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De premières discussions positives sur les exportations via l'Ukraine de gaz russe

| AFP | 508 | 3 par 2 internautes
Le ministre allemand de l'Economie Peter Altmaier (à gauche sur la photo) et le commissaire européen chargé de l'Energie Maros Sefcovic à la fin d'une conférence de presse commune le 17 juillet 2018 à Berlin
Le ministre allemand de l'Economie Peter Altmaier (à gauche sur la photo) et le commissaire européen chargé de l'Energie Maros Sefcovic à la fin d'une conférence de presse commune le 17 juillet 2018 à Berlin ( Tobias SCHWARZ / AFP )

Les Européens se montraient optimistes mardi après de premiers pourparlers sur l'avenir des exportations via l'Ukraine de gaz russe vers l'Europe, un compromis devant intervenir avant la fin 2019 pour éviter de nouveaux conflits énergétiques.

Les pourparlers interviennent aussi dans le contexte de l'attaque en règle lancée par le président américain Donald Trump contre un projet de gazoduc germano-russe controversé qui marginalisera un peu plus l'Ukraine dans ce domaine.

Après des discussions avec le ministre russe de l'Energie Alexandre Novak et le ministre ukrainien des Affaires étrangères Pavlo Klimkine, le commissaire européen chargé de l'Energie, le Slovaque Maros Sefcovic, a donc estimé que les bases pour des négociations fructueuses avaient été posées, malgré la méfiance régnant entre Moscou et Kiev en raison du conflit dans l'est de l'Ukraine et de l'annexion de la Crimée.

"Nous avons eu une discussion très franche et je pense que c'est très important pour bâtir de la confiance", a-t-il dit, annonçant pour l'automne des rencontres d'experts, puis au niveau politique. "L'heure tourne", a-t-il relevé.

"Les discussions se sont déroulées dans une atmosphère constructive, mais il est vrai que les enjeux sont particulièrement compliqués et méritent plus de discussions pour permettre d'avancer", a concédé à l'AFP le ministre russe, tandis que les protagonistes russes et ukrainiens de ces négociations ne sont publiquement apparus ensemble à aucun moment de la journée.

"Nous sommes prêts à prolonger le contrat existant", a poursuivi l'émissaire russe, tout en exigeant que les litiges liés au précédent contrat concernant volumes et tarifs soient d'abord réglés devant la justice, les groupes gaziers russe Gazprom et ukrainien Naftogaz s'affrontant par tribunaux interposés depuis des années.

- L'Ukraine contournée -

Mais le temps presse, l'actuel contrat sur le transit expirant fin 2019, date à laquelle deux gazoducs contournant le territoire ukrainien doivent entrer en service, le germano-russe Nord Stream 2 et le turco-russe Turkish Stream, ce qui priverait Kiev d'une manne financière conséquente et d'une arme de poids face à la Russie.

Déjà, à la suite d'une série de "guerres du gaz" russo-ukrainiennes à l'origine de perturbations dans l'approvisionnement de l'Europe dans les années 2000, les volumes transitant par l'Ukraine ont été considérablement réduits avec l'inauguration en 2011 du gazoduc Nord Stream 1 qui relie la Russie à l'Allemagne via la Baltique.

Et malgré des relations russo-européennes au plus bas en raison du conflit dans l'est de l'Ukraine et de l'annexion par la Russie de la Crimée en 2014, Allemands et Russes ont voulu poursuivre dans cette voie, d'autant que la demande européenne en gaz russe augmente depuis 2015.

Gazprom, qui a déjà réduit considérablement les volumes de gaz transitant par l'Ukraine, veut les réduire davantage grâce à ses projets de gazoducs Turkish Stream et Nord Stream 2
Gazprom, qui a déjà réduit considérablement les volumes de gaz transitant par l'Ukraine, veut les réduire davantage grâce à ses projets de gazoducs Turkish Stream et Nord Stream 2 ( ERIC PIERMONT / AFP/Archives )

Pendant l'hiver 2017-2018, Gazprom a même pulvérisé ses records d'exportations. Et au premier trimestre 2018, Nord Stream 1 s'est imposé en tant que principal canal d'approvisionnement en gaz russe de l'UE (36% du total, contre 34% par l'Ukraine).

- Trump attaque l'Allemagne -

Pour les opposants aux nouveaux gazoducs, comme la Pologne, l'Europe ne fait qu'accroître sa dépendance à l'égard des hydrocarbures russes d'une part et d'autre part place son allié ukrainien dans une position difficile.

Donald Trump a d'ailleurs accru la pression en accusant l'Allemagne d'être "complètement contrôlée par la Russie".

Et le président américain n'a pas caché lundi, à l'occasion de sa rencontre avec son homologue russe Vladimir Poutine, que son intention était de "concurrencer" Nord Stream en vendant à l'Europe du gaz naturel liquéfié (GNL), bien que celui-ci reste plus cher que le gaz russe.

De son côté, après avoir longtemps assuré que ces gazoducs n'étaient que des infrastructures commerciales, la chancelière Angela Merkel a récemment admis une dimension "politique" et réclamé de pérenniser le rôle de l'Ukraine.

Le chef de l'Etat ukrainien Petro Porochenko peste pour sa part contre un projet coûtant des "dizaines de milliards de dollars pour rendre l'économie européenne moins efficace, moins compétitive et la politique énergétique de l'UE plus dépendante de la Russie".

Dès lors, le ministre allemand de l'Economie, Peter Altmaier, a promis lundi "une solution de long terme (...) qui réponde aux inquiétudes de l'Ukraine".

Gazoducs Nord Stream et Nord Stream II
Gazoducs Nord Stream et Nord Stream II ( Gillian HANDYSIDE / AFP )

Le président russe a quant à lui affirmé que la Russie était prête à maintenir une forme de transit du gaz par l'Ukraine si Gazprom et Naftogaz parvenaient par ailleurs à enfin régler leurs différends devant la justice. M. Poutine a aussi proposé à M. Trump une coopération dans le domaine du pétrole et du gaz.

Toutefois, après la mise en service de Nord Stream 2 et de Turkish Stream, l'Ukraine ne pourra guère ambitionner davantage qu'un rôle d'appoint en hiver lorsque les capacités des autres voies d'approvisionnement seront arrivées à leurs limites, notent les analystes.

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