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Devises : le dollar toujours ferme, l'euro et la livre rechutent

| Boursier | 167 | Aucun vote sur cette news

Le billet vert a progressé pour la 2ème séance consécutive, mardi, les investisseurs restant confiants dans les performances de l'économie américaine, malgré les risques pesant sur la croissance mondiale.

Devises : le dollar toujours ferme, l'euro et la livre rechutent
Credits Reuters

Le dollar a progressé pour la 2ème séance consécutive, mardi, malgré la publication d'un indice d'activité un peu "juste" en janvier aux Etats-Unis. L'indice du dollar, qui reflète son évolution face à un panier de 6 devises de référence (euro, yen, franc suisse, livre sterling, dollar canadien et couronne suédoise) progressait mardi soir de 0,22% à 96,06 points, à quelques heures du discours de Donald Trump sur l'état de la Nation.

L'euro reculait de 0,21% à 1,1412$, tandis que la livre sterling chutait 0,63% à 1,2955$, alors que les négociations sur le Brexit semblent toujours dans l'impasse. En outre, l'indice IHS Markit/CIPS des services s'est effondré au Royaume-Uni en janvier au plus bas depuis juillet 2016, à 50,1 contre 51,2 en décembre. L'activité dans les services outre-Manche est donc tout juste supérieure au seuil de 50 qui sépare l'expansion de la contraction.

L'activité reste plus solide aux Etats-Unis qu'en Europe

Aux Etats-Unis, l'indice ISM d'activité des services, publié mardi, a reculé à 56,7 en janvier contre 57,1 attendu et après 58 en décembre, revenant au plus bas depuis 5 mois. L'indice Markit PMI est lui ressorti à 54,2, en ligne avec le consensus de place.

Les investisseurs ont cependant peu réagi à ces chiffres, qui témoignent toujours d'une forte activité. Ils restent optimistes pour l'économie américaine depuis la publication, vendredi dernier, de chiffres de créations d'emploi bien supérieures aux attentes, ainsi que d'indices ISM et PMI manufacturiers au dessus du consensus.

L'euro reste en revanche affaibli par les signes de ralentissement de l'activité sur le Vieux continent. L'indice PMI final manufacturier de la zone euro s'est replié en janvier à 50,5, contre 51,4 en décembre, et flirte désormais avec la contraction (caractérisée par un chiffre inférieur à 50). Quant à l'indice composite IHS Markit, qui englobe aussi les services, il a reculé de 51,1 à 51 en janvier, son cinquième mois de recul consécutif.

Par ailleurs, les ventes au détail ont diminué de 1,6% dans la zone euro en décembre après avoir progressé de 0,8% en novembre.

La BCE prépare déjà l'après-Mario Draghi

La devise européenne reste aussi dépendante des annonces de la BCE, qui semble de plus en plus encline à reporter le début de son cycle de hausses des taux. A l'occasion de la réunion du 24 janvier, le président de la BCE Mario Draghi a reconnu que l'économie de la zone euro était "plus faible que prévu". Il n'a pas écarté la possibilité de nouvelles actions de soutien de la banque centrale en cas de besoin (prêts quasi-gratuits à long terme aux banques, reprise des rachats d'actifs). Dans ces conditions, les marchés n'attendent plus de relèvement des taux directeurs avant 2020.

En outre, le départ de Mario Draghi, prévu le 1er octobre 2019 complique la donne. Selon des sources citées mardi par 'Reuters', certains responsables de la BCE sont réticents à l'idée de modifier le discours de l'institution sur l'évolution future des taux d'intérêt car cela risquerait de lier les mains du prochain président de l'institution avant même sa nomination.

Le remplaçant de Mario Draghi comme président de la BCE sera désigné après les élections européennes de la fin mai. Parmi les noms des personnalités données comme favorites pour prendre la présidence de la BCE figurent ceux de François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, et de Jens Weidmann, le président de la Bundesbank, dont les opinions en matière de politique monétaire sont très différentes.

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