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Fermeture des marchés: la filière tente de rebondir et appelle à l'aide

| AFP | 533 | Aucun vote sur cette news
Un marché vide à Paris, le 24 mars 2020
Un marché vide à Paris, le 24 mars 2020 ( JOEL SAGET / AFP )

"Un coup de massue": face à l'interdiction des marchés alimentaires de plein air pour lutter contre la propagation du Covid-19, le secteur tente de se réorganiser pour écouler sa production et appelle à l'aide.

"Un travail conjoint a débuté ce soir entre Bercy, l'Agriculture, le Travail et la Santé, Marchés de France, la FNSEA et la Confédération générale de l'alimentation en détail", a toutefois tenu à rassurer un porte-parole du ministère de l’Économie.

L'idée consiste à établir un "protocole de bonnes pratiques pour les marchés" pour "sécuriser les flux" et inciter ainsi les maires à "plaider auprès du préfet l'ouverture de tel ou tel marché", ajoute Bercy.

En attendant, après la fermeture des restaurants et des cantines, l'étau se resserre un peu plus autour des producteurs, désormais empêchés d'écouler leur marchandise sur les marchés.

La décision du gouvernement de fermer dès mardi les marchés de plein air est un "coup de massue", a lancé sur France Inter Monique Rubin. La présidente de la Fédération nationale des marchés de France ne s'attendait pas à ces dispositions: "il va falloir que des aides arrivent "à grand pas."

"On ne peut pas nous demander de continuer à produire pour nourrir les gens et ensuite nous interdire de vendre", a protesté la Coordination rurale, qui suggère d'installer les marchés sur "des installations sportives" afin de "faire respecter les gestes barrières".

D'autant que les supermarchés seuls ne "suffiront pas" à nourrir tout le monde, "sachant que leurs centrales d'achat ferment faute de personnel et d'approvisionnement espagnol", a estimé Serge Bousquet-Cassagne, président de la Chambre d'agriculture de Lot-et-Garonne.

La mesure répond à la demande de nombreux médecins d'imposer des dispositions plus strictes face à la pandémie.

"Le lobby de la grande distribution"

Dans un supermarché à Saint-Etienne dans la Loire le 23 mars 2020
Dans un supermarché à Saint-Etienne dans la Loire le 23 mars 2020 ( PHILIPPE DESMAZES / AFP )

L'exécutif a toutefois laissé la porte ouverte aux dérogations, notamment lorsque le marché est "le seul" moyen d'avoir "accès à des produits frais".

"On ne capitule pas", a réagi sur RTL Christiane Lambert, la présidente du syndicat agricole majoritaire FNSEA, qui a déjà envoyé à tous ses départements son propre "guide de bonnes pratiques" avec des "mesures pour éloigner des étals" et "des gestes barrières".

"Les gens vont essayer de vendre leur stock directement, mais ça ne va pas durer", commente auprès de l'AFP Christel Teyssedre, présidente de Saveurs commerce, une fédération de syndicats de primeurs regroupant 12.000 commerçants artisans en fruits et légumes, dont la moitié exercent sur les marchés en France.

Elle déplore cependant que les enseignes de grande distribution, qui restent ouvertes, tirent leur épingle du jeu.

"Je pense que c'est le lobby de la grande distribution qui commande en France désormais", a réagi avec colère Jean-François Guihard, président de la confédération française de la boucherie, charcuterie, traiteurs (CFBCT).

"Un marché sécurisé est plus sain qu'un confinement en grande surface. On ne peut pas sacrifier tout un pan de la filière au profit de la grande distribution", ajoute-t-il.

La CFBCT regroupe 80.000 emplois dont l'activité représente sept milliards d'euros de chiffre d'affaires annuels, 20% étant assurés sur les marchés, selon M. Guihard.

- Produits laitiers AOP-

Ceux qui souhaitent se lancer dans la vente directe peuvent toutefois s'appuyer par exemple sur le site Manger-français, qui propose de les accompagner dans la création d'un espace sur cette plateforme de vente en ligne.

"Le commerce se réoriente vers la grande distribution, donc on a fait des propositions" pour pouvoir vendre dans les enseignes les produits laitiers AOP, en les présentant "pré-emballés" et "pré-découpés", explique à l'AFP Michel Lacoste, le président du Comité national des appellations d'origine laitière (CNAOL). Cependant, les "échanges avec des responsables de la grande distribution" ne se sont pas encore concrétisés.

Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a justement appelé mardi les grandes enseignes à s'approvisionner auprès des producteurs français pour les aider à contourner la fermeture des marchés.

Plusieurs d'entre elles se sont déjà positionnées. Système U va par exemple mettre "en avant l'origine France sur les asperges, les fraises", a indiqué sur France Inter Dominique Schelcher, le patron de l'enseigne, qui va aussi "payer comptant" les factures de "tous" ses fournisseurs afin de soutenir leur trésorerie.

Carrefour souhaite donner un coup de pouce aux pêcheurs français "en garantissant des volumes et des prix d'achat sur une dizaine d'espèces majeures dont le maquereau, la sardine, la julienne ou le merlan".

De son côté, Intermarché compte communiquer pour encourager à consommer plus de produits frais locaux.

bur-im-vac-cd/ak/cbn

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