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Forum sur la paix: investir dans l'agriculture pour éviter des guerres (Fida)

| AFP | 207 | Aucun vote sur cette news
Le président du Fonds international de développement agricole (Fida), le Togolais Gilbert Houngbo, au siège de cette agence de l'Onu, à Rome, le 30 octobre 2018
Le président du Fonds international de développement agricole (Fida), le Togolais Gilbert Houngbo, au siège de cette agence de l'Onu, à Rome, le 30 octobre 2018 ( Tiziana FABI / AFP/Archives )

Le président du Fonds international de développement agricole (Fida, agence de l'Onu), le Togolais Gilbert Houngbo, aimerait convaincre les participants du Forum de Paris sur la paix d'investir dans l'agriculture, surtout en Afrique, afin d'enrayer les migrations forcées et les guerres.

De dimanche à mardi à Paris, ce Forum, où sont attendus plus de 60 chefs d'Etat et de gouvernement, réunit dirigeants, décideurs et activistes pour débattre de la coopération internationale et de la gouvernance mondiale.

M. Houngbo, Premier ministre du Togo de 2008 à 2012, compte utiliser cette réunion pour présenter un "plaidoyer en faveur d'une transformation rurale", notamment en Afrique, a-t-il déclaré à l'AFP avant le Forum.

"L'agriculture est un moyen de mettre fin à l'insécurité alimentaire et la malnutrition qui repartent à la hausse dans le monde, mais aussi de contribuer positivement à une réduction, sinon à une éradication, des migrations forcées, à savoir les migrations économiques", souligne le dirigeant de l'organisme basé à Rome.

"Cela fait pratiquement trois ans que les chiffres de la faim dans le monde deviennent plus alarmants et que la situation est toujours plus grave dans les zones de conflit: l'agriculture est la solution pour amener les populations concernées à régler la question de l'insécurité alimentaire", ajoute-t-il.

Pour M. Houngbo, une poignée de chiffres suffisent pour illustrer le besoin crucial d'investissements internationaux dans l'agriculture en Afrique: selon les statistiques du Bureau international du travail (BIT), "entre 10 et 12 millions de jeunes sont déversés chaque année sur le marché du travail en Afrique sub-saharienne", dit-il.

Or, "la même Afrique sub-saharienne importe pour 35 milliards de dollars de denrées alimentaires chaque année" alors qu'elle compte "25% des terres arables disponibles de la planète". Et "seulement 5% des terres cultivées en Afrique sont irriguées, contre 41% en Asie", fait valoir M. Houngbo.

Pour M. Houngbo, il faudrait
Pour M. Houngbo, il faudrait "rendre l'agriculture plus praticable, moins pénible, avec des technologies abordables et disponibles" ( ISSOUF SANOGO / AFP/Archives )

"Si nous trouvons une façon de rendre l'agriculture plus praticable, moins pénible, avec des technologies abordables et disponibles, et d'augmenter la productivité et l'accès au marché, les jeunes vont commencer à réfléchir à deux fois avant de quitter les zones rurales vers les villes, puis vers les pays étrangers", dit-il.

- Eviter la radicalisation de la jeunesse -

"Une des faiblesses des sociétés d'aujourd'hui est d'avoir tendance à ouvrir leur portefeuille dès qu'il y a une crise humanitaire. Si nous arrivions à rediriger l'aide dans son ensemble vers l'agriculture, on pourrait éloigner les jeunes des causes profondes des conflits, c'est-à-dire la radicalisation, les conflits ethniques à l'intérieur d'un Etat ou entre des Etats, et les migrations", ajoute M. Houngbo.

"Quand un jeune a de quoi s'occuper et qu'il arrive à avoir un revenu décent, il est bien évident qu'il va réfléchir à deux fois avant de se laisser convaincre de rejoindre toute cause, qu'elle s'appelle Al Qaïda ou autre", ajoute-t-il.

L'investissement agricole, c'est la spécialité du Fida: "nous terminons à peine un projet au Tchad qui permettra de régler la question de la transhumance entre éleveurs et agriculteurs, génératrice de multiples conflits", dit-il.

Dans ce pays, le Fida finance un projet visant à organiser une gestion des points d'eau sécurisée, afin de réduire de 30% le temps pour l'abreuvement des animaux. Dans certains endroits, on tue pour cela.

"En tout et pour tout au Sahel, le Fida a à peu près 1 milliard de dollars de projets en cours" dans le seul secteur du développement agricole, mais il faut beaucoup plus pour "mettre les projets à échelle", c'est-à-dire généraliser ceux qui ont bien marché, dit-il.

Un sujet d'autant plus crucial qu'il doit s'accompagner de formations aux pratiques agricoles permettant de lutter contre le réchauffement climatique dans une zone aride parmi les plus touchées.

"Si j'ai bonne mémoire, lorsque j'avais 20 ans, il ne pleuvait pas du tout au Togo en octobre, c'était la saison sèche, aujourd'hui il pleut en octobre. Le changement climatique, on le vit déjà".

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