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Donald Trump s'en prend à l'Opep à quelques jours d'une réunion stratégique

| AFP | 356 | Aucun vote sur cette news
Le président américain Donald Trump s'adresse à la presse à Washington avant son départ le 8 juin 2018 pour le sommet du G7
Le président américain Donald Trump s'adresse à la presse à Washington avant son départ le 8 juin 2018 pour le sommet du G7 ( NICHOLAS KAMM / AFP/Archives )

A l'approche d'un sommet de l'Opep, Donald Trump a accusé le cartel de faire monter les cours du brut et flamber l'essence américaine, même si nombre d'analystes estiment que le président porte sa part de responsabilité.

"Les prix du pétrole sont trop élevés, c'est encore l'OPEP qui est à la manoeuvre. Pas bon!", a tweeté le président américain.

C'est la deuxième fois en deux mois que M. Trump attaque les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole. En avril il avait déjà accusé le cartel de maintenir des prix "artificiellement très élevés".

"Il est surprenant de voir le président chercher des responsables alors que l'un des catalyseurs de la récente forte progression des cours a été sa décision de sortir de l'accord nucléaire iranien" début mai, a noté Matt Smith de Clipper Data.

"Les accusations de Donald Trump sont parfaitement légitimes dans le sens où, négatif ou non, le but même de l'Opep et ses partenaires (liés depuis début 2017 par un accord de réduction de leur production en vue de faire baisser les stocks mondiaux et soutenir les cours, ndlr) était de faire monter les prix.

Mais une partie significative de la hausse des cours est liée à la politique extérieure menée par les Etats-Unis", a affirmé Bart Melek de TD Securities.

Le ministre saoudien de l'Energie Khaled al-Faleh (G) et son homologue russe Alexander Novak assistent à une réunion regroupant des producteurs membres et non membres de l'Opep le 20 avril  2018 à Djeddah
Le ministre saoudien de l'Energie Khaled al-Faleh (G) et son homologue russe Alexander Novak assistent à une réunion regroupant des producteurs membres et non membres de l'Opep le 20 avril 2018 à Djeddah ( Amer HILABI / AFP/Archives )

Ce dernier affirme que les critiques de M. Trump sont sans doute destinées à "faire pression" sur les membres du cartel pour qu'ils décident d'augmenter leur production à l'occasion d'une réunion à Vienne le 22 juin, et fassent ainsi reculer les prix du brut et par la même occasion de l'essence américaine.

Données très sensibles aux Etats-Unis dans la mesure où elles influent beaucoup sur le moral de la population, les prix du carburant à la pompe ont fortement progressé ces derniers mois.

Le gallon d'essence ordinaire (environ 3,8 litres) évoluait en moyenne à 2,909 dollars cette semaine alors qu'il était de 2,329 dollars il y a un an, selon les chiffres compilés par AAA, l'association nationale des clubs automobiles.

Aux Etats-Unis, où les taxes représentent une part moins importante du prix de l'essence qu'en Europe, la hausse des cours du pétrole se répercute plus directement sur le carburant et rogne d'autant sur le pouvoir d'achat des ménages.

"Ce tweet tente de mettre la responsabilité de la hausse des prix de l'essence sur l'Opep plutôt que sur les sanctions iraniennes", a affirmé M. Smith.

Un ouvrier à l'oeuvre dans une installation pétrolière sur le champ irakien de Zoubair, dans la province sud de Bassorah le 9 mai 2018
Un ouvrier à l'oeuvre dans une installation pétrolière sur le champ irakien de Zoubair, dans la province sud de Bassorah le 9 mai 2018 ( HAIDAR MOHAMMED ALI / AFP/Archives )

La sortie du président américain intervient alors que deux importants producteurs, l'Arabie Saoudite et la Russie, ont déjà dit récemment vouloir mettre sur la table une hausse de leurs seuils de production lors de la réunion de Vienne, et ainsi relâcher un peu les conditions de l'accord pétrolier les liant.

- Plus d'or noir -

Cet accord a semblé porté ses fruits depuis un an et demi: le baril de Brent, référence sur le marché mondial, est passé d'environ 50 dollars fin 2016 à plus de 80 dollars en mai.

Mais certains participants à l'accord préfèreraient voir l'organisation continuer ses efforts pour maintenir le pétrole à des prix élevés, à l'image de l'Irak.

Publié mercredi, un rapport mensuel de l'Agence internationale de l'Energie (AIE), tout comme celui de l'Opep publié la veille, a déjà fait état d'une hausse de la production du premier exportateur mondial, l'Arabie saoudite.

A 10,02 millions de barils par jour, le pays reste néanmoins en deçà de son objectif de production, fixé fin 2016 par l'Opep et avec dix pays partenaires.

Mais l'AIE a en revanche pointé un autre risque de recul de la production de brut, celui-ci lié au déclin prévisible des productions pétrolières de l'Iran, après la sortie américaine de l'accord sur le nucléaire, et du Venezuela, à cause d'une profonde crise politique, de l'ordre de 1,5 million de baril par jour pour les deux pays.

A l'inverse du cartel, la production américaine a fortement progressé ces derniers mois, poussée par la hausse des prix du brut.

Selon les dernières statistiques hebdomadaires de l'agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) publiées mercredi, le pays a extrait 10,90 millions de barils lors de la semaine achevée le 8 juin, un nouveau record historique pour le pays.

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