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Égalité hommes/femmes: Pénicaud dénonce les mauvais élèves

| AFP | 744 | 4.67 par 3 internautes
Muriel Pénicaud le 26 février 2020 à Paris
Muriel Pénicaud le 26 février 2020 à Paris ( Ludovic Marin / AFP/Archives )

Derichebourg, Safran, Securitas France, Go Sport... La ministre du Travail Muriel Pénicaud a dénoncé jeudi les entreprises mauvaises élèves de l'égalité hommes-femmes, un an après la mise en place de l'index égalité professionnelle.

"Dix-neuf entreprises étaient en 2019 en dessous de la note de 75 (sur 100) et le sont toujours, ce sont elles qui n'ont pas agi sur le sujet", a regretté Mme Pénicaud dans un entretien au Parisien, à propos des entreprises de plus 1.000 salariés concernées depuis un an par cet index.

Parmi elles, Derichebourg (note de 62) mais aussi Alsace Croisières CroisiEurope (51), Ufifrance Patrimoine (57), Hager electro SAS Obernai (64), Safran Electronics and Defense cockpit solutions (64), Circet (66), Foncia carrières et compétences (66) et Securitas France (66) sont les plus mal notées.

Mme Pénicaud a également cité Go Sport (74).

"Ces entreprises vont être contactées dans les prochains jours par la Direction générale du Travail qui va leur rappeler la loi", a-t-elle expliqué, rappelant que "si dans deux ans elles conservent cette mauvaise note, elles s'exposent à une amende qui équivaut à 1% de la masse salariale chaque année".

Le ministère du Travail doit publier vendredi la note des 1.200 plus grosses entreprises en France, a-t-elle précisé.

L'index comprend cinq critères: l'écart de rémunération femmes-hommes (40 points), l'écart dans les augmentations annuelles (20 points), l'écart dans les promotions (15 points), les augmentations au retour de congé maternité (15 points) et enfin la présence de femmes parmi les plus gros salaires de l'entreprise (10 points).

Optimiste, Mme Pénicaud a estimé que "la dynamique est lancée" et souligné que "la note globale moyenne des grandes entreprises est passée de 83 à 87". "C'est encourageant, cela change déjà la vie des femmes mais il y a encore beaucoup à faire", a-t-elle commenté.

Après les grandes entreprises, puis les entreprises de 250 à 1.000 salariés, l'index de l'égalité professionnelle femmes/hommes s'applique maintenant à celles de 50 à 250 salariés qui devaient le publier dimanche.

Au total, 40.000 entreprises sont concernées, couvrant 9 millions de salariés, dont près de la moitié sont des femmes. Soixante-six pour cent ont déjà publié l'index, dont 83% des entreprises de plus de 1.000 salariés, 71% des 250 à 1.000 et 49% des 50 à 250, a précisé le ministère.

Entre 2.000 et 3.000 entreprises vont avoir une note inférieure à 75, selon la même source.

Dans les entreprises de plus de 1.000 salariés, une sur 25 est dans le rouge, en amélioration par rapport à 2019 où le rapport était de une sur 5. Toutefois, le "plafond de verre" y persiste (5e critère), puisque 90% versent les dix plus hautes rémunérations quasi uniquement à des hommes et entre zéro et une femme figure parmi ces rémunérations. Une situation inchangée par rapport à 2019.

En France, les femmes sont payées en moyenne, tous postes confondus, 25% de moins que les hommes. A poste et âge égaux, l'écart est de 9%, alors que le principe "à travail égal, salaire égal" est gravé dans la loi depuis 1972.

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