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Engie réfléchit à céder des activités dans le GNL, Total évoqué

| AFP | 375 | Aucun vote sur cette news
Engie a lancé en 2016 un plan de transformation stratégique
Engie a lancé en 2016 un plan de transformation stratégique ( ERIC PIERMONT / AFP )

Engie poursuit sa transformation stratégique et a annoncé lundi réfléchir à céder une partie de ses activités dans le gaz naturel liquéfié (GNL), qui pourraient intéresser Total, l'autre géant français du secteur.

Après la publication de plusieurs informations de presse lundi matin, Engie a finalement confirmé en fin de journée dans un communiqué "avoir engagé une revue stratégique de ses activités amont GNL" qui regroupent la liquéfaction de gaz, le transport et le négoce international de GNL.

Des "discussions" sont en cours avec des "contreparties, notamment Total", mais "à ce stade, il ne peut être garanti" qu'elles "permettront d'aboutir à un accord", a toutefois précisé le groupe.

De son côté, Total n'a pas souhaité commenter ces informations.

Cette réflexion intervient alors que le secteur du GNL est pénalisé par des prix de marché bas du fait de surcapacités de production au niveau mondial, venant du boom des gaz de schiste aux Etats-Unis, mais aussi des exportations massives d'Australie et du Qatar.

Si elle se concrétise, cette opération serait une nouvelle étape dans le plan de transformation stratégique d'Engie lancé en 2016 pour s'adapter à la transition énergétique. Le groupe souhaite désormais se concentrer sur des activités régulées ou celles bénéficiant de contrats de vente à long terme, moins risquées, et se développer dans les énergies renouvelables et les services énergétiques.

Le groupe veut ainsi céder pour 15 milliards d'actifs d'ici 2018, représentant 20% de son portefeuille d'activités. Mi-2017, il avait déjà vendu pour plus de 11 milliards d'euros.

- "Bonne affaire" -

Dans l'amont du GNL, Engie détient une douzaine de méthaniers pour le transporter et des participations dans des usines de liquéfaction en Norvège et en Egypte. Il participe aussi au projet Cameron aux Etats-Unis.

Il est aussi le deuxième opérateur de terminaux GNL en Europe, dont trois sont en France.

Engie a également une importante activité de négoce, qui a totalisé 70 térawattheures d'échanges dans le monde en 2016 mais qui souffre du fait de la baisse des prix.

De son côté, Total est déjà un opérateur important du secteur amont du GNL au niveau mondial et en a fait un secteur clé de sa stratégie dans le gaz.

Cette opération pourrait être "une bonne affaire" pour le géant français, selon Thierry Bros, chercheur à l'Oxford institute for energy studies, étant donné qu'"on a un marché avec une surabondance de GNL, donc l'amont ne vaut pas très cher".

"Si vous voulez être un acteur gazier dans le monde de demain, il faut être un acteur de GNL", a-t-il ajouté.

Total a produit l'an dernier 11 millions de tonnes de GNL et compte accroître sa production, avec les projets Yamal LNG en Russie ou Ichthys en Australie, dans lesquels il détient des participations importantes.

Il a aussi investi dans la société américaine Tellurian fin 2016 qui développe un projet aux Etats-Unis.

Le groupe détient par ailleurs des contrats d'affrètement de long terme pour quatre méthaniers, une activité de négoce avec un portefeuille de plus de 15 millions de tonnes par an, et des participations dans quatorze unités de liquéfaction.

- Cession partielle ? -

Selon Thierry Bros, d'autres majors pétrolières et gazières pourraient être intéressées, comme BP ou Exxon, voire même Shell, même si ce dernier doit encore finir d'avaler le gazier britannique BG Group, très présent dans le GNL.

Engie n'a toutefois pas exclu de conserver une partie de son activité. Une source proche du dossier a indiqué à l'AFP que le groupe cherchait un partenaire.

"Je ne pense pas que quelqu'un soit intéressé pour ne racheter qu'une partie. Et au bout d'un moment, si ca ne fait plus partie de la stratégie (d'Engie) il faut effectivement le vendre", a estimé Thierry Bros.

Engie conservera en tout cas les activités aval du GNL, c'est-à-dire la regazéification et la commercialisation en aval des terminaux. Elles "ne sont pas concernées" par les discussions, a précisé le groupe.

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