En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 926.33 PTS
+0.34 %
4 921.0
+0.40 %
SBF 120 PTS
3 916.54
+0.38 %
DAX PTS
10 929.43
-
Dowjones PTS
24 527.27
+0.64 %
6 763.96
+0.00 %
1.138
+0.12 %

A la tête de Force ouvrière, Veyrier veut rétablir l'autorité de son syndicat

| AFP | 561 | Aucun vote sur cette news
Yves Veyrier, nouveau numéro un de FO, donne une conférence de presse après son élection, le 22 novembre 2018 au siège de la confédération à Paris
Yves Veyrier, nouveau numéro un de FO, donne une conférence de presse après son élection, le 22 novembre 2018 au siège de la confédération à Paris ( JACQUES DEMARTHON / AFP )

Yves Veyrier, 60 ans, élu jeudi numéro un de Force ouvrière, a promis d'"apaiser les blessures" et de "rétablir l'autorité" de son syndicat, ébranlé par des crispations internes depuis le scandale du fichier et la démission de Pascal Pavageau.

Cet ingénieur de formation et plus ancien membre du bureau confédéral (direction), où il siège depuis 2004, a remporté 2.720 voix, soit 45,75% des votes exprimés.

Christian Grolier, patron de FO fonction publique, 52 ans, a eu 2.577 voix, soit 43,35%, quand Patrice Clos, numéro un de la fédération des transports, 53 ans, a obtenu 10,9%.

"La démocratie a des mérites", a souri Yves Veyrier, dans la foulée de son élection, se montrant plutôt décontracté au second jour de la réunion au siège de la confédération à Paris.

"La charge va être lourde, mais nous sommes en forme, en force, déterminés!", a ajouté cet homme discret, fin connaisseur des arcanes complexes de son syndicat, élu jusqu'au prochain congrès, dans deux ans et demi. "On verra s'il est nécessaire que je prolonge un mandat d'un an ou deux ans. La réflexion n'en est pas là", a-t-il expliqué, promettant de respecter les orientations revendicatives du congrès d'avril, votée à une large majorité.

"La feuille de route est celle des orientations du congrès", a-t-il assuré un peu plus tard sur RTL, ajoutant: "je serai derrière l'ensemble des militants, ce n'est pas eux qui seront derrière moi".

Son programme? Rétablir "tout de suite" l'autorité et la parole de FO, bousculée par la révélation début octobre de l'existence d'un fichier où certains cadres étaient affublés de qualificatifs comme "niais" ou "complètement dingue". L'exhumation de ce document a entraîné la démission de Pascal Pavageau à peine six mois après son élection. Et "il va falloir apaiser les blessures" liées au fichier.

- Dossiers chauds -

Pour ajouter aux problèmes, plusieurs articles de presse ont épinglé FO sur les rémunérations et notes de frais des dirigeants, alors qu'elle a enregistré un déficit de 632.000 euros en 2017, après un excédent d'un million un an avant. Yves Veyrier a promis de faire un état des lieux financier de la confédération.

Parmi les dossiers chauds, il a cité la sécurité sociale, l'assurance chômage, les élections dans la fonction publique et la réforme des retraites. Jeudi, il a fait sa première apparition publique depuis son élection au ministère du Travail, pour la présentation du dispositif pour l'égalité salariale hommes/femmes.

Quant au mouvement des "gilets jaunes", il a marqué ses distances et ne veut pas y voir une remise en question des syndicats, mais plutôt "un vrai problème de politique sociale". A ce stade, il ne prévoit pas non plus d'associer FO à la journée de mobilisation du 1er décembre lancée par la CGT.

Yves Veyrier se qualifie de "réformiste militant", comme Jean-Claude Mailly qui a fait en fin de mandat de la concertation un outil de négociation, quitte à irriter une large partie des militants. Qualifié par ses détracteurs de "clone" de Mailly, quand d'autres louent sa bonne connaissance du syndicat, il a martelé jeudi: "je ne suis pas le clone de Mailly, ni celui de Pascal Pavageau", ni celui de Marc Blondel, qu'il a aussi côtoyé.

La veille, les cadres du CCN ont passé la journée à vider leur sac en tribune et à condamner le fichier, mais les interventions étaient de bonne tenue, "sans invectives, ni insultes", selon les responsables sur place. Les dirigeants sont aussi contrariés de voir depuis sept semaines leurs querelles internes déballées sur la place publique, n'hésitant pas à parler de "campagne de dénigrement".

"Dans la période actuelle, il faudrait que FO lance une grande initiative sur les salaires et le pouvoir d'achat plutôt que de se déchirer", regrette Fabrice Lerestif, figure anarchiste et soutien de Patrice Clos, dont le syndicat a appelé à rejoindre les "gilets jaunes".

Signe des crispations internes: la présence de trois candidats était une première pour FO, dont les statuts ne prévoient pas de second tour. Le bureau a donc décidé une élection à un tour, ce qui risque de compliquer la tâche de M. Veyrier, qui n'a pas obtenu la majorité absolue.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 13/12/2018

Partouche a affiché, au titre de son quatrième trimestre de son exercice, un chiffre d’affaires en repli de 2,9% à 99,2 millions d’euros. Sur la période, le Produit Brut des Jeux (PBJ)…

Publié le 13/12/2018

A l’occasion de son "Investor Day", Plastic Omnium a assuré qu'il portera au cours de la période 2019-2021 une attention particulière à la génération de free cash-flow. L’enveloppe…

Publié le 13/12/2018

TechnipFMC plc annonce que son Conseil d'administration a approuvé un programme additionnel de rachat d'actions de 300 millions de dollars qui sera...

Publié le 13/12/2018

Après la mise en examen le 25 avril 2018 de deux de ses dirigeants et donc de "manière purement mécanique" la holding Bolloré annonce avait été mise en examen hier "pour les mêmes motifs et…

Publié le 13/12/2018

Veolia se voit confier la gestion des déchets des 72 communes des territoires de Lunéville à Baccarat et du Pays du Sânon, dans le cadre d'un contrat...