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Face à la fronde du bâtiment, Macron rebouche les fissures

| AFP | 225 | 3 par 1 internautes
Le président Emmanuel Macron rencontre la fédération française du bâtiment le 6 octobre 2017 à Paris
Le président Emmanuel Macron rencontre la fédération française du bâtiment le 6 octobre 2017 à Paris ( Thibault Camus / POOL/AFP )

Le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé vendredi quelques concessions au secteur du bâtiment, remonté depuis plusieurs semaines contre les coupes budgétaires massives qui le menacent.

Le chef de l'Etat n'est pas venu les poches vides à la quatrième édition des "24 heures du bâtiment", organisée par la Fédération française du bâtiment (FFB) au Palais des congrès de Paris.

L'hôte de l'Elysée y a distillé quelques annonces afin de désamorcer la fronde des professionnels du secteur, menacé d'un gigantesque coup de rabot budgétaire: baisse généralisée des aides personnalisées au logement (APL), réduction du prêt à taux zéro (PTZ) et du dispositif "Pinel" aux seules zones tendues, fin du crédit d'impôt transition énergétique (CITE) pour les portes et fenêtres.

"Je vous ai entendu et j'ai aussi entendu les maires ruraux qui nous ont alertés sur le fait que ça pouvait, chez eux, freiner l'activité", a expliqué M. Macron le 6 octobre devant les représentants du bâtiment ( Thibault Camus / POOL/AFP )

"Je vous ai entendu et j'ai aussi entendu les maires ruraux qui nous ont alertés sur le fait que ça pouvait, chez eux, freiner l'activité, en tout cas donner le sentiment d'une fracture qui pouvait s'installer", a expliqué M. Macron.

Dont acte: le PTZ, qui devait être supprimé dès le 1er janvier dans les zones où le marché immobilier est le moins en tension, y sera finalement maintenu dans un format réduit.

Ce prêt aidé par l'Etat peut actuellement financer jusqu'à 40% d'un achat immobilier. Dans les zones dites B2 et C, "un taux à 20% ne créerait pas une rupture", a estimé le chef de l'Etat, qui entend "ouvrir très rapidement, la semaine prochaine, une concertation" avec les professionnels du bâtiment pour acter ce choix.

Le dispositif ainsi révisé permettrait de "poursuivre pendant deux ans le PTZ neuf" dans ces zones, a précisé le ministre en charge du Logement, Jacques Mézard, suggérant en creux que la rénovation de logements anciens ne bénéficiera plus du PTZ.

"C'est un soulagement", a reconnu le président de la FFB Jacques Chanut, rappelant qu'"on est parti de zéro" et estimant avoir été "bien entendu".

- sorties "en sifflet" -

Le président de la République a aussi donné quelques gages aux artisans qui s'inquiètent de la réforme du crédit d'impôt transition énergétique (CITE).

"Il ne faut pas (l')arrêter (pour) certaines chaudières fioul qui étaient respectueuses de l'environnement" et "que vont plutôt chercher les classes moyennes ou les classes populaires dans la France rurale ou périphérique", a affirmé M. Macron.

Il a souhaité "qu'on sorte là-dessus en sifflet", c'est-à-dire que cette aide disparaisse progressivement, sans pour autant détailler le calendrier, ni les taux ou montants de financement envisagés.

Le président a, là aussi, appelé à "un accompagnement en sifflet" pour "qu'il n'y ait pas une rupture brutale sur les portes et fenêtres", qui doivent sortir du dispositif CITE d'ici fin mars, l'objectif restant de "mettre sur pied quelque chose de plus intelligent" en 2018.

Un signal envoyé aux spécialistes des portes et fenêtres, qui ont mis en garde contre "la destruction de 6.000 à 9.000 emplois en 2018".

Sur le CITE, "on se donne un an" pour définir les travaux qui resteront éligibles, avec "sans doute une baisse du taux" de prise en charge, a expliqué M. Chanut.

Cette tentative d'apaisement à coups de "sifflet" doit éviter au gouvernement de subir les huées qui ont accueilli M. Mézard au congrès de l'Union sociale pour l'habitat (USH), fin septembre à Strasbourg.

les bailleurs sociaux n'ont pas, eux, obtenu de concession et devront
les bailleurs sociaux n'ont pas, eux, obtenu de concession et devront "trouver une solution intelligente", a indiqué M. Macron lors de sa renontre avec la fédération française du bâtiment ( Thibault Camus / POOL/AFP )

Mais les bailleurs sociaux n'ont pas, eux, obtenu de concession et devront "trouver une solution intelligente", a indiqué M. Macron, qui les appelle à fusionner et à partager leurs ressources financières.

"Il y a trop d'acteurs, près de 800, il faut des regroupements en deux, trois ans", a-t-il jugé, ajoutant qu'"il y en a qui ont beaucoup d'argent et ne l'utilisent pas".

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