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Le Medef exhorte Macron à aller "jusqu'au bout" de ses réformes

| AFP | 420 | 4 par 1 internautes
Le patron du Medef Pierre Gattaz à l'université d'été du Medef à Jouy-en-Josas, en France, le 29 août 2017
Le patron du Medef Pierre Gattaz à l'université d'été du Medef à Jouy-en-Josas, en France, le 29 août 2017 ( ERIC PIERMONT / AFP )

Le patron du Medef Pierre Gattaz a exhorté mardi Emmanuel Macron, confronté à une rentrée sociale délicate, à aller "jusqu'au bout" de ses réformes, estimant que ses ordonnances sur le droit du travail et ses mesures fiscales seraient les principaux "curseurs" du quinquennat.

"J'ai fait un rêve pour la France", a lancé le numéro un du Medef, dans un clin d’œil à la fameuse tirade de Martin Luther King en 1963, en ouvrant la 19e université d'été du mouvement patronal - la dernière pour lui en tant qu'organisateur, son mandat arrivant à échéance en juillet 2018.

Un rêve d'une France "forte socialement et économiquement", "fière de ses entreprises" et "de ses différences", une France "confiante" et "influente": lors d'un discours d'une vingtaine de minutes, M. Gattaz a esquissé le portrait du pays selon lui idéal, devant plusieurs centaines de chefs d'entreprises réunis sur le campus d'HEC, à Jouy-en-Josas (Yvelines).

"Si nous ne changeons pas de modèle, nous n'y arriverons pas", a toutefois mis en garde le patron des patrons, appelant le gouvernement à "réformer notre marché du travail", "améliorer les marges" des entreprises, "simplifier notre bureaucratie" et faire la réforme de l'apprentissage.

- 'Au pied du mur' -

Actualité la plus brûlante, la réforme du marché du travail "sera le curseur du mandat d'Emmanuel Macron", celle qui permettra d'évaluer "sa volonté de vraiment réformer" le pays, a lancé M. Gattaz.

Le gouvernement doit dévoiler jeudi, au lendemain de la clôture de l'université d'été et après plusieurs semaines de concertation avec les partenaires sociaux, le contenu de ses cinq ordonnances sur le code du travail, premier grand chantier social du quinquennat Macron.

Syndicats de salariés et d'employeurs ont été reçus la semaine dernière par le cabinet de la ministre du Travail Muriel Pénicaud qui leur a déjà soumis des bribes de ses textes. Mais les arbitrages sur les sujets sensibles sont restés pour l'heure secrets, ce qui laisse les partenaires sociaux sur leur faim.

"On est au pied du mur. C'est extrêmement important que la main" du gouvernement "ne tremble pas", a estimé M. Gattaz devant des journalistes après avoir prononcé son discours.

Pour le responsable patronal, qui juge impératif d'aller "jusqu'au bout pour simplifier le code du travail", "tout sera dans le détail de ces ordonnances".

"Il faut que l'écriture des ordonnances soit simple, lisible, applicable par les TPE-PME", et "qu'il n'y ait pas 1.000 contreparties, 1.000 contraintes, 1.000 exceptions aux règles édictées", a-t-il estimé. Sinon, "cela ne marchera pas", a-t-il conclu.

Un avis partagé par Patrick Coquelet, PDG de Polytechs, une PME de 140 salariés spécialisée dans la transformation de matériaux plastiques. "Si on n'agit pas maintenant pour permettre aux entreprises françaises d'être plus compétitives, ça sera trop tard: on va laisser passer le train", juge ce chef d'entreprise.

- 'Besoin de visibilité' -

Autre "marqueur fort", selon Pierre Gattaz: les réformes fiscales. "Il est important que nous continuions notre combat sur la baisse du coût du travail, sur la fiscalité nationale et sur la fiscalité territoriale", a-t-il déclaré, estimant notamment que les marges des entreprises ne s'étaient pas encore suffisamment redressées par rapport à celles des voisins de l'Hexagone.

Les patrons rassemblés sur le campus d'HEC écouteront attentivement les différents ministres qui doivent défiler au cours de ces deux jours, et en particulier les trois locataires de Bercy, Bruno Le Maire, Gérald Darmanin et Benjamin Griveaux, à l'affût de tout indice sur le projet de budget pour 2018, qui doit être présenté le 27 septembre.

Pascal Tebibel, directeur prospective au groupe Colas, filiale routière de Bouygues, se dit attentif "à la fiscalité territoriale". "Le manque de visibilité impacte directement les entreprises de notre secteur qui sont avant tout des entreprises locales", explique-t-il. "On a besoin de lisibilité et de permanence dans le temps de la fiscalité. Faire le yo-yo, c'est ce qui est le plus difficile".

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