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La Nouvelle-Calédonie choisit la France

| AFP | 477 | Aucun vote sur cette news
Des personnes votent lors du référendum d'autodétermination, le 4 novembre 2018 à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie
Des personnes votent lors du référendum d'autodétermination, le 4 novembre 2018 à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie ( Theo Rouby / AFP )

La Nouvelle-Calédonie a fait le choix dimanche de rester dans le giron français, au terme d'un référendum d'autodétermination historique, consacrant selon le président Macron une "marque de confiance dans la République".

Selon des résultats définitifs sur les 284 bureaux, le non à l'indépendance l'a emporté avec 56,4% des voix contre 43,6% pour le oui, un score en faveur du maintien nettement moins large que prévu par les sondeurs.

La participation a été massive, avec 80,63 % de votants, a indiqué le Haut-Commissariat.

Peu avant la proclamation définitive des résultats, Emmanuel Macron a exprimé son "immense fierté que nous ayons passé ensemble cette étape historique", en se félicitant d'une "marque de confiance dans la République française".

"Je veux aussi dire la fierté pour le chef de l'État que la majorité des Calédoniens ait choisi la France", a ajouté M. Macron dans une allocution télévisée depuis l'Élysée, en estimant qu'il n'y avait désormais "pas d'autre chemin que celui du dialogue".

Des personnes votent lors du référendum d'autodétermination, le 4 novembre 2018 à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie
Des personnes votent lors du référendum d'autodétermination, le 4 novembre 2018 à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie ( Theo Rouby / AFP )

Le Premier ministre Édouard Philippe est attendu sur place lundi, en provenance du Vietnam.

Si le non à l'indépendance l'a emporté, le résultat a aussi été salué par les indépendantistes, qui s'estiment confortés par leur score, alors que les sondages tablaient sur une large victoire du non, dans une fourchette de 63 à 75%.

Fort de ce résultat supérieur à leurs attentes, les indépendantistes ont aussitôt réaffirmé leur volonté d'aller jusqu'au bout de l'accord de Nouméa (1998) et de demander l'organisation de deux autres référendums dans les quatre ans à venir, comme prévus par l'accord.

- Le oui "à deux doigts de la victoire" -

Le président Emmanuel Macron lors d'une allocution télévisée après les résultats du référendum d'autodétermination en Nouvelle-Calédonie, le 4 novembre 2018 à l'Elysée, à Paris
Le président Emmanuel Macron lors d'une allocution télévisée après les résultats du référendum d'autodétermination en Nouvelle-Calédonie, le 4 novembre 2018 à l'Elysée, à Paris ( LUDOVIC MARIN / AFP )

Pour Louis Mapou, chef du groupe UNI-FLNKS au Congrès, "les indépendantistes sont encore plus motivés qu'avant pour demander le 2e et 3e référendum. Dès demain on va préparer la mariée pour qu'elle soit encore plus belle en 2020", a-t-il dit à l'AFP.

"Les Kanak ont pris conscience que c'était à eux de montrer leur détermination à être enfin libres. On est à deux doigts de la victoire, et il nous reste deux consultations à venir", a aussi souligné Alosio Sako, président du rassemblement démocratique océanien (FLNKS).

Philippe Michel, secrétaire général de Calédonie Ensemble, le principal parti non indépendantiste, "continue de penser que c'est mieux si on peut se passer d'un deuxième et d'un troisième référendum" mais qu'il ne s'opposerait pas à l'accord de Nouméa, qui est "constitutionnalisé".

Nouvelle-Calédonie: référendum
Nouvelle-Calédonie: référendum ( Paul DEFOSSEUX / AFP )

"Est-ce que la Nouvelle-Calédonie a vraiment quatre ans à perdre ?", a de son côté demandé Sonia Backès, présidente du groupe Les Républicains au Congrès. Elle plaide pour "trouver une solution et remplacer ce deuxième et troisième référendum" afin de "stabiliser enfin la Nouvelle-Calédonie".

Selon Pierre-Christophe Pantz, docteur en géopolitique, il est "clair qu'on ne discute pas de la même manière quand on fait 43% plutôt que 30%". "Cela va forcer les non indépendantistes à revoir leur copie", ajoute l'expert, qui explique ce score élevé par "une forte mobilisation jamais atteinte dans les communes indépendantistes de la Grande Terre".

Alors que les différents responsables politiques ont salué la large participation et le déroulé du scrutin, plusieurs voitures ont été brûlées et deux "faits de caillassage" ont été signalés, selon le Haut-commissariat.

En amont du scrutin, les autorités craignaient qu'une victoire du non puisse inciter une partie de la jeunesse kanak, marginalisée, à des débordements, alors que les inégalités entre les différentes communautés restent criantes.

- "L'assurance, la sécurité" -

Nouvelle-Calédonie
Nouvelle-Calédonie ( / AFP )

Les électeurs de cet archipel français, colonisé en 1853 et disposant d'importantes réserves de nickel, étaient appelés à dire s'ils voulaient ou non "que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante".

À la mairie de Nouméa, Chanel Cinédrawa, paysagiste de 43 ans, a voté indépendantiste, car "c'est le combat de nos vieux, il faut honorer leur mémoire", a-t-il dit.

Cette consultation, prévue par l'accord de Nouméa, est destinée à poursuivre le travail de réconciliation entre Kanak, peuple autochtone du territoire, et Caldoches, population d'origine européenne, entamé avec les accords de Matignon de 1988. Ces derniers avaient été signés après les violences des années 1980, qui avaient culminé avec la prise d'otages et l'assaut de la grotte d'Ouvéa en mai 1988, qui avait fait au total 25 morts.

Les trois partis loyalistes, très divisés, défendent le maintien au sein de la France. Ils mettent en avant la protection qu'elle apporte et son 1,3 milliard d'euros d'aides annuelles.

"Mon choix est un choix pour la France, pour les garanties qu'elle apporte. C'est l'assurance, la sécurité", expliquait Patrick Levenchaud, fonctionnaire de 54 ans, dans le bureau de vote de l'école Candide-Koch à Nouméa.

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