En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 840.38 PTS
-
4 836.00
-
SBF 120 PTS
3 859.34
-
DAX PTS
11 071.54
-0.17 %
Dowjones PTS
24 575.62
+0.70 %
6 658.76
+0.18 %
1.138
+0.03 %

Donald Trump s'en prend à l'Opep à quelques jours d'une réunion stratégique

| AFP | 711 | Aucun vote sur cette news
Le président américain Donald Trump s'adresse à la presse à Washington avant son départ le 8 juin 2018 pour le sommet du G7
Le président américain Donald Trump s'adresse à la presse à Washington avant son départ le 8 juin 2018 pour le sommet du G7 ( NICHOLAS KAMM / AFP/Archives )

A l'approche d'un sommet de l'Opep, Donald Trump a accusé le cartel de faire monter les cours du brut et flamber l'essence américaine, même si nombre d'analystes estiment que le président porte sa part de responsabilité.

"Les prix du pétrole sont trop élevés, c'est encore l'OPEP qui est à la manoeuvre. Pas bon!", a tweeté le président américain.

C'est la deuxième fois en deux mois que M. Trump attaque les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole. En avril il avait déjà accusé le cartel de maintenir des prix "artificiellement très élevés".

"Il est surprenant de voir le président chercher des responsables alors que l'un des catalyseurs de la récente forte progression des cours a été sa décision de sortir de l'accord nucléaire iranien" début mai, a noté Matt Smith de Clipper Data.

"Les accusations de Donald Trump sont parfaitement légitimes dans le sens où, négatif ou non, le but même de l'Opep et ses partenaires (liés depuis début 2017 par un accord de réduction de leur production en vue de faire baisser les stocks mondiaux et soutenir les cours, ndlr) était de faire monter les prix.

Mais une partie significative de la hausse des cours est liée à la politique extérieure menée par les Etats-Unis", a affirmé Bart Melek de TD Securities.

Le ministre saoudien de l'Energie Khaled al-Faleh (G) et son homologue russe Alexander Novak assistent à une réunion regroupant des producteurs membres et non membres de l'Opep le 20 avril  2018 à Djeddah
Le ministre saoudien de l'Energie Khaled al-Faleh (G) et son homologue russe Alexander Novak assistent à une réunion regroupant des producteurs membres et non membres de l'Opep le 20 avril 2018 à Djeddah ( Amer HILABI / AFP/Archives )

Ce dernier affirme que les critiques de M. Trump sont sans doute destinées à "faire pression" sur les membres du cartel pour qu'ils décident d'augmenter leur production à l'occasion d'une réunion à Vienne le 22 juin, et fassent ainsi reculer les prix du brut et par la même occasion de l'essence américaine.

Données très sensibles aux Etats-Unis dans la mesure où elles influent beaucoup sur le moral de la population, les prix du carburant à la pompe ont fortement progressé ces derniers mois.

Le gallon d'essence ordinaire (environ 3,8 litres) évoluait en moyenne à 2,909 dollars cette semaine alors qu'il était de 2,329 dollars il y a un an, selon les chiffres compilés par AAA, l'association nationale des clubs automobiles.

Aux Etats-Unis, où les taxes représentent une part moins importante du prix de l'essence qu'en Europe, la hausse des cours du pétrole se répercute plus directement sur le carburant et rogne d'autant sur le pouvoir d'achat des ménages.

"Ce tweet tente de mettre la responsabilité de la hausse des prix de l'essence sur l'Opep plutôt que sur les sanctions iraniennes", a affirmé M. Smith.

Un ouvrier à l'oeuvre dans une installation pétrolière sur le champ irakien de Zoubair, dans la province sud de Bassorah le 9 mai 2018
Un ouvrier à l'oeuvre dans une installation pétrolière sur le champ irakien de Zoubair, dans la province sud de Bassorah le 9 mai 2018 ( HAIDAR MOHAMMED ALI / AFP/Archives )

La sortie du président américain intervient alors que deux importants producteurs, l'Arabie Saoudite et la Russie, ont déjà dit récemment vouloir mettre sur la table une hausse de leurs seuils de production lors de la réunion de Vienne, et ainsi relâcher un peu les conditions de l'accord pétrolier les liant.

- Plus d'or noir -

Cet accord a semblé porté ses fruits depuis un an et demi: le baril de Brent, référence sur le marché mondial, est passé d'environ 50 dollars fin 2016 à plus de 80 dollars en mai.

