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France: la Manufacture de vinyles veut se tailler une part de la galette

| AFP | 496 | Aucun vote sur cette news
Emmanuelle Margueron, Philippe Margueron et Lionel Daviet dans la
Emmanuelle Margueron, Philippe Margueron et Lionel Daviet dans la "Manufacture de vinyles", à Lathuile (est), le 5 décembre 2017 ( JEAN-PIERRE CLATOT / AFP )

Ils ont installé leur atelier de pressage sur 300 m2 au sud du Lac d'Annecy, dans les Alpes françaises. C'est là que trois passionnés de 33 et 45 tours, ces "galettes" noires de la musique à microsillons, viennent de lancer leur "Manufacture de vinyles", misant sur le marché en pleine renaissance de cette industrie d'antan.

Entre les mâchoires de la presse, les gabarits gravés attendent qu'on leur donne à manger. Des grains de PVC sans plomb sont chauffés puis refroidis pour former une pâte homogène, positionnée ensuite au centre de la presse. Quand la mâchoire se referme, les 150 tonnes de pression exercée sur ses deux matrices donnent naissance au vinyle, qui mettra 12 heures à sécher.

Opérationnelle depuis octobre après plusieurs mois d'essais, la "Manufacture de vinyles" de Lathuile, spécialisée dans la conception de 33 tours de 140 grammes et de "Maxi 45", vise à se démarquer avec une production semi-artisanale de petites séries, limitées à 2.000 exemplaires au maximum.

L'idée est née il y a deux ans dans l'esprit de Philippe Margueron, Lionel Daviet et Emmanuelle Margueron, trois quadragénaires qui écument régulièrement les vide-greniers à la recherche de la perle rare produite par telle star ou tel groupe.

Dans les bacs des particuliers et des disquaires, ils font le constat que les œuvres musicales indépendantes, d'envergure nationale ou locales, peinent à exister sur le marché du vinyle.

"Les petits labels qui toquent à la porte du principal fabricant français (l'industriel MPO, ndlr) font face à des délais faramineux car ses presses sont monopolisées par les majors et les rééditions", fait remarquer Philippe Margueron.

Emmanuelle Margueron, co-fondatrice de la Manufacture de vinyles, vérifie un vinyle qui vient d'être gravé, à Lathuile (est), le 5 décembre 2017
Emmanuelle Margueron, co-fondatrice de la Manufacture de vinyles, vérifie un vinyle qui vient d'être gravé, à Lathuile (est), le 5 décembre 2017 ( JEAN-PIERRE CLATOT / AFP )

Le trio commence à se documenter, contacte l'industrie musicale pour affiner son étude de marché et s'entoure de spécialistes du secteur en France et en Europe pour identifier les "erreurs techniques et d'infrastructure à ne pas commettre". Il se rapproche également, aux États-Unis, de "Third Man Records", le label du guitariste américain Jack White, ex-leader des White Stripes, qui a fait installer une usine de pressage à Détroit.

L'équipe se rend également en Italie ou en Allemagne pour s'initier aux techniques de conception d'un vinyle dans des ateliers en activité.

- Commandes de France, Belgique et Suisse -

Pour financer l'achat d'une presse semi-automatique – environ 250.000 euros - autorisant davantage de précision dans les finitions grâce à l'intervention humaine, les trois associés proposent notamment aux groupes et aux labels intéressés par l'initiative la prévente de packs. L'opération est un succès: ils espéraient récolter ainsi 25.000 euros, ils en obtiennent plus de 38.000.

Dans l'atelier, les dernières séries sont stockées sur des étagères en attendant d'être livrées. Avant chaque manipulation, l'équipe fait la chasse aux poussières, le processus ne nécessitant toutefois pas un univers totalement aseptisé.

Pour l'heure, l'essentiel des commandes de la "Manufacture" - où le coût de production de chaque vinyle, pochette comprise, oscille entre 3 et 8 euros - provient de France et de Belgique, mais aussi de Suisse, où il n'existe aucune usine de pressage.

Face à une demande croissante, le trio envisage l'achat d'une seconde presse et l'embauche de salariés en 2018.

La production semi-artisanale de petites séries de vinyles est "un gage de qualité" face au "tout automatisé", estiment les trois associés qui assument seuls l'entière activité quotidienne de leur Manufacture.

- Eco-responsable -

"Notre marché, ce sont les groupes et les labels indépendants" qui sont plus de 3.000 rien qu'en France. "Nous voulons leur donner la possibilité de vendre leur musique car les plateformes légales (en ligne) ne leur rapportent rien", explique Philippe Margueron.

Emmanuelle Margueron, Philippe Margueron et Lionel Daviet à la Manufacture de vinyles, à Lathuile (est) le 5 décembre 2017
Emmanuelle Margueron, Philippe Margueron et Lionel Daviet à la Manufacture de vinyles, à Lathuile (est) le 5 décembre 2017 ( JEAN-PIERRE CLATOT / AFP )

Parmi les artistes du catalogue de la Manufacture de vinyles, figure le collectif d'électro et de hip-hop français Chinese Man, un groupe originaire d'Aix-en-Provence (sud-est de la France).

Dans une démarche écologique, le trio de l'atelier s'est associé à un imprimeur "éco-responsable" basé en Italie pour faire réaliser les pochettes des disques et recycle les chutes de PVC servant à les fabriquer.

"Tandis que le CD dégringole, le vinyle prend de la valeur et les platines se vendent. C'est la nouvelle génération, celle qui n'a connu que le téléchargement, qui se met à en acheter", souligne Philippe Margueron.

"Les indicateurs sont positifs et le marché n'est pas parti pour s'arrêter."

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