En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 868.52 PTS
-0.15 %
4 860.00
-0.28 %
SBF 120 PTS
3 879.07
-0.25 %
DAX PTS
11 161.55
-0.39 %
Dowjones PTS
24 706.35
+1.38 %
6 784.61
+0.00 %
1.138
+0.17 %

Ghosn reste PDG de Renault, qui juge conforme sa rémunération française

| AFP | 434 | 5 par 1 internautes
Le portrait de Carlos Ghosn diffusé par la télévision japonaise sur un écran géant à Tokyo, le 10 décembre 2018
Le portrait de Carlos Ghosn diffusé par la télévision japonaise sur un écran géant à Tokyo, le 10 décembre 2018 ( Martin BUREAU / AFP )

Carlos Ghosn, incarcéré au Japon pour avoir sous-estimé sa rémunération, reste PDG de Renault et aucune anomalie n'a pour l'instant été constatée sur ses revenus en France, a annoncé le constructeur automobile à l'issue d'une réunion jeudi de son conseil d'administration.

Le conseil d'administration a déclaré que le constructeur français avait "conclu, de manière préliminaire, à la conformité des éléments de rémunération du président-directeur général de Renault et des conditions de leur approbation au regard des dispositions légales", faisant référence aux vérifications initiées après l'arrestation de M. Ghosn au Japon.

Les administrateurs ont indiqué avoir maintenu le dispositif de gouvernance du constructeur automobile mis en place à la fin du mois dernier. Ils avaient décidé le 20 novembre de maintenir M. Ghosn comme président-directeur général, disant ne pas être "en mesure de se prononcer" sur les charges pesant contre lui, et avaient provisoirement nommé Thierry Bolloré, directeur général du groupe, pour assurer l'intérim.

Au Japon, M. Ghosn a pourtant été démis de ses fonctions de président des conseils d'administration de Nissan et Mitsubishi, dans le sillage du scandale sur ses malversations présumées.

Interpellé le 19 novembre à Tokyo, le PDG de Renault et de l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi est toujours en prison depuis. Il a été inculpé lundi pour dissimulation de revenus sur cinq ans, tandis que sa garde à vue était prolongée sur de nouvelles accusations. Elle court désormais jusqu'au 20 décembre, date à laquelle elle pourra de nouveau être étendue de 10 jours.

Le dirigeant est accusé d'avoir omis de déclarer aux autorités boursières japonaises environ 5 milliards de yens (38 millions d'euros) de revenus sur cinq années, de 2010 à 2015. Il est soupçonné d'avoir fait de même entre 2015 et 2018 pour un montant de 4 milliards de yens (31,1 millions d'euros).

Tensions franco-japonaises

L'interpellation de Carlos Ghosn, clé de voûte de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi Motors, premier ensemble automobile mondial, a fait éclater au grand jour les tensions entre les deux groupes fondateurs Renault et Nissan, liés par des participations croisées.

Nissan, dont Renault détient 43% du capital après l'avoir sauvé de la faillite il y a près de 20 ans, semble supporter de moins en moins l'influence des Français. Mais, de part et d'autre, on s'efforce officiellement de souligner l'importance du partenariat.

Souvent critiqué pour son salaire, M. Ghosn, qui touchait jusque-là environ 7 millions d'euros au seul titre de ses fonctions chez Renault, avait accepté en début d'année de réduire de 30% sa rémunération, sous la pression de l'Etat français, premier actionnaire du groupe.

Sa rémunération totale, en incluant ses revenus chez Nissan et Mitsubishi, atteignait officiellement l'an dernier 13 millions d'euros.

Les administrateurs de Renault ont par ailleurs été informés jeudi des éléments à charge contre M. Ghosn, fournis cette semaine par les avocats de Nissan, présents à Paris.

Le conseil d'administration du constructeur français a expliqué avoir "pris connaissance d'une restitution, par les avocats de Renault, de la présentation qui leur a été faite par les avocats de Nissan de l'enquête qu'ils ont conduite chez Nissan".

Mais il souligne qu'il ne dispose pas des éléments de sa défense, ce qui semble justifier qu'il soit pour l'instant maintenu formellement dans ses fonctions.

Selon le communiqué, "le conseil d'administration a demandé aux avocats de Renault de poursuivre leur revue et analyse des informations fournies, en lien avec les avocats de Nissan, et de leur faire rapidement un nouveau point sur la situation. Le conseil d'administration a noté qu'à ce stade, il ne dispose pas d'informations portant sur les éléments de défense de Carlos Ghosn".

Signe des tensions et désaccords au sein de l'alliance franco-japonaise, une source proche de Nissan avait laissé entendre jeudi qu'elle s'attendait à ce que le conseil d'administration de Renault limoge Carlos Ghosn.

"Les preuves ont été fournies à Renault. Cela signifie que Renault va comprendre pourquoi Nissan a démis M. Ghosn de ses fonctions, donc je pense qu'ils parviendront à la même conclusion", avait affirmé cette source. Mais une autre source à Paris avait aussitôt écarté cette hypothèse.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 5
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Turbos Call, du levier à la hausse pour votre portefeuille
Lundi 28 janvier de 12h30 à 13h30

Les SCPI, un produit incontournable dans la conjoncture actuelle ?
Vendredi 1er février de 12h15 à 13h00

Protéger son portefeuille avec les Turbos Put
Lundi 11 février de 12h30 à 13h00

Tradez sur le CAC 40 avec du levier
Lundi 18 février de 12h15 à 13h00

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 21/01/2019

Le Conseil d’administration de Renault devrait choisir cette semaine une nouvelle direction, l’incarcération au Japon de son PDG Carlos Ghosn ayant été prolongée, indique Reuters citant des…

Publié le 21/01/2019

Bruxelles va bloquer le projet de rapprochement entre Alstom et Siemens Mobility, qui aurait créé un champion européen du ferroviaire, a appris Reuters auprès de sources proches du dossier. Les…

Publié le 21/01/2019

Le groupe Casino a annoncé avoir conclu des promesses en vue de la cession de 6 hypermarchés à des adhérents Leclerc, pour une valorisation des murs et fonds totale de 100,5 millions d’euros.…

Publié le 21/01/2019

A la suite du communiqué du 7 décembre 2018, Philippe Houdouin, Silvère Baudouin, Christophe Sollet, Michel Picot, Éric Saiz, Dominique Roche, HIFIC ainsi que FinancièreArbevel ont annoncé…

Publié le 21/01/2019

Drone Volt, constructeur français aéronautique spécialisé en drones civils professionnels, annonce la nouvelle livraison d’un drone Hercules 10 aux Etats-Unis, à un groupement de producteurs…