Mais certains participants à l'accord préfèreraient voir l'organisation continuer ses efforts pour maintenir le pétrole à des prix élevés, à l'image de l'Irak.

Publié mercredi, un rapport mensuel de l'Agence internationale de l'Energie (AIE), tout comme celui de l'Opep publié la veille, a déjà fait état d'une hausse de la production du premier exportateur mondial, l'Arabie saoudite.

A 10,02 millions de barils par jour, le pays reste néanmoins en deçà de son objectif de production, fixé fin 2016 par l'Opep et avec dix pays partenaires.

Mais l'AIE a en revanche pointé un autre risque de recul de la production de brut, celui-ci lié au déclin prévisible des productions pétrolières de l'Iran, après la sortie américaine de l'accord sur le nucléaire, et du Venezuela, à cause d'une profonde crise politique, de l'ordre de 1,5 million de baril par jour pour les deux pays.

A l'inverse du cartel, la production américaine a fortement progressé ces derniers mois, poussée par la hausse des prix du brut.

Selon les dernières statistiques hebdomadaires de l'agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) publiées mercredi, le pays a extrait 10,90 millions de barils lors de la semaine achevée le 8 juin, un nouveau record historique pour le pays.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE ASSURANCE VIE

BOURSE DIRECT HORIZON

Découvrez le nouveau contrat d'assurance vie de Bourse Direct

JUSQU'A 170 € DE PRIME OFFERTE*
OU 500 € OFFERTS* EN FRAIS DE COURTAGE

* SOUS CONDITIONS

Pour toute 1ère adhésion au contrat d’assurance vie Bourse Direct Horizon avant le 31 mars 2019 inclus, avec un versement initial investi à 20% minimum sur un (ou des) support(s) d'investissement en unités de compte non garantis en capital.

Je profite de l'offre

Ce contrat présente un risque de perte en capital.

CONTENUS SPONSORISÉS
SUR LE MÊME SUJET
Publié le 23/01/2019

L'attaquant du Paris SG Neymar sort sur blessure lors du 16e de finale de Coupe de France face à Strasbourg au Parc des Princes le 23 janvier 2018 ( FRANCK FIFE / AFP )Neymar est sorti sur…

Publié le 23/01/2019

L'attaquant argentin Gonzalo Higuain sous le maillot de l'AC Milan lors d'un match de Serie A face à la Spal à San Siro le 29 décembre 2018 ( Marco BERTORELLO / AFP/Archives )L'Argentin Gonzalo…

Publié le 23/01/2019

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe à Davos le 23 janvier 2019 ( Fabrice COFFRINI / AFP )Angela Merkel, Shinzo Abe, Wang Qishan: les leaders se sont livré mercredi à Davos à une défense…

Publié le 23/01/2019

L'acteur Alec Baldwin, le 23 janvier 2019 à Manhattan ( POOL / GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP )L'acteur Alec Baldwin a plaidé coupable mercredi de harcèlement et a accepté de suivre une…

Publié le 23/01/2019

Le maire de Bordeaux Alain Juppé lors d'une conférence de presse sur les conséquences économiques du mouvement des "gilets jaunes", le 23 janvier 2019 à Bordeaux ( MEHDI FEDOUACH / AFP )Le…

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 23/01/2019

SNCF Transilien et MND Group, spécialiste du transport par câble à travers sa filiale LST, s’associent pour concevoir et promouvoir des solutions de transport par câble sur certains pôles…

Publié le 23/01/2019

Voltalia a réalisé au quatrième trimestre 2018 un chiffre d'affaires de 51,4 millions d'euros, en baisse de 4 %. A taux constant, les ventes ont ont grimpé de 7 %. Sur l'année, le chiffre…

Publié le 23/01/2019

FONCIÈRE EURIS Société Anonyme au capital de 149 158 950 euros 83, rue du Faubourg Saint-Honoré - 75008 Paris 702 023 508 RCS PARIS     Paris, le 23 janvier…

Publié le 23/01/2019

Pour l'année 2018, le chiffre d'affaires de Seb s'établit à 6...

Publié le 23/01/2019

JCDecaux annonce qu’Hannelore Majoor a été nommée directrice générale de sa filiale néerlandaise, JCDecaux Pays-Bas. Hannelore Majoor a débuté sa carrière chez JCDecaux en octobre 2016 en…