En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 875.93 PTS
+1.70 %
4 860.00
-0.28 %
SBF 120 PTS
3 888.85
+0.00 %
DAX PTS
11 205.54
-
Dowjones PTS
24 706.35
+1.38 %
6 784.61
+0.00 %
1.138
+0.17 %

"Gilets jaunes": le gouvernement précise le "grand débat" et jongle avec le meccano des aides

| AFP | 966 | 4.50 par 2 internautes
Réunion de travail à l'Elysée avec des acteurs économiques, le 18 décembre 2018
Réunion de travail à l'Elysée avec des acteurs économiques, le 18 décembre 2018 ( Ian LANGSDON / POOL/AFP )

Emmanuel Macron et le gouvernement ont tracé mardi les lignes du "grand débat" qui doit fournir une issue politique à la crise des "gilets jaunes", tout en tentant, dans une certaine confusion, de mettre en oeuvre les mesures sociales.

Au cours d'une réunion à l'Elysée, le chef de l'Etat et 12 ministres se sont entendus pour que "la grande concertation nationale" se déroule en deux phases.

"La première, qui a déjà débuté et qui durera jusqu’à la mi-janvier, doit permettre de nourrir la dynamique portée au niveau des maires, qui ont déjà commencé à faire remonter le résultat de leurs échanges avec leurs administrés", a expliqué l'Elysée à l'issue de la réunion.

Débutera alors une seconde phase qui, "pendant deux mois pleins", portera "sur les thématiques annoncées par le Premier ministre, autour de questions précises sur lesquelles les Français seront invités à débattre".

Annoncé par Emmanuel Macron dans son allocution télévisée du 10 décembre, ce "grand débat" doit servir d'exutoire à la colère des manifestants et fournir une issue politique à la crise des "gilets jaunes", la plus grave depuis le début du quinquennat.

Le président français Emmanuel Macron à Paris, le 17 décembre 2018
Le président français Emmanuel Macron à Paris, le 17 décembre 2018 ( BENOIT TESSIER / POOL/AFP )

Pour tenir la réunion avec ses ministres, le chef de l'Etat avait annulé son déplacement à Biarritz destiné à préparer le G7, ce qui n'a pas découragé 200 "gilets jaunes" de tenter de perturber la réunion de Biarritz. La police les a repoussés à coups de gaz lacrymogènes et balles de défense.

Les modalités du "grand débat" doivent être détaillées jeudi par Chantal Jouanno, la présidente de la Commission du débat public (CNDP), autorité indépendante qui a été chargée de l'organiser. Initialement conviée à la réunion de mardi soir, l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy n'est finalement pas venue.

La CNDP s'inquiète déjà que ce "grand débat" n'apparaisse comme piloté par le gouvernement et se transforme en "meetings politiques" pro-Macron. Elle en a averti Édouard Philippe dans une lettre révélée par franceinfo.

"J'en ai ras-le-bol de cette suspicion généralisée", a répliqué Benjamin Griveaux. Si on voulait cornaquer le débat, le corseter, ça se ferait en préfecture avec le préfet en maître de cérémonie".

Le débat doit aborder quatre thèmes (transition écologique, fiscalité, organisation de l'État, et démocratie et citoyenneté, dont l'immigration). Il pourrait aussi porter sur le référendum d'initiative citoyenne (RIC), réclamé par les "gilets jaunes" mais aussi par l'opposition, de la France Insoumise à LR. Édouard Philippe s'est dit ouvert à la discussion.

Confusion

Mercredi, le Conseil des ministres devra trancher sur les mesures sociales annoncées par Emmanuel Macron sur le Smic, les heures supplémentaires et la CSG qui n'ont pas convaincu des "gilets jaunes".

Les discussions se sont poursuivies dans une certaine confusion, Matignon annonçant d'abord l'abandon des premières aides annoncées mi-novembre pour accompagner la transition énergétique, puis faisant volte-face en déclarant qu'elle seraient finalement maintenues.

Il s'agit de l'extension du chèque énergie à deux millions de foyers supplémentaires, du relèvement du barème kilométrique et du doublement de la prime à la casse pour les gros rouleurs.

Leur abandon a été dénoncée par des élus de la majorité, dont le député Matthieu Orphelin, pour lequel "renoncer à ces mesures est "une vraie erreur. Et inaudible et incompréhensible dans la situation actuelle".

"On n'allait pas être compris, on a appris de nos erreurs et on a rapidement abandonné cette décision", a résumé un conseiller de Matignon pour justifier ce revirement.

Prime d'activité
Prime d'activité ( Paul DEFOSSEUX / AFP )

Sur un autre front, les policiers, épuisés par le conflit, ont à leur tour réclamé des primes, le syndicat Alliance appelant à "fermer les commissariats". Pour calmer cette colère, le gouvernement a proposé mardi une prime de 300 euros pour 111.000 fonctionnaires. Coût: 33 millions d'euros.

Le chef de l'État a continué à solliciter le secteur privé pour l'aider à améliorer le pouvoir d'achat, réunissant une vingtaine d'assurances et de mutuelles, après les grandes banques mardi dernier. Il a tapé du poing sur la table en exigeant un gel des tarifs des complémentaires santé ou au moins de limiter les hausses, leur donnant 48 heures pour se décider. Les patrons ont accepté d'au moins ne pas augmenter leurs tarifs 2019 en lien avec le reste à charge zéro, mais sans s'engager sur le reste. Les banques elles, avaient accepté de geler leurs tarifs 2019.

Le coût des mesures pour le pouvoir d'achat
Le coût des mesures pour le pouvoir d'achat ( / AFP )

Péripétie dans ces marchandages, le groupe Vinci a renoncé à réclamer aux automobilistes qui ont passé gratuitement les péages bloqués par les "gilets jaunes" le règlement de leurs facture, après des critiques du porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.

Sur le terrain, les forces de l'ordre ont délogé des manifestants des ronds-points dans plusieurs régions.

Une partie d'entre eux reste très décidés, ciblant notamment les péages. Celui de Bandol (Var) a été incendié dans la nuit de lundi à mardi et dix-sept personnes ont été interpellées.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
2 avis
Note moyenne : 4.50
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Turbos Call, du levier à la hausse pour votre portefeuille
Lundi 28 janvier de 12h30 à 13h30

Les SCPI, un produit incontournable dans la conjoncture actuelle ?
Vendredi 1er février de 12h15 à 13h00

Protéger son portefeuille avec les Turbos Put
Lundi 11 février de 12h30 à 13h00

Tradez sur le CAC 40 avec du levier
Lundi 18 février de 12h15 à 13h00

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 21/01/2019

La Bourse de Paris a terminé la semaine en nette hausse, portée des informations selon lesquelles Washington pourrait lever total ou partie des taxes à l'égard de Pékin pour faciliter un accord…

Publié le 21/01/2019

Drone Volt, constructeur français aéronautique spécialisé en drones civils professionnels, annonce la nouvelle livraison d’un drone Hercules 10 aux Etats-Unis, à un groupement de producteurs…

Publié le 21/01/2019

Fort du succès de son étude 3D BroadSeis(TM) de 25 000 km2, qui a donné lieu aux récentes découvertes pétrolières de Boudji-1 et Ivela-1, CGG étend sa bibliothèque de données multi-clients…

Publié le 21/01/2019

Casino a signé un accord avec des fonds gérés par Fortress en vue de la cession de 26 murs d’hypermarchés et supermarchés valorisés 501 millions d’euros, dont 392 millions d’euros seront…