En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
6 024.26 PTS
+0.88 %
5 994.00
+0.44 %
SBF 120 PTS
4 743.30
+0.77 %
DAX PTS
13 576.68
+1.41 %
Dow Jones PTS
28 989.73
-0.58 %
9 141.47
-0.82 %
1.102
+0. %

Développer la télémédecine, enjeu majeur pour les acteurs du grand âge

| AFP | 291 | Aucun vote sur cette news
Consultation de cardiologie en  télémédecine le 25 novembre 2015 à Lubersac, en Corrèze
Consultation de cardiologie en télémédecine le 25 novembre 2015 à Lubersac, en Corrèze ( PASCAL LACHENAUD / AFP )

Développer la télémédecine pour des diagnostics et des prescriptions mais aussi pour éviter des hospitalisations et désengorger les services d'urgences: il s'agit d'un enjeu crucial pour les gérants d'Ehpad et de cliniques, qui essuient les plâtres dans un domaine où tout reste à faire.

Ces derniers mois, les acteurs du secteur du "grand âge" se lancent: le groupe privé Orpea veut diviser par deux les hospitalisations de ses patients et résidents, en trois ans, en généralisant la télémédecine à ses 354 établissements en France (maisons de retraite, cliniques de soins de suite et psychiatriques).

"Les résidents de nos maisons de retraite ont 87 ans d'âge moyen, les deux tiers sont dénutris, et sur une année 30% d'entre eux vont subir une hospitalisation, le plus souvent aux urgences. Or hospitaliser un résident désorienté, extrêmement fragilisé, c'est prendre un risque", dit à l'AFP Jean-Claude Brdenk, directeur général délégué en charge de l'exploitation chez Orpea.

"Nous voulons surtout éviter qu'il parte à l'hôpital, mais lorsque c'est nécessaire, la télémédecine permet d'améliorer sa prise en charge, en l'orientant vers le bon service, grâce aux examens réalisés en amont par une aide-soignante", dit-il.

Développée par la start-up bordelaise Exelus -dans laquelle Orpea a pris 20%-, la plateforme Nomadeec permet de transmettre au médecin ou aux urgences des examens cliniques (pouls, tension, électrocardiogramme...) réalisés lors d'un accident de santé ou au quotidien.

Les comptes rendus d'examens vont directement dans le dossier du patient et la plateforme met en relation médecine d'urgence - 25 centres de télérégulation du Samu en sont équipés, ainsi que certains CHU - médecins de ville - sous réserve qu'ils aient un bon wifi - et les maisons de retraite.

Orpea va investir 10 millions d'euros pour former ses équipes (aides-soignants, infirmiers) et installer l'internet haut débit dans ses établissements.

Il devra aussi motiver les médecins à adopter la téléconsultation. "Il faudra les embarquer en leur montrant l'intérêt pour eux. Mais le principal défi est technique", estime François Bertin, directeur médical France d'Orpea.

Avec le développement de la technologie mobile 5G, "cela ira beaucoup mieux, mais en attendant ce n'est pas simple: il y a beaucoup d'interruptions de connexions qui font perdre du temps aux professionnels", renchérit Bruno de La Rochebrochard, analyste du courtier parisien Bryan Garnier.

Besoin de standardisation

Du fait du vieillissement de la population, la "silver économie" - qui désigne la consommation des seniors ainsi que l'économie du "bien-vieillir"-, pèsera à l'horizon 2024 quelque 101 milliards d'euros en France, contre 91,5 milliards cette année, selon le cabinet Xerfi Précepta.

En son sein, "la généralisation de services numériques durables utiles est une nécessité", dit Xerfi. "Il reste que les Ehpad ou les services de maintien à domicile affichent des niveaux d'équipement et de maturité de leur système d'information très décevants": investir "doit être au centre de leurs priorités".

De son côté, le numéro un européen des maisons de retraite Korian va lui aussi déployer la téléconsultation cette année, grâce à la start-up Omedys, dont il a pris 70%.

Fondée par deux médecins urgentistes, elle réalise des examens médicaux dans un réseau de salles de téléconsultation connectées, créées avec le soutien de collectivités locales dans l'est de la France.

"Tous ces outils sont en train d'arriver, c'est passionnant, et ils permettront de faire des économies gigantesques", dit à l'AFP M de La Rochebrochard. "Mais pour qu'ils puissent communiquer entre eux", dit-il, "il faudrait une standardisation, or les entreprises privées qui les développent n'ont aucun intérêt à ouvrir leurs solutions".

"Les +datas+ valent de l'argent et tout le monde veut en rester propriétaire", souligne l'analyste. En outre, la gestion des données personnelles est sensible, et "aucun garde-fou n'existe encore".

Depuis septembre 2018, les consultations médicales réalisées à distance sont remboursées aux tarifs de la Sécurité sociale si elles respectent certains critères tels que passer par le médecin traitant.

Mais le déploiement de la télémédecine est lent: seules 60.000 téléconsultations ont été prises en compte entre septembre 2018 et septembre 2019 - alors que le gouvernement tablait sur 500.000 actes en 2019 -, et 1.600 médecins libéraux ou structures de santé en avaient facturé.

 ■

Copyright © 2020 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 24/01/2020

Au 1er février 2020, les tarifs réglementés hors taxe d'Engie baissent de 3,3% par rapport au barème en vigueur applicable depuis le 1er janvier 2020...

Publié le 24/01/2020

METabolic EXplorer a fait le point vendredi soir sur le litige lié à l'abandon de son projet en Malaisie en 2014. Ainsi, la Cour d'Appel de Douai a rendu le 23 janvier 2020 un arrêt aux termes…

Publié le 24/01/2020

Le titre Alstom gagnait finalement 1,4% en clôture ce vendredi à 47,12 euros, Bloomberg ayant indiqué que Bombardier aurait eu des discussions...

Publié le 24/01/2020

L’Olympique Lyonnais a annoncé le transfert de l’attaquant international zimbabwéen Tino Kadewere, en provenance du Havre AC, pour un montant de 12 millions d’euros, auquel pourra s’ajouter…

Publié le 24/01/2020

À l'issue de l'offre publique d'achat simplifiée initiée par Coyote System visant les actions de la société Traqueur non détenues par lui, au prix...