En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 490.73 PTS
+0.21 %
5 479.00
+0.07 %
SBF 120 PTS
4 388.76
+0.05 %
DAX PTS
12 353.50
-0.17 %
Dowjones PTS
26 492.21
-0.26 %
7 563.19
+0.00 %
1.177
+0.02 %

Etats-Unis: premier procès sur de possibles effets cancérigènes du RoundUp

| AFP | 240 | Aucun vote sur cette news
Des bidons de RoundUp, herbicide controversé de Monsanto, en vente dans une boutique de Glendale, le 19 juin 2018 en Californie
Des bidons de RoundUp, herbicide controversé de Monsanto, en vente dans une boutique de Glendale, le 19 juin 2018 en Californie ( Robyn Beck / AFP )

Le premier procès autour de possibles effets cancérigènes du RoundUp, l'herbicide controversé de Monsanto contenant du glyphosate, qui s'est ouvert cette semaine aux Etats-Unis, pourrait avoir des conséquences sur des centaines, voire des milliers, de procédures judiciaires en cours.

L'enjeu est donc crucial pour le géant de l'agrochimie, qui pourrait avoir à payer d'énormes sommes en dommages et intérêts.

A 46 ans, Dewayne Johnson, père de deux enfants, est atteint d'un cancer en phase terminale. Pour lui, c'est à cause du RoundUp, qu'il a répandu à partir de 2012 pour désherber des terrains appartenant au district scolaire de Benicia, au nord-est de San Francisco, explique à l'AFP son avocat Timothy Litzenburg, qui représente des centaines de personnes s'estimant également victimes du glyphosate, une substance qui fait l'objet d'études contradictoires quant à sa dangerosité.

Selon des médias américains, il existe des milliers de procédures en cours contre Monsanto aux Etats-Unis, à divers degrés d'avancement.

"Une grosse partie de son travail consistait à répandre du RoundUp et du Ranger Pro (un autre désherbant au glyphosate) 20 à 40 fois par an, parfois des centaines de gallons (3,8 litres) à la fois", précise Me Litzenburg.

En 2014, M. Johnson a été diagnostiqué d'un lymphome, un cancer qui atteint les globules blancs, et "nous ne pensions pas qu'il vivrait assez longtemps" pour être présent au procès, poursuit-il. Des images diffusées par la télévision américaine ont montré M. Johnson au tribunal lundi, visiblement affaibli et marqué par de nombreuses lésions cutanées.

En 2016, M. Johnson, qui n'est plus en état de travailler aujourd'hui, a déposé plainte contre Monsanto qu'il accuse d'avoir caché la dangerosité de son produit.

Si le procès s'est officiellement ouvert lundi avec la désignation d'un juge, les débats eux-mêmes ne devraient pas débuter avant le milieu de la semaine prochaine, après une série d'audiences techniques et la sélection du jury, selon les deux parties interrogées par l'AFP.

- Controverse scientifique -

Très utilisé dans le monde entier, le glyphosate a suscité une vive controverse scientifique. Elle s'appuie sur l'étude du Centre international de recherche sur le cancer, un organe de l'OMS, qui l'a classé "cancérogène probable" en 2015, contrairement aux agences européennes, l'Efsa (sécurité des aliments) et l'Echa (produits chimiques).

Le glyphosate est particulièrement controversé en Europe. Après la décision de l'Union européenne en novembre de renouveler la licence de l'herbicide pour cinq ans, le gouvernement français s'est récemment engagé à cesser d'utiliser cette substance d'ici 2021, sans pour autant inscrire l'interdiction dans la loi.

Monsanto, qui vient d'être racheté par l'allemand Bayer, a toujours nié tout lien entre maladie et glyphosate, une substance classée comme cancérigène par la Californie.

"Plus de 800 études scientifiques, l'agence américaine pour la protection de l'environnement, des instituts chargés de la santé publique et des régulateurs dans le monde entier ont conclu que le glyphosate est sans danger d'utilisation et ne provoque pas de cancer", a fait valoir le groupe dans une déclaration écrite à l'AFP.

"Nous avons de l'empathie pour toutes les personnes atteintes d'un cancer mais les preuves scientifiques montrent clairement que le glyphosate n'en est pas la cause. Nous sommes impatients de présenter ces preuves devant le tribunal", a poursuivi Monsanto.

La défense de M. Johnson n'a pas encore fixé le montant des sommes qu'elle compte demander à Monsanto, également connu pour ses semences OGM, elles aussi très controversées. "La seule chose que nous pouvons faire, en tant qu'avocat (dans une procédure civile), c'est de prendre de l'argent à Monsanto et le donner à M. Johnson", a expliqué Timothy Litzenburg.

La plainte de M. Johnson est la première du genre à arriver jusqu'au procès, ont expliqué les deux parties, ainsi que l'ONG anti-pesticides "Pesticide Action Network North America", en raison de l'état de santé du plaignant. La loi californienne permet en effet une procédure accélérée en cas de décès imminent.

"Monsanto a volontairement trompé le public à propos de la (dangerosité) du RoundUp depuis des décennies", a estimé auprès de l'AFP une membre de cette ONG, Linda Wells. "Si M. Johnson gagne ce procès, ce sera un énorme coup porté à l'industrie des pesticides toute entière", a-t-elle ajouté.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

NOUVEAUTÉ - Bourse Direct lance ses Webinaires

Trader sur Indices, Matières Premières, Devises...
Lundi 2 octobre de 12h00 à 13h00

Les Produits de rendement : découvrir un nouveau support d'investissement
Jeudi 11 octobre de 12h30 à 13h00

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 26/09/2018

Par courrier reçu le 25 septembre 2018 par l'AMF, la société Morgan Stanley plc (Wilmington, Delaware, Etats-Unis) a déclaré à l'Autorité des marchés...

Publié le 26/09/2018

EOS imaging, pionnier de l'imagerie médicale orthopédique 2D/3D, présentera la solution d'imagerie EOS et plus particulièrement spineEOS, logiciel de planification 3D en ligne, pendant le 33ème…

Publié le 26/09/2018

Et maintenant ?

Publié le 26/09/2018

D'un point de vue graphique, le titre poursuit son rebond et a dépassé le niveau de résistance des 96 euros. Du côté des indicateurs techniques, le RSI journalier a cassé une oblique baissière…

Publié le 26/09/2018

Déclaration de franchissement de seuil