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"Complot" et "trahison", Ghosn martèle son "innocence"

| AFP | 309 | 3.67 par 3 internautes
Une vidéo de Carlos Ghosn enregistrée avant son arrestation, présentée lors d'une conférence de presse, le 9 avril 2019 à Tokyo
Une vidéo de Carlos Ghosn enregistrée avant son arrestation, présentée lors d'une conférence de presse, le 9 avril 2019 à Tokyo ( CHARLY TRIBALLEAU / AFP )

"Je suis innocent", a clamé Carlos Ghosn dans une vidéo diffusée mardi et enregistrée avant son arrestation le 4 avril, accusant de nouveau des dirigeants de Nissan de "complot" et "trahison", mais sans que des noms soient livrés.

"Ce n'est pas une histoire de cupidité, de dictature d'un homme. C'est une histoire de complot, de conspiration, de trahison", déclare en anglais l'ancien PDG de Renault-Nissan dans ce message tourné la veille de son interpellation, ont précisé ses défenseurs.

"Je suis innocent, voilà mon premier message. Ce n'est pas nouveau, vous l'avez déjà entendu de moi: je suis innocent de toutes les accusations portées contre moi", insiste M. Ghosn en préambule de la vidéo diffusée à l'occasion d'une conférence de presse de son avocat.

Cour suprême

Le magnat de l'automobile déchu n'évoque pas les nouveaux soupçons qui pèsent sur lui (détournement de fonds de Nissan via Oman), car il ignorait à ce moment-là quelles seraient les charges des procureurs, a expliqué son avocat principal, Junichiro Hironaka.

Ce dernier a par ailleurs annoncé son intention de déposer mercredi un recours devant la Cour suprême pour obtenir la remise en liberté de son client.

"Il est clair que M. Ghosn ne peut pas détruire de preuves ni s'enfuir, c'est pour cela qu'il avait été libéré sous caution (le 6 mars), donc on ne peut pas dire que cela a changé et l'arrêter sous ce prétexte", a plaidé Me Hironaka.

Selon lui, les enquêteurs du parquet n'ont qu'un but: "faire pression sur lui de façon extrême", tenter "par des méthodes cruelles de le faire plier pour obtenir des aveux".

Interrogé sur le départ précipité de Carole Ghosn du Japon après l'arrestation de son mari, M. Hironaka a avancé qu'"elle avait peur pour sa sécurité" à cause, selon lui, des procédés des procureurs, mais elle s'est depuis dite prête à répondre en tant que témoin aux sollicitations de la justice.

"Le mot-clé: conspiration"

Sans s'exprimer sur le fond des accusations, Carlos Ghosn a surtout réitéré ses accusations d'un "complot" à son encontre, déjà brandies à plusieurs reprises dans les interviews accordées à la presse.

"La conspiration est un mot-clef et ce sera un élément de notre défense", a prévenu Me Hironaka.

"Des dirigeants de Nissan ont joué des jeux malsains", estime l'ex-patron qui a perdu tous ses mandats. "Il y avait la peur que dans la prochaine étape de l'alliance, l'autonomie de Nissan soit menacée", souligne-t-il, rappelant que lui-même avait "toujours été un farouche défenseur de cette autonomie".

En revanche, ses avocats ont décidé de couper un passage de la vidéo ("30-40 secondes") où M. Ghosn citait nommément ceux qui, selon lui, sont à l'origine de ce "complot", "en raison de risques légaux de livrer les identités réelles de personnes", a souligné Me Hironaka. Il a dit refuser "d'imiter les mauvaises méthodes de Nissan et du bureau du procureur qui font fuiter des noms dans la presse".

Appels à une intervention politique

Carlos Ghosn
Carlos Ghosn ( Gal ROMA / AFP )

L'interpellation surprise le 19 novembre de M. Ghosn à Tokyo a provoqué la chute brutale de celui qui pilotait alors la plus importante alliance automobile mondiale, Renault, Nissan et Mitsubishi Motors.

Limogé de la présidence des constructeurs japonais, puis remplacé chez Renault, il a passé 108 jours dans le centre de détention de Kosuge (nord de Tokyo), avant d'être libéré sous caution début mars.

Mais nouveau rebondissement dans une affaire hors normes, il était rattrapé par la justice la semaine dernière et de nouveau placé en garde à vue, au moins jusqu'au 14 avril.

Une vidéo de Carlos Ghosn enregistrée avant son arrestation, présentée lors d'une conférence de presse, le 9 avril 2019 à Tokyo
Une vidéo de Carlos Ghosn enregistrée avant son arrestation, présentée lors d'une conférence de presse, le 9 avril 2019 à Tokyo ( CHARLY TRIBALLEAU / AFP )

Le Franco-Libano-Brésilien, âgé de 65 ans, est cette fois soupçonné d'avoir transféré des fonds de Nissan à une société "de facto contrôlée par lui", via un distributeur de véhicules du constructeur japonais à l'étranger. Il s'agit du sultanat d'Oman, selon une source proche du dossier.

Carlos Ghosn est déjà sous le coup de trois inculpations: deux pour déclarations inexactes de revenus sur les années 2010 à 2018, dans des documents remis par Nissan aux autorités financières, et une pour abus de confiance.

Dans cette "épreuve", lui et ses proches ont appelé le gouvernement français à agir. "Le président (Emmanuel Macron) est l'homme clé de tous les problèmes", a encore lancé mardi sur RMC-BFMTV un de ses avocats français, Jean-Yves Le Borgne.

Les autorités font toutefois pour l'heure profil bas, et le ministre de l'Economie Bruno le Maire a redit, au micro de France Info, sa réticence quant à d'éventuelles "interventions politiques". "Il y a le pouvoir exécutif, il y a la justice, ils sont séparés et il est bon dans toute démocratie qu'ils restent séparés", a-t-il affirmé.

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