En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 398.32 PTS
-0.35 %
5 387.50
-0.51 %
SBF 120 PTS
4 320.54
-0.34 %
DAX PTS
12 561.42
-0.98 %
Dowjones PTS
25 058.12
-0.03 %
7 350.23
-0.03 %
1.172
+0.00 %

GE/Alstom : cadres et ingénieurs mobilisés face au "saccage" de leur "pépite"

| AFP | 457 | Aucun vote sur cette news
Avant une réunion des salariés du site GE Hydro/Alstom à Grenoble, le 2 octobre 2017
Avant une réunion des salariés du site GE Hydro/Alstom à Grenoble, le 2 octobre 2017 ( JEFF PACHOUD / AFP/Archives )

Au marketing depuis 10 ans chez Alstom, Sylvie se revendique de droite, fille d'entrepreneurs, avec la CGT en horreur. Et gréviste pour la première fois, comme beaucoup de cadres et d'ingénieurs du site de pointe de Grenoble menacé par un vaste plan social.

"Saccager la filière hydro en France alors qu'on est leader mondial, c'est lamentable" : l'élégante quadragénaire détache chaque mot, prononcé après 9 jours de blocage de l'entreprise de conception et de fabrication de turbines hydroélectriques.

"J'ai vécu 10 ans aux États-unis, 5 ans en Suisse, dans ces pays, les pépites industrielles sont protégées. Alors pourquoi M. Macron et M. Wauquiez (président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes, ndlr) ne le font pas ? C'est incompréhensible !", ajoute cette encartée Les Républicains (LR).

Autant le fait que le conglomérat américain General Electric veuille se défaire de sa branche hydro deux ans après le rachat d'Alstom Energies ne l'étonne pas - "c'est son modèle de rentabilité, ok, pas de problème" - autant l'absence de vision du gouvernement pour cette "industrie de pointe dans le renouvelable" hérisse cette gaulliste.

C'est bien pour que le général "de Gaulle ne se retourne pas dans sa tombe" que Sylvie a dépassé son "aversion première pour la CGT et aussi La France Insoumise" de Jean-Luc Mélenchon, venu mercredi braquer les projecteurs sur leur combat contre le licenciement annoncé de 345 des 800 postes de ce site, où cadres et ingénieurs représentent près de 70% des effectifs.

Renaud Guillaume, 35 ans dont déjà huit de maison, est l'un d'eux. Responsable de programme R&D ,"pas syndiqué, pas militant", il "prépare les turbines du futur, à la pointe de la technologie".

Ce polytechnicien ironise sur cette "élite bien pensante" dont il est "censé faire partie", "choqué en tant que citoyen" par les aides publiques que le site a touchées depuis des années au titre de la recherche.

- "Ni fainéants ni paresseux" -

"On parle de fleuron industriel, d'énergie renouvelable... Pourquoi l’État ne reprend pas la main ? On aurait les moyens de faire la transition énergétique mais là se jouent des intérêts au-dessus de la démocratie", estime l'ingénieur, qui a découvert dans le "piquet de grève collaboratif" à quel point "l'auto-organisation marche très, très bien".

Certains retraités d'Alstom ont fait le déplacement pour soutenir les grévistes, comme cet ancien responsable du service calculs venu de Brive la Gaillarde (Corrèze), raconte Fred, ému d'avoir revu son "mentor technique".

"Il s'inquiétait de ce qu'allait devenir son legs", tout "ce savoir-faire" patiemment construit sur ce site centenaire et transmis de génération en génération, raconte cet ingénieur embauché à l'issue du grand conflit social de 1996. Et pas délocalisable en quelques années en Inde ou en Chine, quand de multiples témoignages racontent le rapatriement de pièces à Grenoble pour les "remettre d'équerre".

Cet "amour du métier et la solidarité, c'est tout ce qui nous tient", souligne Sandrine, 45 ans, cadre au service support, gréviste même si elle n'est pas visée directement par ce plan social.

Sur sa direction qui "nous prend pour des imbéciles", elle ne s'attardera pas, pour concentrer sa "colère" sur le président Macron - qui a lui-même scellé ce mariage GE/Alstom quand il était à Bercy - et son gouvernement : "(Nicolas) Hulot, Macron, nous parlent COP 21, énergies renouvelables mais c'est bidon ! Faut pas sortir de Saint-Cyr pour savoir qu'on est la dernière boîte à faire de la turbine hydro en France !"

Le site a été débloqué jeudi soir mais de nouvelles "actions" sont en préparation. Sandrine revient à la charge, dans une adresse au chef de l'Etat, silencieux sur ce dossier : "On est ni fainéants, ni paresseux, on n'a aucune envie de foutre le bordel mais on n'a pas d'autre solution".

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

SEMAINE TRICOLORE

1000 € OFFERTS*
SUR VOS FRAIS DE COURTAGE

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 24 juillet 2018

CODE OFFRE : BLEUS18

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : BLEUS18 lors de votre ouverture de compte.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 20/07/2018

APRRLa filiale autoroutière d'Eiffage communiquera son chiffre d'affaires du deuxième trimestre après la clôture de la Bourse.ICADELa foncière publiera ses résultats du premier…

Publié le 20/07/2018

A 16h00 aux Etats-UnisReventes de logements en juin.source : AOF

Publié le 20/07/2018

Luxembourg, 20 juillet 2018 - Aperam annonce avoir mené à terme son programme de rachat d'actions annoncé le 30 janvier 2018 (ci-après le "Programme"). Au total,…

Publié le 20/07/2018

A l’issue de la période d'acceptation initiale et des périodes de réouverture volontaire et obligatoire de l’offre, près de 96 % des actions de Realdolmen ont été apportées. En…

Publié le 20/07/2018

Eurazeo annonce être entrée en négociations exclusives avec PAI Partners en vue de la cession de sa participation dans Asmodee, un leader international de l’édition et de la distribution de jeux…