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Fiscalité du gazole: des routiers organisent des barrages filtrants à la frontière belge

| AFP | 447 | 1 par 2 internautes
Des routiers organisent le 28 novembre 2019, près de Saint-Aybert, un blocage sur l'autoroute à la frontière belge pour protester contre la hausse d'une taxe sur le gazole
Des routiers organisent le 28 novembre 2019, près de Saint-Aybert, un blocage sur l'autoroute à la frontière belge pour protester contre la hausse d'une taxe sur le gazole ( FRANCOIS LO PRESTI / AFP )

Des dizaines de camions ont organisé jeudi matin des barrages filtrants sur l'autoroute à la frontière belge, à l'appel de deux organisations professionnelles de transport, pour protester contre la hausse de 2 centimes d'une taxe sur le gazole, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Ces blocages sont présentés par la FNTR du Pas-de-Calais et l'OTRE Hauts-de-France comme un "premier acte" d'une mobilisation des routiers, dans un communiqué commun.

"Il y a vraiment un ras-le-bol des chefs d'entreprise de transport routier et de marchandises. C'est un ras-le-bol fiscal en fait, parce que ces 2 centimes c'est la ligne rouge qui a été franchie, la goutte d'eau qui fait déborder le vase", a déclaré à l'AFPTV Sébastien Rivera, secrétaire général de la FNTR départementale.

"Ca représente à peu près six à sept cents euros par an par véhicule, ce qui est tout simplement insupportable pour les entreprises qui ont déjà des marges très faibles", ajoute-t-il, regrettant que ce soit "exclusivement les entreprises françaises qui vont contribuer au financement des infrastructures".

Des routiers organisent le 28 novembre 2019, près de Saint-Aybert, un blocage sur l'autoroute à la frontière belge pour protester contre la hausse d'une taxe sur le gazole
Des routiers organisent le 28 novembre 2019, près de Saint-Aybert, un blocage sur l'autoroute à la frontière belge pour protester contre la hausse d'une taxe sur le gazole ( FRANCOIS LO PRESTI / AFP )

Depuis 05H00, une trentaine de camions stationnaient sur deux voies sur l'A22, à la sortie de Neuville-en-Ferrain au nord de Lille, pour bloquer les poids lourds venant de Belgique.

"Stop au matraquage fiscal", "non au racket", pouvait-on lire sur les cabines des véhicules des routiers.

Les autorités belges ayant mis en place une déviation en amont, résorbant les bouchons, les routiers ont finalement levé le camp vers 10H00, a constaté un vidéaste de l'AFP, puis la sortie a rouvert, selon Bison Futé.

Près de Valenciennes, des camions venant de Belgique étaient bloqués sur une dizaine de kilomètres, selon les estimations d'un photographe de l'AFP, par les poids lourds des manifestants.

Le barrage a été levé à la mi-journée.

Début juillet, Elisabeth Borne, alors ministre des Transports, a annoncé une baisse de 2 centimes par litre du remboursement dont bénéficie le transport routier sur la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) frappant le gazole.

Cette mesure qui doit rapporter 140 millions d'euros en année pleine est destinée à financer les infrastructures de transports. Elle a été approuvée par l'Assemblée nationale le 17 octobre, puis supprimée par le Sénat en première lecture mardi.

"On fait très attention à ne pas mettre en difficulté les entreprises de transport routier, ce n'est évidemment pas l'objectif", a indiqué à l'AFP Mme Borne, désormais ministre de la Transition écologique et solidaire. "On a eu énormément de discussions. (...) Vraiment, on s'est assuré qu'on apportait toutes les garanties, évidemment, sur les autres sujets sur lesquels ils nous avaient alertés", a-t-elle ajouté.

Les routiers dénonçaient aussi, outre cette mesure sur le gazole, la suppression progressive de la niche fiscale sur le gazole non routier, la suppression d'allègements de charges, la taxation accrue sur les contrats courts ou encore la requalification de la fiscalité des entrepôts.

"L'idée, ce n'est pas que ces 2 centimes pèsent sur les marges des entreprises du transport routier. Il y a toutes les dispositions dans la loi pour qu'elles puissent les répercuter" sur leurs clients, a observé Elisabeth Borne.

Sur le fond, "on augmente significativement les crédits pour l'entretien et l'amélioration de nos routes, et (...) chacun peut trouver logique qu'ils (les routiers) participent à l'entretien des routes", a-t-elle insisté.

"Le secteur contribue déjà fortement –-et lourdement-– au financement des infrastructures (plus de 7 milliards d'euros par an) et ce n'est pas le seul transport français de marchandises qui utilise le réseau routier français mais également le flux gigantesque des transporteurs étrangers", plaident les deux organisations professionnelles.

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