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Empêtré dans les scandales, Uber proclame une nouvelle "culture" d'entreprise

| AFP | 241 | Aucun vote sur cette news
L'américain Uber détaille sa nouvelle
L'américain Uber détaille sa nouvelle "culture" d'entreprise, censée être plus apaisée, dernière tentative en date de la nouvelle direction pour améliorer l'image sulfureuse du groupe ( Geoffroy Van der Hasselt / AFP/Archives )

L'américain Uber a détaillé mardi sa nouvelle "culture" d'entreprise, censée être plus apaisée, dernière tentative en date de la nouvelle direction pour améliorer l'image sulfureuse du groupe de réservation de voitures avec chauffeur.

"Alors que nous passons d'une ère de croissance à tout prix à celle d'une croissance responsable, notre culture doit évoluer. Plutôt que de tout abandonner, je me concentre sur l'idée de conserver ce qui marche tout en changeant rapidement ce qui ne marche pas", écrit le patron du groupe, Dara Khosrowshahi, sur le réseau social professionnel LinkedIn.

M. Khosrowshahi a été nommé fin août en remplacement de l'ancien patron-fondateur Travis Kalanick, poussé vers la sortie en juin après une cascade de scandales qui mettaient en lumière une culture d'entreprise brutale et sexiste propice aux dérapages. Pour ses détracteurs, c'est principalement M. Kalanick, connu pour son caractère impétueux, qui avait lui-même encouragé cette culture.

"Nos valeurs définissent qui nous sommes et comment nous travaillons mais j'ai entendu de la part de beaucoup d'employés que certaines ne représentaient pas le genre d'entreprise que nous voulons être", dit encore Dara Khosrowshahi.

Le patron d'Uber, Dara Khosrowshahi, le 31 octobre 2017 à Brasilia
Le patron d'Uber, Dara Khosrowshahi, le 31 octobre 2017 à Brasilia ( Sergio LIMA / AFP/Archives )

Par exemple, poursuit-il, les salariés étaient encouragés à partager leurs idées, quelle que soit leur ancienneté ou leur poste. "Mais trop souvent, cela a servi de prétexte pour se conduire comme un connard", lance-t-il.

Désormais, "nous faisons ce qui est bien. Point barre", assure le numéro un du groupe, qui affirme aussi que "l'intégrité sera au cœur de toutes" les décisions.

L'image d'Uber avait commencé à être sérieusement écornée en début d'année lorsqu'une ex-ingénieure avait accusé un de ses responsables de harcèlement sexuel et affirmé que l'entreprise n'avait cure du problème.

Le groupe avait alors commandé un audit sur ses pratiques internes, qui avait conclu, entre autres, qu'Uber devait revoir ses valeurs d'entreprise.

Les polémiques se sont multipliées sur tous les fronts: Uber est notamment visé par plusieurs enquêtes des autorités américaines, sur des soupçons de corruption de responsables étrangers ou d'utilisation de logiciels illégaux. Il est aussi poursuivi par Waymo, filiale d'Alphabet (Google) spécialisée dans la voiture autonome, qui l'accuse de lui avoir volé des technologies.

Le groupe, qui a encore perdu des centaines de millions de dollars au deuxième trimestre, a aussi maille à partir dans plusieurs pays avec les régulateurs des transports. Il vient notamment de perdre sa licence à Londres.

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