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Fermeture des centrales à charbon en 2022: le gouvernement garde le cap

| AFP | 247 | Aucun vote sur cette news
La centrale à charbon de Cordemais, le 21 mars 2019
La centrale à charbon de Cordemais, le 21 mars 2019 ( Sebastien SALOM-GOMIS / AFP )

Le gouvernement compte bien fermer les dernières centrales à charbon en France d'ici 2022, un objectif qui nécessite de mettre en oeuvre certaines mesures afin de garantir la sécurité d'approvisionnement en toutes circonstances.

"On confirme l'échéance de 2022 par rapport aux éléments sur la sécurité d'approvisionnement que RTE nous a fournis", a déclaré mercredi François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire, lors d'une conférence de presse.

Le gouvernement avait chargé le gestionnaire du réseau d'électricité RTE d'évaluer la sécurité d'approvisionnement dans un cas de figure difficile, où plusieurs projets seraient retardés, notamment la mise en service de l'EPR de Flamanville (Manche) ou de la centrale à gaz de Landivisiau (Finistère).

Résultat: ce dernier rapport montre "qu'il y a un certain nombre de précautions à prendre", mais qu'il existe une "voie" pour sortir du charbon dans la production d'électricité en France, a décrit le ministre.

"Notre détermination et notre volontarisme sont extrêmement forts sur cette question", a-t-il ajouté.

Face à ces déclarations, les associations de défense de l'environnement restent toutefois sur leurs gardes.

"Pour lever les incertitudes, le gouvernement doit maintenant inscrire la sortie du charbon une bonne fois pour toute dans la loi", a déclaré Cécile Marchand, chargée de campagne aux Amis de la Terre, citée dans un communiqué du Réseau Action Climat, qui rassemble plusieurs ONG.

Utilisation de pellets à la centrale à charbon de Cordemais, le 21 mars 2019
Utilisation de pellets à la centrale à charbon de Cordemais, le 21 mars 2019 ( Sebastien SALOM-GOMIS / AFP )

Les associations mettent également en doute certaines solutions proposées par le gestionnaire du réseau électrique.

Pour maintenir la sécurité d'approvisionnement dans des circonstances plus difficiles, RTE préconise d'actionner certains leviers, en particulier de mener des actions pour maîtriser la consommation d'électricité et d'"optimiser" le calendrier de visites décennales du parc nucléaire. L'objectif est d'éviter que les réacteurs d'EDF soient à l'arrêt pendant l'hiver lorsque les besoins sont plus importants.

Il faut que les visites "soient anticipées et non fortement décalées dans le temps, ce qui pourrait constituer une prise de risque en matière de sûreté nucléaire", ont notamment relevé les associations du Réseau Action Climat.

Conversion à la biomasse

En complément, RTE suggère de "maintenir la disponibilité de deux tranches" à Cordemais, dans l'Ouest de la France, où l'approvisionnement est particulièrement tendu, la région disposant de peu de moyens de production.

Ces deux tranches fonctionnant au charbon ou converties à la biomasse seraient utilisées dans un cadre précis, "quelques dizaines d'heures par an".

Il subsiste "un flou persistant sur la vraie-fausse fermeture des centrales à charbon d'ici 2022, malgré les promesses répétées du gouvernement", a réagi dans un communiqué Clément Sénéchal, de Greenpeace France.

Le chargé de campagne sur les questions climatiques dénonce également "le recours illusoire aux fausses solutions, comme la conversion de la centrale de Cordemais en centrale à biomasse".

Le gouvernement avait annoncé dès juillet 2017 sa volonté de fermer les quatre dernières centrales à charbon françaises d'ici 2022. Son projet de programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) récemment publié vise toutefois les centrales fonctionnant "exclusivement au charbon", laissant la porte ouverte à des projets de reconversion intégrant de la biomasse.

EDF travaille sur un projet baptisé Ecocombust, visant à remplacer progressivement le charbon par des granulés fabriqués à base de déchets de bois dans sa centrale de Cordemais puis éventuellement au Havre.

Le groupe "reste engagé sur ce programme" et compte "répondre à toutes les questions du ministère d'ici l'automne", a indiqué mercredi à l'AFP un porte-parole d'EDF, après la publication du dernier rapport de RTE.

Les deux autres centrales à charbon, situées à Gardanne, dans les Bouches-du-Rhône et à Saint-Avold en Moselle, appartiennent au groupe d'énergie allemand Uniper.

Dans ce rapport, il n'y a pas de démonstration sur "la nécessité d'une date butoir en 2022", a commenté auprès de l'AFP Luc Poyer, président d'Uniper France, qui souhaite obtenir "un éclairage sur la base légale" et "un cadrage de l'accompagnement social".

RTE avait déjà indiqué en novembre dans une analyse à moyen terme qu'il était possible de fermer les quatre dernières centrales à charbon après 2020, mais sous conditions.

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