En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 316.51 PTS
+0.67 %
5 282.0
+1.00 %
SBF 120 PTS
4 196.33
+0.66 %
DAX PTS
12 011.04
+0.49 %
Dowjones PTS
25 585.69
+0.37 %
7 300.96
-0.10 %
1.120
+0.00 %

Enchères à New York: les femmes peintres ont enfin la cote

| AFP | 258 | Aucun vote sur cette news
"The Eye is the First Circle", tableau de Lee Krasner, qui devrait battre un record pour l'artiste lors de la vente de jeudi à New York chez Sotheby's ( Don Emmert / AFP )

Record attendu pour Lee Krasner, possible pour Helen Frankenthaler: les oeuvres des femmes peintres abstraites, et des artistes féminines en général, sont de plus en plus prisées des collectionneurs, comme en témoignent les enchères de printemps à New York qui débutent lundi.

"Nous avons vu une réévaluation extraordinaire du marché pour les femmes artistes, qu'elles soient anciennes ou contemporaines", résume David Galperin, responsable des ventes de soirées pour la maison d'enchères Sotheby's à New York.

L'année 2018 avait déjà été faste, avec des records pour les peintres d'art abstrait Helen Frankenthaler (décédée en 2011), la Britannique Cecily Brown (50 ans), Grace Hartigan (morte en 2008) et surtout Joan Mitchell (1992), dont le "Blueberry" est parti en mai 2018 pour 16,6 millions de dollars.

David Leiber, associé de la galerie David Zwirner qui expose plusieurs de ses tableaux, rappelle que Joan Mitchell a très tôt connu le succès, critique et populaire. Mais elle n'avait profité que marginalement de l'accélération du marché de l'art ces dernières années, jusqu'à la vente du "Blueberry".

"La valeur marchande de ces artistes dont les oeuvres sont tout aussi puissantes que celles de leurs contemporains masculins se situait derrière eux depuis des décennies", explique David Galperin.

Si le rééquilibrage a commencé, elles restent néanmoins encore très loin des sommes atteintes par Willem de Kooning (68,9 millions de dollars), Jackson Pollock (58,4) ou Mark Rothko (86,9).

"C'est un ajustement du marché qui aurait dû intervenir il y a bien longtemps déjà", insiste Alexander Rotter, président du département après-guerre et art contemporain chez Christie's à New York.

Cet ajustement tient à plusieurs facteurs, à commencer par la flambée dont ont bénéficié les hommes peintres, beaucoup approchant, ou dépassant, la barre des 100 millions de dollars.

"Il y a un appétit pour les opportunités (...) et c'en est une car les prix sont accessibles par rapport à des oeuvres de qualité comparable et peintes par leurs pairs masculins", analyse David Galperin.

Le phénomène profite d'ailleurs à d'autres femmes artistes, comme la sculptrice Louise Bourgeois (décédée en 2010), qui pourrait battre, cette semaine, son record de 28,2 millions de dollars, établi en 2015.

Comme il y a quatre ans, l'oeuvre est une araignée géante, estimée entre 25 et 35 millions de dollars par Christie's et proposée mercredi soir.

- Cherchez la femme-

Autre facteur, moins directement lié au marché de l'art: l'époque est à la redécouverte de femmes artistes, scientifiques, politiques, dont la contribution a longtemps été minorée, voire oubliée.

"Spider", de Louise Bourgeois, qui pourrait battre un record pour l'artiste lors de la vente de mercredi chez Christie's à New York ( TIMOTHY A. CLARY / AFP )

"J'espère que nous aboutirons à un monde dans lequel nous n'aurons plus à faire de distinction, où les prix se décideront en fonction de l'oeuvre plutôt que du genre", avance Alexander Rotter. "Mais aujourd'hui, nous faisons le choix conscient d'être attentifs aux femmes artistes."

Certains collectionneurs et collectionneuses demandent d'ailleurs spécifiquement à acquérir des oeuvres réalisées par des femmes, observe-t-il. "Cela a toujours existé, mais c'est plus important aujourd'hui."

Le mouvement bénéficie aux grands noms mais aussi à des artistes moins connues, comme la peintre d'origine nigériane Njideka Akunyili Crosby, dont une toile est partie pour 3,4 millions de dollars l'an dernier chez Sotheby's, ou l'Anglo-Ghanéenne Lynette Yiadom-Boakye (1,5 million de dollars pour une oeuvre en 2018).

Il traverse aussi les époques, comme en témoignent les 7,1 millions de dollars payés, en janvier, pour une toile d'Elisabeth-Louise Vigée Le Brun (1755-1842), un record pour une femme parmi les maîtres anciens.

Face à cette tendance, les maisons d'enchères ont repositionné leur offre, explique David Galperin, et incluent désormais davantage de femmes, par exemple, dans leurs grandes ventes de printemps et d'automne.

"C'est vraiment crucial de les présenter dans ce contexte nouveau", dit-il, "pour attirer de nouvelles populations d'acheteurs et faire bouger ces marchés."

Contrairement au Salvator Mundi en 2017 ou au "Portrait of an Artist (Pool with Two Figures)" de David Hockney en 2018, aucune oeuvre ne devrait créer l'évènement lors des quatre grandes ventes de la semaine new-yorkaise, organisées de lundi à jeudi par Christie's et Sotheby's.

Mais le marché suivra notamment le parcours du "Rabbit" de Jeff Koons, un lapin en acier qui pourrait établir, chez Christie's un nouveau record pour l'artiste américain (58,4 millions de dollars jusqu'ici).

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE ASSURANCE VIE

BOURSE DIRECT HORIZON

Découvrez le nouveau contrat d'assurance vie de Bourse Direct

JUSQU'A 170 € DE PRIME OFFERTE*
OU 500 € OFFERTS* EN FRAIS DE COURTAGE

* SOUS CONDITIONS

Pour toute 1ère adhésion au contrat d’assurance vie Bourse Direct Horizon avant le 30 juin 2019 inclus, avec un versement initial investi à 20% minimum sur un (ou des) support(s) d'investissement en unités de compte non garantis en capital.

Je profite de l'offre

PRIMÉ MEILLEUR NOUVEAU CONTRAT D’ASSURANCE VIE

Ce contrat présente un risque de perte en capital.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 24/05/2019

Liée essentiellement à la présence de Valérian et la Cité des mille planètes dans le line-up de l'exercice précédent...

Publié le 24/05/2019

Rallye annonce qu’il a été mis fin avec date d’effet au 24 mai 2019 au contrat de liquidité conclu avec Rothschild Martin Maurel. Au jour de cette résiliation, les moyens suivants figuraient…

Publié le 24/05/2019

Europacorp a dévoilé un chiffre d’affaires 2018/2019 (exercice clos le 31 mars) de 148,7 millions d'euros (hors activités cédées), soit une baisse de 33% par rapport à l’exercice 2017/2018,…

Publié le 24/05/2019

Les principales causes sont la baisse des cours du zinc et du plomb

Publié le 24/05/2019

NEOPOSTLe spécialiste de l'affranchissage du courrier publiera après Bourse son chiffre d'affaires du premier trimestre.source : AOF