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Devises : la livre sterling pique du nez, tensions sur le Brexit

| Boursier | 403 | 3 par 1 internautes

La crainte d'un "hard Brexit" a refait surface... Londres aurait fixé une date-butoir au 15 octobre pour parvenir à un accord, faute de quoi Boris Johnson menace de ne pas appliquer le traité sur la sortie de l'UE.

Devises : la livre sterling pique du nez, tensions sur le Brexit
Credits Reuters

La livre sterling a perdu près de 1% lundi sur les marchés interbancaires, pénalisée par la crainte d'un Brexit sans accord, après un nouveau regain de des tensions politiques entre l'Union européenne et le gouvernement britannique.

La livre sterling cédait 0,84% en soirée à 1,3166 dollar. Face à l'euro, la devise britannique reculait de 0,7% à 89,74 pence pour un euro.

Boris Johnson prêt à "passer à autre chose"

Alors que les négociations sur le Brexit peinent à avancer depuis des mois, et entreront ce mardi dans leur phase finale, la presse britannique a rapporté ce week-end que le gouvernement britannique aurait menacé de ne pas appliquer le traité sur sa sortie de l'Union européenne si un accord de libre-échange n'est pas conclu d'ici au 15 octobre. "Si nous ne pouvons pas nous entendre d'ici là, je ne crois pas qu'il y aura un accord de libre-échange entre nous, et nous devrons à la fois l'accepter et passer à autre chose", dira le Premier ministre Boris Johnson, ont fait savoir ses services.

Londres envisagerait de remplacer les points-clés de l'accord par une nouvelle législation... De quoi compromettre le traité signé en janvier et attiser les tensions en Irlande du Nord. Certaines dispositions du projet de loi sur le marché intérieur, qui doivent être publiées mercredi, vont "éliminer le caractère juridiquement contraignant de certaines parties de l'accord de retrait" dans des domaines tels que les aides d'Etat et les douanes d'Irlande du Nord, a notamment rapporté le 'Financial Times', citant trois sources proches du dossier.

30% à 40% de chances de parvenir à un accord ?

Le Royaume-Uni a officiellement quitté l'UE le 31 janvier dernier, mais il reste soumis aux règles communautaires pendant une période de transition s'achevant le 31 décembre 2020.

Faute d'accord avant le 31 décembre, les seules règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), avec leurs droits de douane élevés et leurs contrôles douaniers poussés, s'appliqueraient aux relations commerciales entre les partenaires. De quoi affaiblir des économies déjà frappées de plein fouet par la pandémie.

En fin de semaine dernière, le 'Times' avait cité des responsables du cabinet du Boris Johnson évaluant les chances d'un accord à seulement à 30% à 40% en raison d'un blocage sur l'aide d'Etat à laquelle Londres souhaite recourir pour développer son secteur technologique.

"Tout ce qui a été signé doit être respecté"

Signe des tensions croissantes, des rumeurs d'une mise à l'écart de Michel Barnier, le négociateur européen pour le Brexit, ont été évoquées en fin de semaine dernière par la presse britannique. Ces rumeurs ont été démenties par le gouvernement français. Lundi, M. Barnier, a averti que "tout ce qui a été signé dans le passé doit être respecté". Il avait accusé en fin de semaine dernière Londres de ne montrer "aucune volonté de compromis".

Son homologue britannique, David Frost, a de son côté affirmé dans un entretien au 'Mail on Sunday' que le Royaume-Uni ne deviendrait pas un "Etat vassal" de l'Union européenne. A l'approche de la 8e et dernière session de discussions avec l'UE cette semaine, M. Frost a souligné que le Royaume-Uni n'allait "pas faire de concessions sur le principe fondamental d'avoir le contrôle sur ses propres lois".

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