En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 398.32 PTS
-0.35 %
5 387.50
-0.51 %
SBF 120 PTS
4 320.54
-0.34 %
DAX PTS
12 561.42
-0.98 %
Dowjones PTS
25 058.12
-0.03 %
7 350.23
-0.03 %
1.172
+0.00 %

Devant les réformes sociales, des syndicats fracturés

| AFP | 363 | Aucun vote sur cette news
Manifestants CGT contre la réforme du code du travail le 19 octobre 2017 à Paris
Manifestants CGT contre la réforme du code du travail le 19 octobre 2017 à Paris ( Lionel BONAVENTURE / AFP/Archives )

Cinq mois après l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir, les syndicats ont bien du mal à peser face aux réformes sociales qui s'enchaînent, fragilisés par leur désunion et leurs fractures internes.

L'intersyndicale, réunie mardi soir, a fait une nouvelle fois le constat d'un profond désaccord.

Résultat, d'un côté, trois syndicats, la CGT, FO et Solidaires, ont fixé une date de mobilisation le 16 novembre, afin de protester contre une "politique libérale" menée par le gouvernement. De l'autre, la CFDT, la CFTC, la Fage et l'Unsa ont signé une mise en garde commune du gouvernement.

L'appel à la grève et à manifester a dû être finalisé dans un café de Belleville, non loin du siège de la CFDT où se tenait l'intersyndicale, scindée en deux au bout de deux heures de discussion.

La CGT, FO et Solidaires pointent les ordonnances réformant le droit du travail mais aussi les réformes en gestation de l'assurance chômage et de la formation professionnelle, ou encore l'augmentation de la CSG.

Contrairement aux trois précédentes journées d'action contre les ordonnances (12 et 21 septembre et 19 octobre), FO sera officiellement dans la rue aux côtés la CGT. Son leader Jean-Claude Mailly, poussé par ses militants, avait été missionné pour trouver une date de mobilisation.

"La mobilisation, cela ne marche pas", expliquait mardi soir Véronique Descacq la numéro deux de la CFDT. La direction du syndicat s'est vu elle aussi reprocher son ton modéré par une partie de ses militants.

"C'est peut-être une réunion de clarification entre deux syndicalismes à l'oeuvre dans notre pays: un syndicalisme qui croit, en dépit de la confrontation avec la réalité (...), que la contestation permettrait d'aboutir (...) et une autre qui pense que c'est par la construction de propositions qu'on construit le mieux un rapport de forces", explique Mme Descacq ciblant la difficulté de mobiliser de la CGT.

Lors d'un rassemblement début octobre, elle présentait la stratégie de sa centrale comme la plus "efficace".

- "lobbying" contre "rituels" -

"Qui peut dire que la CGT pèsera sur les (prochaines) réformes ? Personne! Nous, oui, nous pèserons", s'était-elle avancé.

Pour Stéphane Sirot, historien spécialiste du mouvement syndical, il y a bien "un syndicalisme de lobbying" représenté par la CFDT et "un syndicalisme de mobilisation" celui de la CGT.

"Ces deux syndicalismes sont confrontés à leurs propres limites comme ils l'ont rarement été", observe-t-il, estimant qu'il y a "rarement eu, voire jamais, un mouvement syndical en France aussi fracturé".

Selon lui, "le +syndicalisme de lobbying+ n'arrive à obtenir des résultats qu'à partir du moment où le pouvoir politique veut bien lui en donner" et celui de mobilisation, comme la CGT, "agit sur des rituels" qui "ne sont d'aucune efficacité si le pouvoir politique, là aussi, n'accepte pas d'entrer dans le jeu de la négociation et de concéder quelque chose".

Selon Dominique Andolfatto professeur à l'université de Bourgogne, le numéro un de la CGT, Philippe Martinez, désigné après l'affaire Thierry Lepaon, "poursuit une stratégie interne" pour "consolider" sa position.

Laurent Berger (D), secrétaire général de la CFDT reçu par le président de la République le 13 octobre 2017 à l'Elysée à Paris
Laurent Berger (D), secrétaire général de la CFDT reçu par le président de la République le 13 octobre 2017 à l'Elysée à Paris ( ludovic MARIN / POOL/AFP/Archives )

Mardi soir, ni la CFE-CGC, ni la FSU ne se sont retrouvés dans les deux camps en présence. Ils prendront leur décision plus tard. Représentant de la confédération des cadres, Gilles Lécuelle a relevé "la méthode employée par le gouvernement de +siloter+ (mettre en silo, ndlr) les organisations syndicales et patronales" en multipliant des rencontres en tête-à-tête.

"Macron, il fait un peu comme Sarkozy en début de quinquennat, il a un agenda social très chargé, il met la pression sur les syndicats, ça a tendance un peu à les paralyser ou à leur dicter leur comportement", analyse M. Andolfatto.

"On a le sentiment que les syndicats sont incapables, en raison de leur division, de penser de façon cohérente un avenir. Chacun a pensé à un futur, mais il n'y a pas de mise en commun", ajoute-t-il.

"Je souhaite un syndicalisme moins politique. On a besoin de corps intermédiaires mais à la bonne place", disait le candidat Emmanuel Macron pendant dans la campagne présidentielle.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

SEMAINE TRICOLORE

1000 € OFFERTS*
SUR VOS FRAIS DE COURTAGE

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 24 juillet 2018

CODE OFFRE : BLEUS18

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : BLEUS18 lors de votre ouverture de compte.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 20/07/2018

APRRLa filiale autoroutière d'Eiffage communiquera son chiffre d'affaires du deuxième trimestre après la clôture de la Bourse.ICADELa foncière publiera ses résultats du premier…

Publié le 20/07/2018

A 16h00 aux Etats-UnisReventes de logements en juin.source : AOF

Publié le 20/07/2018

Luxembourg, 20 juillet 2018 - Aperam annonce avoir mené à terme son programme de rachat d'actions annoncé le 30 janvier 2018 (ci-après le "Programme"). Au total,…

Publié le 20/07/2018

A l’issue de la période d'acceptation initiale et des périodes de réouverture volontaire et obligatoire de l’offre, près de 96 % des actions de Realdolmen ont été apportées. En…

Publié le 20/07/2018

Eurazeo annonce être entrée en négociations exclusives avec PAI Partners en vue de la cession de sa participation dans Asmodee, un leader international de l’édition et de la distribution de jeux…