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GM&S: la justice valide la reprise par GMD, plus d'un emploi sur 2 supprimés

| AFP | 375 | Aucun vote sur cette news
L'avocat des salariés de GM&S, Jean-Louis Borie, après une audition devant le tribunal de Poitiers, le 4 septembre 2017
L'avocat des salariés de GM&S, Jean-Louis Borie, après une audition devant le tribunal de Poitiers, le 4 septembre 2017 ( GUILLAUME SOUVANT / AFP/Archives )

Epilogue judiciaire du dossier social de l'été: la justice a finalement validé jeudi l'offre de reprise par GMD de l'équipementier automobile creusois GM&S, pour un euro, mais les salariés restaient mobilisés contre la suppression prévue de 156 emplois sur 276.

La reprise par l'emboutisseur français GMD sera effective lundi 11 septembre à 00H00. Un Comité d'entreprise en présence du PDG de GMD, Alain Martineau, doit se tenir, le même jour, à La Souterraine.

Les salariés qui ont appris le jugement "sans surprise", selon le délégué CGT Yann Augras, ont réuni une assemblée générale sur ce site creusois, jeudi après-midi, dès leur retour d'une manifestation devant un site de PSA dans l'Allier.

"Des actions vont reprendre de plus belle" pour améliorer les conditions de la reprise, a assuré Yann Augras.

Et le syndicaliste de souligner que désormais, "notre seul interlocuteur pour faire évoluer l'offre en termes d'emploi est donc M. Martineau". "Je viendrai en personne sur site avec mon équipe et mes cadres" dès lundi, a annoncé le PDG après la publication du jugement, affirmant "rester très optimiste pour l'avenir du site".

Dans un communiqué, le ministre de l'Economie Bruno le Maire a mis l'accent sur le maintien de 120 emplois, grâce à "une activité industrielle pérenne" sur le site, "avec une garantie de chiffre d'affaires sur cinq ans et des investissements à hauteur de 15 millions d'euros". Bercy précise en outre que "pour l'ensemble des salariés non repris, une cellule de reclassement sera mise en place rapidement". Dès lundi, selon une source proche du dossier.

Evacuation d'un salarié de GM&S devant le site de PSA à Poissy, en région parisienne, le 5 septembre 2017
Evacuation d'un salarié de GM&S devant le site de PSA à Poissy, en région parisienne, le 5 septembre 2017 ( JACQUES DEMARTHON / AFP/Archives )

Le ministère assure également que des "moyens spécifiques seront disponibles pour accompagner" ces salariés non repris notamment "sur la formation".

Dans ses motivations, le tribunal "regrette le petit nombre de salariés repris ainsi que l'extrême faiblesse du prix de cession". Mais il "constate que l'offre de GMD présente les garanties industrielles et financières appropriées".

En termes de reclassements, GMD s'est engagé à communiquer "le détail des éventuels postes disponibles au sein des différentes sociétés de son groupe", mais "il ne prendra pas part au financement des mesures de reclassement et autres mesures d'accompagnement". En outre, GMD accepte de porter "la priorité de réembauche" des salariés non repris "à 24 mois".

- Désert industriel -

Pour Me Jean-Louis Borie, avocat des salariés, il leur appartient désormais "de faire comprendre à GMD et à M. Martineau qu'au regard de son chiffre d'affaires il peut mieux faire". "La pérennité de l'activité avec le chiffre d'affaires promis par les constructeurs, nécessite forcément plus que 120 emplois, au minimum 160-65", a expliqué Me Borie à l'AFP.

Blocage de l'usine PSA-Poissy mardi à l'aube, blocage avorté à Renault-Flins mercredi, les salariés de GM&S Industry se sont livrés ces derniers jours à un baroud près de sites des deux constructeurs automobiles qui sont leurs principaux clients.

Les forces de l'ordre sont postées devant l'usine PSA de Sept-Fons, dans l'Allier, le 6 septembre 2017
Les forces de l'ordre sont postées devant l'usine PSA de Sept-Fons, dans l'Allier, le 6 septembre 2017 ( Thierry Zoccolan / AFP/Archives )

Les syndicats réclamaient 75.000 euros d'indemnité extra-légale par licencié et "un plan social digne de ce nom" pour un personnel de plus de 50 ans de moyenne d'âge, dans un désert industriel --la Creuse-- augurant mal des reconversions.

Les salariés jugent également que les garanties de commandes (22 millions d'euros annuels sur cinq ans) arrachées à PSA et Renault par Bercy ne sont pas un gage de pérennité du site, en difficulté financière depuis des années après d'éphémères reprises. L'usine de sous-traitance mécanique a compté jusqu'à 600 salariés en 1990.

Deuxième employeur privé de la Creuse, GM&S avait été placé en liquidation fin juin, au terme de plusieurs mois de manifestations, blocages et tractations, qui en ont fait un dossier social chaud des derniers mois du gouvernement Cazeneuve, puis des premiers mois du gouvernement Philippe.

Le président Emmanuel Macron et Bruno Le Maire s'étaient investis dans ce casse-tête social, industriel et territorial, faisant notamment pression sur PSA et Renault pour garantir de l'activité, et venant à la rencontre des salariés.

GMD (Groupe Mécanique Découpage) est spécialisé dans l'emboutissage, la plasturgie et la fonderie. Il emploie 4.800 salariés, dont 3.900 en France. Il est également présent en Europe de l'Est, au Maghreb et en Asie. Son chiffre d'affaires 2016 s'établissait à 750 millions d'euros, selon son PDG.

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