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GB: le pouvoir d'achat et l'emploi victimes du coup de frein économique

| AFP | 437 | Aucun vote sur cette news
A l'entrée d'une agence britannique d'aide à la recherche d'emploi, à Londres, le 20 juillet 2016
A l'entrée d'une agence britannique d'aide à la recherche d'emploi, à Londres, le 20 juillet 2016 ( DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP/Archives )

Les salariés britanniques ont vu leur pouvoir d'achat encore s'éroder ces derniers mois, d'après des chiffres officiels qui font état aussi d'une légère faiblesse du marché de l'emploi au moment où la croissance ralentit.

L'Office des statistiques nationales (ONS) a annoncé que les salaires (primes comprises) avaient augmenté de 2,5% lors de la période d'août à octobre sur un an. C'est certes mieux que lors des mois précédents, mais cela reste inférieur à l'inflation, si bien que les salaires réels des Britanniques se sont effrités de 0,2% sur un an.

L'ONS a mis en avant qu'il s'agissait du huitième mois consécutif de repli des salaires réels, amputés par l'accélération de l'inflation dopée par la dépréciation de la livre sterling, elle-même consécutive à la décision des Britanniques de quitter l'Union européenne.

Les cambistes tablent sur de moins bonnes perspectives économiques pour le pays hors de l'UE, et l'une des conséquences de la baisse de la livre est de renchérir les produits importés, notamment alimentaires.

L'inflation, qui avait atteint 3,0% sur un an en septembre et en octobre, a même encore accéléré à 3,1% en novembre, d'après des données publiées mardi par l'ONS. Ceci a constitué un nouveau coup dur pour les ménages britanniques à l'approche des fêtes de Noël, notamment pour les familles les plus modestes.

- 'Prévoyez l'aspirine' -

"L'accélération de la hausse des salaires est due notamment à des primes plus importantes dans le secteur financier", a expliqué Samuel Tombs, économiste chez Pantheon Macroeconomics. "Il y a encore peu d'éléments laissant penser que la vigueur du marché du travail dope les salaires", a-t-il ajouté.

Le quartier financier de Londres, le 21 octobre 2017
Le quartier financier de Londres, le 21 octobre 2017 ( Tolga AKMEN / AFP/Archives )

D'autant que la robustesse de l'emploi montre quelques signes de fatigue, malgré un taux de chômage de 4,3% remarquable et toujours au plus bas depuis 1975.

L'ONS a décompté 1,43 million de chômeurs entre août et octobre, soit 26.000 de moins qu'entre mai et juillet. Mais le nombre de personnes employées a baissé aussi, de 56.000 entre les périodes de mai à juillet et d'août à octobre, avec 32,08 millions de personnes.

Le nombre d'employés avait déjà diminué entre juillet et septembre, faisant sursauter nombre d'experts.

"Cette deuxième baisse consécutive de l'emploi laisse penser que la croissance économique morne et les incertitudes liées au Brexit pèsent sur le marché du travail qui a connu de belles performances en 2017", a noté Howard Archer, économiste chez EY ITEM Club.

Les négociations difficiles sur le Brexit entre Londres et Bruxelles ainsi qu'une faiblesse persistante des gains de productivité incitent à la prudence quant à l'activité prévue dans le pays - avec une croissance attendue entre 1,3% et 1,5% par an cette année et les quatre suivantes par l'institut public chargé des prévisions officielles, l'OBR.

La Banque d'Angleterre à Londres, le 1er novembre 2017
La Banque d'Angleterre à Londres, le 1er novembre 2017 ( Daniel LEAL-OLIVAS / AFP/Archives )

La Banque d'Angleterre, qui vient de relever son taux directeur pour la première fois depuis la crise financière internationale en le portant à 0,50%, devrait sagement maintenir ce taux inchangé lors de sa réunion de politique monétaire dont les conclusions seront publiées jeudi.

"Au moment où nous allons débuter l'année 2018, il est peut-être temps d'admettre que la période d'inflation basse et de faibles taux d'intérêt que nous avons connue (...) touche à sa fin", s'est lamenté le quotidien financier City A.M. dans un éditorial mercredi.

Après les fêtes de Noël, "la gueule de bois risque d'être carabinée, prévoyez l'aspirine", a-t-il prévenu.

Nombre d'économistes prévoient néanmoins que le pouvoir d'achat pourrait quelque peu rebondir l'an prochain, à mesure que l'effet négatif de la livre faible s'estompera.

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