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GM&S: la justice se prononce sur une reprise "mieux que rien"

| AFP | 263 | Aucun vote sur cette news
Epilogue probable d'un dossier industriel qui aura aiguillonné les politiques pendant des mois, la justice statue lundi sur l'offre de reprise de l'équipementier automobile creusois GM&S
Epilogue probable d'un dossier industriel qui aura aiguillonné les politiques pendant des mois, la justice statue lundi sur l'offre de reprise de l'équipementier automobile creusois GM&S ( LUDOVIC MARIN / AFP/Archives )

Épilogue probable d'un dossier industriel qui aura mobilisé les politiques pendant des mois, la justice statue lundi sur l'offre de reprise de l'équipementier automobile creusois GM&S, où 120 emplois sur 277 seraient préservés, un "mieux que rien" insuffisant pour des salariés mobilisés mais de moins en moins audibles.

Au son de cornes de brume, une centaine de "tee-shirts bleus" de GM&S sont venus depuis le site de La Souterraine (Creuse), à 115 kilomètres, pour manifester devant le tribunal de commerce de Poitiers. Comme lors des multiples audiences depuis le redressement judiciaire en décembre, depuis la liquidation fin juin.

Une délégation du personnel est entrée vers 10H30 au tribunal pour une audience à huis clos. La juridiction --qui pourrait mettre sa décision en délibéré à quelques jours-- statue sur l'offre de reprise partielle de GM&S (emboutissage, assemblage, tôlerie) par le leader français de l'emboutissage, GMD (Groupe Mécanique Découpage): la seule offre en lice, valide jusqu'au 20 septembre. Une offre qui a mis des mois à se concrétiser, et dont la dernière condition suspensive a été levée fin juillet par le PDG de GMD, Alain Martineau, venu alors à La Souterraine chercher "l'adhésion" des salariés.

Adhésion? Le Comité d'entreprise de GM&S, dans un avis rendu vendredi, s'est certes bien gardé de rejeter l'offre GMD mais a réaffirmé sa position: offre "pas rationnelle" sur le plan industriel, "insuffisante" sur l'emploi et l'accompagnement.

Le personnel, soulignent CGT et FO de GM&S, a voté à 70% pour la poursuite des actions dans les jours à venir pour arracher des améliorations. Dès demain, des actions sont prévues "en région parisienne", a-t-on indiqué de source syndicale.

- 'Des blessés, pas des enfants gâtés' -

"+120 emplois repris, c'est mieux que rien !+": les salariés refusent cette "ritournelle gouvernementale", et sont convaincus que, même si le tribunal valide l'offre en l'état (120 emplois), "les lignes peuvent encore bouger".

Des salariés de l'équipementier automobile creusois GM&S, devant le site de la Souterraine où est inscrit un graffiti
Des salariés de l'équipementier automobile creusois GM&S, devant le site de la Souterraine où est inscrit un graffiti "283 familles sacrifiées par des patrons voyous" ( PASCAL LACHENAUD / AFP )

Mais ils savent aussi que le temps presserait alors, avant le départ des lettres de licenciement. Et sur un fond d'actualité sociale --Code du travail-- qui rend leurs voix moins audibles qu'il y a quelques mois. Quand le ministre de l'Economie Bruno Le Maire se déplaçait en juillet en Creuse, quand le chef de l'Etat, fraîchement élu, rencontrait en juin des salariés, leur promettant de faire le "maximum", mais rappelant qu'il n'était "pas le Père Noël".

Une pointe de résignation, ou de pragmatisme, était palpable lundi. Le tribunal "va nous annoncer très certainement qu'il n'y a qu'un repreneur, et que c'est Martineau, que c'est lui qui reprend, et point barre", a déclaré à Poitiers avant l'audience Yann Augras, délégué CGT.

Les syndicats vont sans doute se battre en priorité sur l'indemnisation des "blessés", comme ils appellent les futurs licenciés.

"Il ne faut pas oublier qu'il y a 157 blessés qui vont rester sur le carreau, et ces gens-là il ne faut pas qu'ils partent avec une main devant une main derrière", a lancé M. Augras. Les syndicats réclament 75.000 euros d'indemnité extra-légale par licencié, et "un plan social digne de ce nom" pour un personnel à plus de 50 ans de moyenne d'âge, et dont une trentaine avaient peu avant la liquidation, exprimé l'intention de partir.

Partir où ? L'Etat, insiste la CGT, "ne mesure pas l'échelle du cataclysme" de 157 emplois perdus dans un bassin de vie, un désert industriel --la Creuse-- dont GM&S était jusque là le deuxième employeur privé. "Il faut être honnête, l'essentiel de ces ouvriers ne deviendront pas des start-uppers, il faut que les plus âgés et les moins reclassables aient de quoi se retourner", admettait à l'AFP une source non syndicale proche du dossier.

Pour les GM&S, les garanties de commandes (22 millions d'euros annuels) sur cinq ans arrachées par Bercy à PSA et Renault, principaux clients de GM&S, n'est pas gage de pérennité du site, et ne fait pas des ouvriers creusois des "enfants gâtés". Mais ce "quinquennat promis en chiffre d'affaires" vise juste à acheter la "paix sociale" un temps, permettre à "Macron de souffler".

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