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Bercy annonce un accord pour l'aciérie de Saint-Saulve, mais rien n'est joué

| AFP | 217 | Aucun vote sur cette news
Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a annoncé mardi un accord pour maintenir pendant un an l'activité de l'aciérie Ascoval de Saint-Saulve, ici le 29 janvier 2018
Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a annoncé mardi un accord pour maintenir pendant un an l'activité de l'aciérie Ascoval de Saint-Saulve, ici le 29 janvier 2018 ( FRANCOIS LO PRESTI / AFP )

Bruno Le Maire a annoncé mardi un accord pour maintenir pendant un an l'activité de l'aciérie Ascoval de Saint-Saulve (Nord), exclue de la reprise du groupe Ascométal par le sidérurgiste-métallurgiste suisse Schmolz + Bickenbach, mais en réalité tout reste à faire.

"Nous avons trouvé un accord solide", a déclaré le ministre de l'Economie à l'issue d'une réunion à Bercy avec toutes les parties prenantes du dossier Ascoval, un site comptant près de 300 salariés.

Cet accord conclu avec Schmolz + Bickenbach et le fabricant français de tubes sans soudure Vallourec, actionnaire à 40% de l'aciérie Ascoval, "consiste à garantir la rentabilité du site pour un an" via un engagement de commandes, avant de revenir à des conditions normales de marché, a-t-il ajouté.

Le volume de commandes de Schmolz + Bickenbach et de Vallourec à Ascoval ainsi que le prix auquel les deux groupes achèteront ses produits n'ont cependant pas encore été déterminés et feront l'objet de "discussions", a précisé ultérieurement Bercy.

Le délégué interministériel aux restructurations, Jean-Pierre Floris, se rendra mercredi à Saint-Saulve et une nouvelle réunion sur le dossier est prévue la semaine prochaine à Bercy.

"Le volume nécessaire (pour assurer la rentabilité du site, NDLR) se situe entre 250.000 et 300.000 tonnes" d'acier par an et "il faudra un arbitrage entre le volume et le prix", qui devra être supérieur à celui du marché pendant un an, a estimé le ministère.

- Equilibre économique -

Schmolz + Bickenbach et Vallourec ont
Schmolz + Bickenbach et Vallourec ont "l'un et l'autre intérêt" à ce qu'un équilibre économique soit assuré pour ce site, veut croire Bercy ( FRANCOIS LO PRESTI / AFP )

Schmolz + Bickenbach et Vallourec ont "l'un et l'autre intérêt" à ce qu'un équilibre économique soit assuré pour ce site, veut croire Bercy: le groupe suisse, parce qu'il s'installe durablement en France en reprenant cinq autres sites d'Ascométal, "ne veut pas partir d'un mauvais pied", tandis que Vallourec a besoin d'assurer son approvisionnement en aciers spéciaux.

Schmolz + Bickenbach, désigné lundi par la justice comme repreneur d'Ascométal, avait initialement proposé d'assurer à Ascoval un contrat d'approvisionnement bien inférieur aux espérances de Bercy, de 80.000 tonnes par an, sur une période de deux ans maximum.

L'objectif de Bercy est de trouver un repreneur pour Ascoval "d'ici six mois, un an". "Quelques repreneurs potentiels nous ont déjà contacté", a précisé le ministère.

Mais Bercy se montre prudent, rappelant que la précédente recherche d'un nouvel actionnaire majoritaire pour ce site, dont Vallourec n'a pas besoin de toutes les capacités, avait été délicate et avait traîné en longueur pendant près de deux ans, de 2015 à début 2017.

Dans le Nord, "l'accord solide" sur Ascoval annoncé par M. Le Maire ne rassurait guère.

"On n'y est pas encore et aujourd'hui un accord n'a pas été trouvé", a réagi le président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, à l'issue de la réunion mardi.

- "Sursis" -

L'aciérie de Saint-Saulve était toujours à l'arrêt mardi après-midi
L'aciérie de Saint-Saulve était toujours à l'arrêt mardi après-midi ( FRANCOIS LO PRESTI / AFP )

"On a bien évidemment compris que Vallourec comme Schmolz devaientt revenir devant leurs actionnaires (...). On verra dans une semaine si le concret est au rendez-vous", a-t-il ajouté, regrettant que des garanties sur l'activité du site "pour deux ans, voire plus", n'aient pas été trouvées.

A Saint-Saulve, l'aciérie était toujours à l'arrêt mardi après-midi, une partie des salariés bloquant l'entrée du site depuis la veille en signe de protestation contre le choix de la reprise d'Ascométal par Schmolz + Bickenbach, mettant Ascoval hors jeu.

"Ce que dit Bruno Le Maire n'est pas vrai (...). Il n'y a pas d'accord conclu", a affirmé à l'AFP Nacim Bardi, délégué CGT d'Ascoval. "Pour qu'il y ait un accord, il faut qu'il soit validé par les salariés", ce qui n'est pas encore le cas, a-t-il ajouté.

"On partira dans douze mois, il ne faut pas se voiler la face. C'est un sursis", a commenté avec fatalisme Bruno Kopczynski, porte-parole de l'intersyndicale d'Ascoval et délégué CFDT, interrogé par l'AFP.

Schmolz + Bickenbach et Vallourec sont "deux concurrents directs qui vont devoir essayer de travailler ensemble avec la même usine, sur des tonnages qui ne seront pas suffisants pour maintenir quoi que ce soit", a-t-il estimé. "On attend de voir."

Le groupe suisse avait justifié son exclusion d'Ascoval du périmètre de reprise d'Ascométal parce qu'il voulait offrir des débouchés à ses autres sites producteurs d'aciers spéciaux, basés en Allemagne.

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