5 382.16 PTS
+0.78 %
5 372.00
+0.70 %
SBF 120 PTS
4 278.05
+0.63 %
DAX PTS
13 178.67
+0.92 %
Dowjones PTS
23 430.33
+0.00 %
6 308.61
+0.00 %
Nikkei PTS
22 416.48
+0.70 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Soutien prudent de Merkel aux projets de réforme de Macron en zone euro

| AFP | 390 | Aucun vote sur cette news
Le Premier ministre français Edouard Philippe et la chancelière allemande  Angela Merkel à Berlin, le 15 septembre 2017.
Le Premier ministre français Edouard Philippe et la chancelière allemande Angela Merkel à Berlin, le 15 septembre 2017. ( John MACDOUGALL / AFP )

Angela Merkel, qui se prépare à un quatrième mandat en Allemagne, a apporté vendredi un soutien prudent aux projets de Paris pour réformer la zone euro et appuyé sans réserve ceux aujourd'hui menés en France.

La chancelière s'est exprimée à l'occasion de la visite à Berlin du Premier ministre français Édouard Philippe, venu notamment préparer le terrain aux réformes que le président Emmanuel Macron entend initier en zone euro et dont il compte présenter le détail juste après les élections législatives allemandes du 24 septembre.

"Nous devons certainement renforcer la gouvernance de la zone euro", a dit à la presse Angela Merkel à propos des idées françaises sur la création d'un budget, d'un ministre des Finances ou encore d'un Parlement propre aux pays de l'Union monétaire.

"Mais pour moi ce qui est important c'est que le vocabulaire avancé - gouvernement de la zone euro, ministre européen des Finances, budget - soit aussi doté d'un contenu", a averti la chancelière.

Car derrière l'ouverture affichée par Berlin, les visions des deux pays divergent encore dans le détail.

Là où la France aimerait que ces nouveaux mécanismes soient notamment mis au service d'une politique d'investissement ambitieuse pour soutenir la croissance et des secteurs d'activité stratégiques en Europe, Berlin se méfie de tout ce qui pourrait ressembler à une mutualisation de dettes et insiste pour une surveillance stricte des déficits publics.

- Pas de 'mutualisation' -

Mme Merkel a ainsi insisté sur l'idée allemande de créer une sorte de "Fonds monétaire européen" à partir de l'organisme chargé aujourd'hui de gérer les plans d'aides financiers aux pays de la zone euro en difficulté. Or, dans l'esprit du gouvernement allemand, ce mécanisme doit permettre d'instaurer en particulier une surveillance plus stricte des politiques budgétaires des pays sous assistance, que ne le fait aujourd'hui la Commission européenne.

La chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre français Edouard Philippe à Berlin, le 15 septembre 2017.
La chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre français Edouard Philippe à Berlin, le 15 septembre 2017. ( John MACDOUGALL / AFP )

Sur la mutualisation de dettes, la chancelière a aussi fermement réitéré son refus. "Sur ce point de principe, rien ne change", a-t-elle dit dans une interview à paraître samedi dans le groupe de presse régional allemand Funke et dans Ouest-France.

Néanmoins, Angela Merkel a dit à Berlin ne "pas avoir de doute que nous trouverons des solutions communes avec la France" une fois le futur gouvernement allemand constitué.

Sa composition aura du reste un impact sur l'attitude finale de Berlin sur le sujet. Si le parti libéral allemand (centre-droit) entre dans la future coalition, cela pourrait compliquer les négociations avec Paris. Ce mouvement est opposé aux projets de réforme d'Emmanuel Macron.

Le Premier ministre français a souligné pour sa part l'importance de donner un nouveau souffle au projet européen.

"Nous avons le sentiment que quelque chose est en train de se jouer, que nous vivons un moment très particulier de l'Histoire de l'Europe, que nous pouvons réussir ou échouer", a-t-il dit, en appelant à "accélérer les choses" et à les "transformer".

- 'Légitimité incroyablement forte' -

Angela Merkel a dans le même temps apporté un soutien franc aux projets de réforme sociale controversés menés en France par Emmanuel Macron et qui sont suivis avec beaucoup d'intérêt en Allemagne.

"J'estime qu'il est très significatif qu'Emmanuel Macron ait dit durant la campagne électorale quelles réformes il souhaitait et dans quel délai et que de ce fait il existe une légitimité incroyablement forte" pour les mener à bien, a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel lors d'une conférence de presse à Berlin.

Toute cela "constitue une très, très bonne base" pour la suite en France, a-t-elle ajouté, en dépit de la contestation dans la rue dans le pays des projets de réforme et alors que certains opposants accusent Paris de se plier à un diktat de Berlin sur le sujet.

"Je ne crois pas que les Français souhaitent le blocage, je pense qu'ils souhaitent le mouvement", lui a fait écho Édouard Philippe.

 ■

Copyright © 2017 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE BOURSE DU MOMENT

Jusqu'à
1000 € OFFERTS

sur vos frais de courtage !*

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 30 novembre 2017

CODE OFFRE : RENTREE17

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : RENTREE17 lors de votre ouverture de compte.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 21/11/2017

Le projet PIPAA, représentant un investissement total de 51,6 millions d'euros sur 5 ans, a reçu un financement de 19,3 ME du Programme...

Publié le 21/11/2017

Point sur les marchés financiers : Les marchés européens ont poursuivi leur correction entre le 10 et 17 novembre en dépit de la solidité des chiffres de croissance dans l'ensemble des économies…

Publié le 21/11/2017

Résultats trimestriels...

Publié le 21/11/2017

Le groupe aurait payé 60 ME pour 60% du capital...

Publié le 21/11/2017

La société sert un rendement de 6%...

CONTENUS SPONSORISÉS