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Espagne: Sanchez a peu de marge de manoeuvre pour des mesures sociales

| AFP | 318 | Aucun vote sur cette news
Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez à Madrid, le 6 juin 2018
Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez à Madrid, le 6 juin 2018 ( JAVIER SORIANO / AFP )

Le nouveau Premier ministre espagnol Pedro Sanchez s'est engagé à parer aux "urgences sociales" mais la promesse tient de la quadrature du cercle vu ses engagements budgétaires envers Bruxelles et son manque d'appuis au parlement, estiment les économistes.

A 46 ans et sans expérience du pouvoir, Sanchez a énuméré avant même que le parlement ne le porte à la tête du gouvernement à la place de Mariano Rajoy les défis à relever: salaires et pensions faibles, précarité de l'emploi, inégalité salariale hommes/femmes, coupes budgétaires dans la santé publique.

Il prend les commandes d'un pays qui a enchaîné quatre ans de croissance supérieure à celle de la zone euro mais où le taux de chômage à 16,7% n'est dépassé que par celui de la Grèce. L'Espagne détient en outre le record de contrats temporaires de l'UE (26,8% des emplois selon Eurostat) et la caisse des retraites enregistre un déficit de 18 milliards d'euros.

De plus les nuages s'accumulent sur la conjoncture européenne avec un relèvement attendu des taux d'intérêts de la Banque centrale européenne et la hausse des cours du pétrole.

"Le scénario qu'il devra gérer dans les deux ans qui viennent pourrait être celui d'une décélération de la croissance et de la création d'emplois", avertit Emilio González, professeur d'Economie à l'Université Pontificia Comillas ICAI-ICADE.

- "Orfèvrerie politique" -

Dans l'immédiat, "Sanchez n'a pas beaucoup de marge de manoeuvre, parce qu'il s'est engagé à respecter le budget 2018 de son prédécesseur et à tenir "l'objectif de déficit public fixé par Bruxelles (2,2% du PIB)", résume Juan Carlos Martínez Lázaro, professeur à la IE Business School.

Le budget 2018 du gouvernement sortant, qui doit encore être voté par le Sénat, prétend à la fois respecter cet objectif, augmenter les dépenses de 3% et ramener la dette à 97% du PIB, grâce à une croissance attendue de 2,7% cette année.

Pour rassurer ses partenaires, le nouveau chef de l'exécutif a confié le portefeuille de l'Economie à Nadia Calviño Santamaria, directrice du budget de la Commission européenne depuis 2014.

"Le premier casse-tête" de M. Sanchez va être de fixer le niveau de dépenses pour le budget 2019 qui doit être présenté au Parlement en septembre, relève Antonio Barroso, analyste chez Teneo Intelligence.

Avec 84 députés socialistes à la Chambre, loin de la majorité absolue de 176, il devra faire face aux réclamations de ceux qui l'ont fait Premier ministre, à commencer par la gauche radicale de Podemos qui veut plus de "politique sociale".

Le chef du gouvernement devra faire "un travail d'orfèvrerie politique" pour faire approuver la moindre mesure, estime Carlos Martín, directeur des études économiques des Commissions ouvrières, le premier syndicat du pays qui a convoqué une manifestation intersyndicale le 16 juin pour exiger un relèvement des salaires.

- "Maquillage" -

Les socialistes ont évoqué ces dernières semaines la possibilité d'augmenter les dépenses moyennant de nouveaux impôts sur les hauts revenus, la banque et les transactions financières.

"Le problème, c'est que ces impôts rapportent très peu", souligne Martínez Lazaro, qui estime qu'augmenter d'autres impôts qui toucheraient l'ensemble des contribuables serait "du suicide" pour le Parti socialiste qui cherche à récupérer les électeurs qui l'ont quitté pour Podemos ou les libéraux de Ciudadanos.

"Ce qu'ils vont faire, c'est un peu plus de maquillage", ajoute Francisco Javier Velázquez, professeur d'Economie à l'Université Complutense à Madrid, en écartant des mesures ambitieuses comme l'abrogation de la réforme du droit du travail de 2012, qui selon la gauche a aggravé la précarité.

Sanchez et son équipe ont déjà esquissé leurs premières initiatives, comme une loi sur l'égalité des salaires et la création d'un haut commissaire contre la pauvreté des enfants.

"Il y a des gestes sociaux qui peuvent être faits mais au bout du compte il faut les financer" pour qu'ils ne restent pas lettre morte, avertit Martínez Lazaro.

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