En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 567.02 PTS
-
5 568.00
-
SBF 120 PTS
4 390.49
-
DAX PTS
12 289.40
+0.24 %
Dowjones PTS
27 171.90
+0.07 %
7 905.12
+0.90 %
1.120
-0.04 %

Facebook lance sa cryptomonnaie, les Etats froncent les sourcils

| AFP | 620 | 1 par 1 internautes
Facebook se lance dans l'arène des cryptomonnaies avec Libra
Facebook se lance dans l'arène des cryptomonnaies avec Libra ( Lionel BONAVENTURE / AFP/Archives )

Avec sa monnaie virtuelle Libra, Facebook veut bouleverser le système financier mondial, de quoi donner des sueurs froides à certains Etats, inquiets de voir des entreprises privées s'engager sur ce terrain.

Libra doit offrir à partir de courant 2020 un nouveau mode de paiement en dehors des circuits bancaires traditionnels: elle se veut la pierre angulaire d'un nouvel écosystème, affranchi de la barrière des différentes devises, un outil susceptible d'intéresser notamment les exclus du système bancaire, dans les pays émergents par exemple.

Des ambitions qui ont suscité une certaine inquiétude du coté des autorités, comme le gouverneur de la Banque d'Angleterre (BoE), Mark Carney, qui a mis en garde : en cas de succès de Libra, cela "deviendra instantanément systémique et devra être soumis aux meilleures normes de régulation".

Il suivra l'évolution de cette devise virtuelle "très attentivement", avec les autres membres du G7 et des régulateurs tels que le Fonds monétaire international.

"Que Facebook crée un instrument de transaction, pourquoi pas. En revanche, que ça devienne une monnaie souveraine, il ne peut pas en être question", a déclaré pour sa part le ministre le ministre français des Finances Bruno Le Maire, disant vouloir fixer "une limite". "L'attribut de la souveraineté des Etats doit rester aux mains des Etats, et pas des entreprises privées, qui répondent à des intérêts privés", a-t-il insisté.

Facebook
Facebook ( Gal ROMA / AFP )

D'autant que cette monnaie sera un objet hybride, à la fois adossé à un panier de devises traditionnelles mais aussi des obligations d'Etat, créant une sorte de zone inconnue pour les régulateurs.

Aux Etats-Unis, le cocktail Facebook + cryptomonnaies a même poussé la présidente démocrate de la commission des Services financiers de la Chambre des représentants, Maxine Waters, à demander un "moratoire" sur ce projet, le temps que le Congrès et les régulateurs se penchent sur Libra, "compte tenu du passé troublé de l'entreprise" et des inquiétudes liées aux monnaies virtuelles.

En s'attaquant, dix ans après le bitcoin, au sulfureux domaine des cryptomonnaies, régulièrement sous le feu des projecteurs du fait de piratages et d'accusations de blanchiment d'argent, Facebook se lance pour le moins un défi de taille, tant il fait lui-même l'objet d'une grave crise de confiance après une série de scandales autour de sa gestion des données personnelles.

Le sénateur américain Sherrod Brown a d'ailleurs lui aussi exprimé ses inquiétudes en raison du passif de Facebook.

Porte-monnaie

Concrètement, les usagers disposeront sur leur smartphone d'un porte-monnaie numérique, "Calibra" --intégré par Facebook à ses services Messenger et WhatsApp--, pour faire leurs achats, envoyer ou recevoir de l'argent.

Mais Libra est un système "ouvert": son code informatique est libre de droits, ce qui signifie que tout développeur, entreprise ou institution peut l'intégrer à ses services.

L'arrivée de Facebook et potentiellement ses plus de 2 milliards d'usagers dans cette arène bouillonnante pourrait être un "tournant" pour ce secteur, selon Lou Kerner, investisseur et spécialiste reconnu des cryptomonnaies, car cela pourrait les populariser auprès du grand public.

Elle illustre aussi la volonté du réseau social de se diversifier au-delà de la publicité en ligne, la base de son modèle économique. "Ce pourrait être une des décisions les plus importantes de (son) histoire" en terme de nouveaux relais de croissance, selon les analystes de RBC.

Des pièces d'or frappées du logo de la cryptomonnaie bitcoin, le 20 novembre 2017 à Londres
Des pièces d'or frappées du logo de la cryptomonnaie bitcoin, le 20 novembre 2017 à Londres ( Justin TALLIS / AFP/Archives )

Conscient d'être attendu au tournant, le groupe a confié la gouvernance de Libra à une entité indépendante, basée à Genève (Suisse) et composée d'entreprises comme Mastercard et Visa (cartes bancaires) ou PayPal (système de paiement).

Elle servira aussi à garantir la stabilité de cette nouvelle monnaie virtuelle, de façon à ce qu'elle échappe aux énormes fluctuations ayant contribué à ternir l'image de cryptomonnaies, comme le bitcoin.

Rassurer

Ce projet peut potentiellement permettre à plus d'un milliard de personnes "exclues du système bancaire" d'accéder au commerce en ligne et aux services financiers, assure Dante Disparte, de l'association Libra.

"Calibra" sera une filiale dédiée et soumise à régulation, a précisé Facebook, qui a assuré que les informations financières de Calibra seront strictement séparées des données personnelles détenues par Facebook et ne seront pas utilisées pour cibler de la publicité.

Comme les autres monnaies virtuelles, Libra repose sur la technologie de la "blockchain", sorte d'immense registre public et infalsifiable qui rend le transfert de devises virtuelles rapide, anonyme et sécurisé.

Libra est aussi un pari sur l'avenir pour Facebook: le groupe ne gagnera pas directement d'argent mais, à long terme, cela peut lui servir à attirer ou fidéliser utilisateurs et annonceurs sur ses plateformes, et donc à renforcer ou créer des services "monétisables".

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 1
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 22/07/2019

Le groupe Bourbon a demandé la suspension de la cotation...

Publié le 22/07/2019

Stentys a échoué dans le processus de recherche de partenaire stratégique

Publié le 22/07/2019

La progression de 31,9 ME par rapport au même trimestre de l'exercice précédent est la conséquence d'une amélioration des recettes dans l'ensemble des secteurs d'activité...

Publié le 22/07/2019

"Les platesformes d'automatisation intelligente tout-en-un et disponibles sur le cloud représentent de nouvelles opportunités pour le marché de l'automatisation"...

Publié le 22/07/2019

CFI n'envisage pas de développer une quelconque activité opérationnelle au sein de CFI...