5 289.86 PTS
+0.64 %
5 284.0
+0.60 %
SBF 120 PTS
4 239.49
+0.61 %
DAX PTS
12 487.90
+0.83 %
Dowjones PTS
25 130.47
-0.35 %
6 830.43
+0.88 %
Nikkei PTS
21 925.10
-1.01 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

En coulisses, la succession de Pierre Gattaz commence à agiter le Medef

| AFP | 197 | Aucun vote sur cette news
Le patron des patrons français Pierre Gattaz à Jouy-en-Josas, près de Paris, le 29 août 2017
Le patron des patrons français Pierre Gattaz à Jouy-en-Josas, près de Paris, le 29 août 2017 ( ERIC PIERMONT / AFP/Archives )

Officiellement, la campagne n'a pas encore débuté. Mais en coulisses, la succession de Pierre Gattaz, qui quittera la tête du Medef en juillet 2018, commence à agiter les esprits au sein de la principale organisation patronale.

Même si l'attention était surtout tournée vers la très attendue réforme du code du travail, la question de la prochaine campagne pour le poste de patron des patrons planait cette semaine au-dessus de la 19e édition de l'université d'été du Medef, traditionnel raout qui s'est tenu pendant deux jours sur le campus de HEC à Jouy-en-Josas (Yvelines).

Pierre Gattaz doit en effet céder son poste en juillet 2018. Arrivé à la tête du syndicat patronal en 2013, il avait averti qu'il n'y ferait qu'un seul mandat de cinq ans et avait modifié les statuts de l'organisation pour que les présidents qui lui succèderaient ne puissent pas faire de deuxième mandat.

"Il ne faut pas s'habituer, il ne faut pas se transformer en apparatchik", a confié le numéro un à des journalistes lors de l'université d'été pour justifier sa décision, indiquant par ailleurs avoir donné pour mot d'ordre à ses équipes de ne pas se concentrer sur la bataille de succession.

Ne "gâchons pas" les combats du Medef "avec ça", a-t-il insisté, estimant que la loi travail et le prochain projet de budget étaient la priorité. "L'élection du Medef est un autre problème, on le verra à partir du 1er janvier", date officielle de début de la campagne.

Mais dans les allées du campus, le sujet n'a pas manqué d'être évoqué, tant par les adhérents que par les possibles candidats.

- Pléthore de prétendants -

Plusieurs noms reviennent régulièrement. Parmi eux, le vice-président de l'organisation en charge du social Alexandre Saubot, directeur général du constructeur de nacelles élévatrices Haulotte Group, président de l'Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM) et président de l'Unedic.

"C'est un candidat naturel", estime auprès de l'AFP un responsable de fédération. Avant de glisser: "Tout comme Geoffroy Roux de Bézieux."

Ce dernier est également vice-président du Medef, en charge de la fiscalité. Ancien patron de Virgin Mobile, co-fondateur du fonds d'investissement ISAI, celui qui est souvent qualifié par la presse de "serial entrepreneur" avait déjà fait campagne pour la présidence du Medef en 2013, avant de se rallier à la candidature de Pierre Gattaz.

Des ambitions ont également été prêtées à Thibault Lanxade, qui avait aussi fait campagne en 2010 contre Laurence Parisot, puis en 2013 contre Pierre Gattaz. Ce dernier a fait ensuite de lui son vice-président en charge des PME.

Mais M. Lanxade a laissé entendre cette semaine sur Europe 1 qu'il pourrait passer son tour cette fois-ci. Soulignant qu'il aurait en juillet 2018 passé quatre ans aux responsabilités dans l'organisation patronale, il a reconnu que c'était "éreintant".

- "Retourner dans sa boîte" -

"Parfois on a peut-être envie de retourner dans sa boîte", a-t-il affirmé, après avoir jugé qu'il fallait pour le prochain mandat une vision "beaucoup plus moderne" des choses.

Le nom de Viviane Chaine-Ribeiro, présidente de la fédération Syntec qui rassemble les entreprises de l'ingénierie, du numérique et du conseil, revient également. Interrogée sur le sujet, elle a déclaré que si elle trouvait "un candidat qui peut porter ce qu'il faut pour les entreprises", elle ne se présenterait pas.

Sa candidature pourrait d'ailleurs buter sur le fait que les statuts du Medef imposent que les candidats à la présidence ne doivent pas être âgés de plus de 65 ans au jour de l'élection. Or, elle les aura en mars 2018.

Un problème qui se pose aussi pour Jean-Dominique Sénard, dont le nom circule avec insistance depuis quelques mois. Lors de l'université d'été, le président de Michelin a été ovationné, après un discours plus de vingt minutes aux allures programmatiques, où il a notamment plaidé pour une "refondation du paritarisme de gestion".

Une mise en orbite organisée en haut lieu ? "Ça a été vu et compris par tout le monde dans ce sens", confie à l'AFP un dirigeant de fédération locale.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 20/02/2018

Nexity a publié au titre de 2017 un résultat net part du groupe de 186 millions d'euros, en hausse de 33% et un Ebitda de 368 millions d'euros, en progression de 21%. Le numéro un de la promotion…

Publié le 20/02/2018

M6 a réalisé en 2017 un résultat net en hausse de 3,7% à 158,4 millions d'euros. Le résultat opérationnel courant a atteint 248,7 millions, nouveau plus haut historique du groupe, en progression…

Publié le 20/02/2018

Bone Therapeutics annonce le renforcement de son Conseil d'administration avec la nomination de Jean Stéphenne en tant que Président qui apportera sa...

Publié le 20/02/2018

Genkyotex a annoncé, que dans un modèle préclinique du cancer de la prostate, le GKT831, son inhibiteur de NOX1 et NOX4, a ciblé efficacement les fibroblastes associés au cancer (CAF) et a…

Publié le 20/02/2018

L'étude sera menée par le professeur Finn Gustafsson

CONTENUS SPONSORISÉS