, devrait finalement se prononcer fin août ou début septembre, a déclaré l'avocat des salariés, Me Jean-Louis Borie

"Le tribunal n'a fait que constater qu'il disposait maintenant d'une offre de reprise ferme, valide jusqu'au 20 septembre, et il va statuer sur celle-ci à la fin de ce mois ou au début du prochain", a indiqué aux journalistes Me Borie à l'issue de l'audience.

La décision sera rendue dans la soirée, mais quel que soit le délai pour la poursuite d'activité, "on s'oriente vers une reprise par GMD", numéro un français de l'emboutissage dont l'offre ne prévoit le maintien de seulement 120 salariés sur 277, a ajouté l'avocat.

"Les trois prochaines semaines, pour nous, ça va être les vacances", espère Jean-Marc Ducourtioux, élu CGT. Si le tribunal repousse sa décision à la rentrée, "les collègues vont pouvoir partir en vacances sans avoir à recevoir une lettre de licenciement. Ils seront tranquilles de ce coté-là, c'est déjà bien", souligne-t-il.

Des employés de l'équipementier automobile creusois GM&S devant le tribunal de Poitiers le 31 juillet 2017
Des employés de l'équipementier automobile creusois GM&S devant le tribunal de Poitiers le 31 juillet 2017 ( GUILLAUME SOUVANT / AFP )

Mais les syndicats martèlent que l'usine ne peut pas tourner avec seulement 120 salariés et, bien conscients de l'enjeu social pour le début de quinquennat d'Emmanuel Macron, sont déterminés à négocier jusqu'au bout pour en sauver davantage. "On va prendre quelques semaines de congés bien mérités et se reposer, puis on va remettre ça. Parce qu'il est hors de question de se laisser dépouiller", a prévenu le secrétaire du CE Yann Augras (CGT), à sa sortie du Palais de justice.

Il s'agira en outre de négocier "l'indemnisation des blessés", les ouvriers qui ne seraient pas repris par GMD, a insisté le syndicaliste.

Pour maintenir la pression, les salariés du deuxième employeur privé de la Creuse avaient une nouvelle fois pris la route lundi depuis La Souterraine pour venir manifester à Poitiers, la majorité en autocar, et pour huit d'entre eux à vélo (117 km).

Bien qu'en vacances depuis ce week-end - l'usine est fermée en août -, une grosse centaine d'ouvriers ont ainsi accompagné, bruyamment, avocat et représentants syndicaux, jusqu'au Palais de justice.

Le PDG de GMD, Alain Martineau, avait demandé la semaine dernière au tribunal un "court délai" pour s'assurer de "l'adhésion des salariés" à son projet. Après une rencontre avec ces derniers à l'usine de La Souterraine le 27 juillet, M. Martineau s'était finalement dit prêt "a priori" à lever cette dernière condition.

- Casse-tête social, industriel et territorial -

Les autres exigences du repreneur, après des semaines de négociations périlleuses sous la supervision de Bercy, avaient finalement trouvé réponse: des garanties de commandes de PSA et Renault (les principaux clients de GM&S) à hauteur de 22 millions annuels sur cinq ans, 15 millions d'investissements partagés entre l'Etat et les deux constructeurs automobiles, et, enfin, une solution pour le foncier-immobilier, Alain Martineau proposant de racheter les locaux de l'usine pour un million d'euros.

Des employés de l'équipementier automobile creusois GM&S manifestent devant le tribunal de commerce de Poitiers le 31 juillet 2017
Des employés de l'équipementier automobile creusois GM&S manifestent devant le tribunal de commerce de Poitiers le 31 juillet 2017 ( GUILLAUME SOUVANT / AFP )

Le président Emmanuel Macron et le ministre de l'Economie Bruno Le Maire se sont particulièrement investis dans ce casse-tête social, industriel et territorial, pour parvenir à une reprise dont la seule alternative était la liquidation pure et simple.

GMD (Groupe Mécanique Découpage), spécialisé dans l'emboutissage, la plasturgie, la fonderie et l'étanchéité, compte 3.750 collaborateurs répartis sur 29 sites en France, en Europe de l'Est, eu Maghreb et en Asie. Son chiffre d'affaires 2016 s'établissait à 750 millions d'euros, selon son PDG.

GM&S et ses 277 emplois génère environ 800 emplois indirects en Creuse, selon les élus locaux de ce département parmi les plus désindustrialisés de France. L'entreprise était à l'origine en 1963 un atelier familial de fabrication de jouets en métal, dont des trottinettes. L'usine de sous-traitance mécanique a compté jusqu'à 600 salariés en 1990.

 ■

Copyright © 2017 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE BOURSE DU MOMENT

Jusqu'à
1000 € OFFERTS*

en Chèques-Cadeaux !*

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 31 août 2017

CODE OFFRE : ETE17

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, joignez le coupon ou saisissiez le code offre : ETE17 lors de votre ouverture de compte.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 18/08/2017

Cela laisse 1% de hausse sur la semaine pour l'indice parisien

Publié le 18/08/2017

Aucune publication d'importance n'est attenduesource : AOF

Publié le 18/08/2017

Le 18 août 2017    Information mensuelle relative au nombre total de droits de vote et d'actions composant le capital social   Article 223-16 du Règlement Général de…

CONTENUS SPONSORISÉS