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Fait religieux en entreprise: les cas conflictuels minoritaires mais en hausse

| AFP | 176 | Aucun vote sur cette news
Bien que minoritaires, les comportements religieux qui perturbent le bon fonctionnement des entreprises et transgressent les règles légales sont en augmentation, selon une étude
Bien que minoritaires, les comportements religieux qui perturbent le bon fonctionnement des entreprises et transgressent les règles légales sont en augmentation, selon une étude ( CHARLY TRIBALLEAU / AFP/Archives )

Bien que minoritaires, les comportements religieux qui perturbent le bon fonctionnement des entreprises et transgressent les règles légales sont en augmentation, selon une étude publiée mercredi, qui montre qu'ils concernent toutes les religions mais en priorité l'islam.

Selon cette enquête, la cinquième annuelle publiée par l'institut Randstad et l'Observatoire du fait religieux en entreprise (OFRE), l'observation "quantitative" du fait religieux en entreprise ne progresse globalement pas, avec 65% des salariés qui déclarent observer occasionnellement ou régulièrement des faits religieux au travail, un chiffre stable par rapport à 2016.

La majorité (53%) des situations rencontrées sont des "demandes d'absence pour fête religieuse" ou des "aménagements du temps de travail", le "port ostentatoire de signes religieux" ou les "prières pendant les pauses". Elles ne posent pas de problème et ne nécessitent pas d'intervention de la hiérarchie, un chiffre lui aussi stable par rapport à 2016 (52%), précise l'enquête.

En revanche, si les "cas conflictuels" restent minoritaires, ils représentent 7,5% de l'ensemble des faits recensés en 2017 contre 6,7% en 2016. Ceux qui nécessitent l'intervention d'un manager représentent "16%" du total contre "14%" en 2016 et "12%" en 2015, tandis qu'un manager sur cinq (20%) est confronté à des "difficultés".

"Quantitativement marginaux, ces faits sont qualitativement très importants car ils polluent le bon fonctionnement de l'entreprise", explique à l'AFP Lionel Honoré, directeur de l'OFRE.

Il cite le "refus de travailler avec une femme ou sous ses ordres", "de réaliser certaines tâches ou de respecter les ordres du manager", de "travailler avec des personnes ayant une autre religion", la "contestation des horaires de travail eu égard à la prière" mais aussi "le prosélytisme".

"Toutes les religions sont concernées mais en priorité l'islam", dit M. Honoré. Quant aux entreprises, elles sont situées majoritairement dans des "zones urbaines densément peuplées, plus appauvries et marquées par une diversité religieuse". Côté secteurs économiques, le "bâtiment", le "transport" et la "grande distribution", "à forte main d'oeuvre", sont les plus touchés.

Il s'agit, ajoute M. Honoré, de "comportements radicaux, de contestation du fonctionnement de l'entreprise qui tentent d'imposer un fonctionnement religieux et remettent en cause la légitimité du manager à restreindre leur liberté".

"On se focalise sur la question du voile mais elle est trompeuse, souligne M. Honoré, car la plupart du temps, les femmes qui portent le voile en entreprise sont tout à fait prêtes à faire des efforts lorsqu'elles comprennent les enjeux".

Le cadre juridique concernant la liberté religieuse en entreprise a été précisé en 2016 par la loi travail qui autorise les entreprises à fixer les règles dans le règlement intérieur, ainsi que par la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) qui permet aux entreprises d'imposer, sous conditions, une neutralité religieuse à leurs salariés.

Cependant, explique M. Honoré, "ce cadre n'ayant que quelques mois d'existence, trop peu d'entreprises s'en sont saisi pour le moment".

L'enquête a été réalisée entre avril et juin 2017, auprès de 1.397 répondants cadres et managers par le biais d'un questionnaire administré en ligne. 63% des répondants exercent une responsabilité managériale au sein d'une équipe pouvant aller de 3 à 250 personnes. Pratiquants ou non, les répondants sont catholiques (49%), protestants (3%), juifs (2%), musulmans (8%), bouddhistes (1%), athées (27%) ou agnostiques (11%).

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