En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 069.48 PTS
-0.52 %
5 086.50
-0.16 %
SBF 120 PTS
4 070.66
-0.17 %
DAX PTS
11 523.81
+0.00 %
Dowjones PTS
25 339.99
+1.15 %
7 157.21
+0.00 %
1.156
-0.00 %

Edouard Philippe à Bruxelles pour vanter son budget

| AFP | 664 | Aucun vote sur cette news
Le Premier ministre français Edouard Philippe et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, à Bruxelles le 16 octobre 2017
Le Premier ministre français Edouard Philippe et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, à Bruxelles le 16 octobre 2017 ( EMMANUEL DUNAND / AFP/Archives )

Le Premier ministre français Edouard Philippe se rend lundi à Bruxelles pour afficher sa détermination à ramener le budget de la France dans les clous européens.

Les échanges entre Paris et la Commission européenne se sont multipliés ces dernières semaines afin que la France sorte du viseur de Bruxelles pour "déficit excessif", puis présente, dans les années à venir, des budgets en accord avec les attentes de l'UE.

"La date de cette visite n'a pas été choisie au hasard", assure une source européenne, ce déplacement étant organisé au lendemain de la limite fixée aux Etats membres pour remettre leurs prévisions budgétaires à la Commission, qui doit ensuite donner son opinion en novembre.

M. Philippe s'entretiendra avec le président de la Commission Jean-Claude Juncker, à qui il expliquera que ses perspectives budgétaires "s'inscrivent bien dans les règles européennes", a détaillé Matignon.

Cette visite est d'autant plus importante pour la France qu'elle ne peut se permettre de présenter un nouveau budget en décalage avec celui de ses partenaires européens au moment où elle leur propose de réformer en profondeur la zone euro.

Le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici à Bruxelles, le 4 octobre 2017, lors de la présentation d'un projet de réforme de la taxation des entreprises dans l'UE
Le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici à Bruxelles, le 4 octobre 2017, lors de la présentation d'un projet de réforme de la taxation des entreprises dans l'UE ( EMMANUEL DUNAND / AFP/Archives )

Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a aussi affirmé vendredi qu'il voulait éviter "l'humiliation" d'être "le dernier pays en procédure de déficit excessif".

La France reste en effet le seul pays de la zone euro avec l'Espagne encore sous le coup, à cause de ses largesses budgétaires, de cette procédure, qui peut aboutir à des sanctions et des amendes, même si cela ne s'est encore jamais produit.

Après un déplacement à Berlin mi-septembre, M. Philippe entend donc montrer à l'UE que "cette fois, c'est différent", selon la source européenne, fort de prévisions optimistes pour les cinq années du quinquennat Macron.

L'exécutif français compte atteindre en 2017 un déficit public de 2,9% du produit intérieur brut (PIB), juste en dessous de la fameuse limite de 3% fixés par les traités européens.

Pour la suite, le gros des efforts est renvoyé à la deuxième partie du mandat: après 2,6% en 2018, puis 3% en 2019, Paris prévoit 1,5% en 2020, 0,9% en 2021 et 0,2% en 2022.

- 'Bonne nouvelle' -

Ces chiffres sont "une bonne nouvelle" et "une étape nécessaire vers la sortie de la France de la procédure de déficit excessif", a relevé le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici.

Selon les règles européennes, un pays doit enregistrer un déficit inférieur à 3,0% pendant deux années de suite pour sortir de cette procédure.

Il faudrait donc, sur le papier, que Paris attende 2019, mais l'UE semble disposer à lui accorder une exception, M. Moscovici évoquant lui-même le "printemps 2018".

Si tel est bien le cas, le budget de la France devra alors répondre dès 2018 à des règles plus strictes que la seule contrainte des 3,0%. Parmi les critères déterminants, celui de la réduction du déficit structurel, c'est-à-dire le déficit calculé sans les effets de la conjoncture économique.

Le Premier ministre Edouard Philippe avec son homologue belge Charles Michel, 16 octobre 2017
Le Premier ministre Edouard Philippe avec son homologue belge Charles Michel, 16 octobre 2017 ( EMMANUEL DUNAND / POOL/AFP/Archives )

Selon les règles européennes, la France doit fournir pour 2018 un effort de réduction du déficit structurel de 0,6% de PIB. Or, celui-ci n'atteindra que 0,1%. Mais là encore, les textes européens devraient laisser la possibilité à Paris de se contenter de cet effort minimal pendant un an.

"C'est ça que M. Philippe viendra expliquer à la Commission", explique la source européenne.

Outre le budget, le Premier ministre français doit parler avec M. Juncker des travailleurs détachés et de la politique commerciale de l'UE, deux dossiers où la France affiche sa vigilance. Une rencontre avec d'autres membres de la Commission est prévue ensuite.

Le déplacement à Bruxelles de M. Philippe a commencé par une séquence "belge", avec un entretien dans la matinée avec le Premier ministre Charles Michel, le premier depuis son arrivée en mai à Matignon.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 15/10/2018

LCM reste à l’Achat sur GL Events, et abaisse son objectif de cours de 29 à 26 euros. L’augmentation de capital de 107 millions d’euros va permettre au groupe de conclure ses acquisitions en…

Publié le 15/10/2018

Engie et le fonds de pension canadien CDPQ (Caisse de dépôt et placement du Québec) prévoient de proposer 9 milliards de dollars pour acquérir le réseau de gazoducs du brésilien Petrobras, a…

Publié le 15/10/2018

La confiance revient rapidement

Publié le 15/10/2018

En plus du contrat de délégation de service public de l’assainissement de Bordeaux Métropole signé récemment par Alain Juppé et Antoine Frérot, c’est une série de nouveaux contrats que…