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Economie : et si Donald Trump faisait grimper l'inflation ?

| Boursier | 373 | Aucun vote sur cette news

Barrières douanières, sanctions... La politique commerciale agressive de Donald Trump fait flamber les cours des matières premières, ce qui pourrait se répercuter ces prochains mois sur les prix des produits de grande consommation.

Economie : et si Donald Trump faisait grimper l'inflation ?
Credits Reuters

Les cours des matières premières, à commencer par le pétrole et l'aluminium, ont flambé ces derniers jours, entraînant une hausse des prévisions d'inflation et une nette tension, ce jeudi, sur les marchés obligataires mondiaux. Les marchés ont notamment réagi à l'application début avril par les Etats-Unis de nouvelles sanctions économiques contre la Russie. En outre, les menaces de guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine font craindre des hausses de prix liées à la création de nouvelles taxes à l'importation.

Même la Réserve fédérale américaine s'est inquiétée dans son dernier Livre Beige, publié mercredi, des effets potentiellement négatifs de la politique protectionniste prônée par Donald Trump. Celle-ci a déjà entraîné une forte hausse des prix des produits sidérurgiques aux Etats-Unis, a relevé la banque centrale, suite à l'annonce, en mars, par Donald Trump de barrières douanières visant les importations d'acier et d'aluminium.

Retour des tensions sur les taux américains et européens

Ces hausses de prix ont été constatées alors même que pour l'instant, les taxes d'importation ne sont pas encore concrètement mises en oeuvre, la plupart des pays ayant obtenu une exonération temporaire...

La crainte d'une guerre commerciale avec la Chine entretient aussi les craintes de hausse des barrières douanières et donc de renchérissement des prix de vente. Cette situation pourrait mener à des hausses de taux qui, si elles intervenaient trop brutalement pourraient peser sur la croissance économique.

Dans ce contexte, les anticipations d'inflation, notamment aux Etats-Unis, ont bondi ces derniers jours, comme le reflètent les tensions intervenues sur les marchés des taux d'intérêts. Jeudi, le rendement de l'emprunt d'Etat américain à 10 ans est remonté à 2,91%, en hausse de 4 points de base. En Europe, le rendement du Bund allemand à 10 ans a bondi jeudi de 7 points de base pour remonter à 0,60%, les investisseurs anticipant que les hausses des cours des matières premières se traduiront par davantage d'inflation dans les mois à venir dans la zone euro.

L'aluminium et le nickel flambent depuis début avril

Depuis le 4 avril, l'indice des matières premières Reuters/Jefferies CRB a bondi de 5%. Les cours de l'aluminium ont même flambé de plus de 20% depuis début avril sur le LME, le marché londonien des matières premières, après que les Etats-Unis ont imposé de nouvelles sanctions à la Russie. Ces sanctions empêchent notamment le géant minier russe Rusal (qui produit 6% de l'aluminium mondial) de vendre son aluminium sur le marché mondial, ce qui a entraîné une tension sur les prix du métal...

Les cours de l'aluminium pointent désormais à leur plus haut niveau depuis 7 ans et cette flambée risque d'avoir un impact sur de nombreux produits de consommation, à commencer par les canettes de boissons et les automobiles... Par ailleurs, le cours du nickel a bondi de 17% depuis le 6 avril, dans la crainte que les Etats-Unis n'étendent prochainement leurs sanctions au géant russe Norilsk Nickel.

L'Arabie saoudite viserait un cours de 80$ à 100$ pour le pétrole

Quant au pétrole, il est remonté au plus haut depuis près de trois ans et demi, le baril de brut léger américain WTI dépassant jeudi en séance les 69$. Les cours du brut ont gagné 13% depuis le début 2018, notamment sur fond de réduction des excédents mondiaux et de tensions au Moyen-Orient, avec les craintes d'une sortie des Etats-Unis de l'accord nucléaire international avec l'Iran. Donald Trump a fixé un nouvel ultimatum au 12 mai, à l'issue duquel les Etats-Unis pourraient sortir de cet accord, ce qui ouvrirait la voie à de nouvelles sanctions de Washington contre Téhéran, notamment sur les exportations pétrolières iraniennes...

Par ailleurs, des sources citées par 'Reuters' ont font état d'une volonté de l'Arabie saoudite de voir le cours du brut s'établir entre 80$ et 100$, ce qui laisse penser que le royaume est prêt agir pour que l'accord de maîtrise de la production, en vigueur depuis la fin 2016 entre l'Opep et ses alliés, dont la Russie, se prolonge sur le long terme.) Les membres de l'Opep et d'autres pays producteurs, dont la Russie, se retrouveront justement ce vendredi à Djeddah en Arabie saoudite pour faire le point sur leur politique de soutien aux cours du brut.

Face à la montée des tensions commerciales internationales, Christine Lagarde, la directrice générale du FMI a appelé jeudi les Etats à ne pas compromettre la croissance par des mesures protectionnistes.

"Les investissements et le commerce sont deux moteurs cruciaux qui sont enfin en train de se redresser", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse à Washington. Elle a appelé les Etats "à travailler ensemble pour résoudre leurs désaccords sans user de mesures exceptionnelles", en d'autres termes à éviter les décisions unilatérales.

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