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Des députés en expédition à Rungis, entre les tripes et le fromage

| AFP | 389 | Aucun vote sur cette news
Vue d'un pavillon du marché international de Rungis, le 7 décembre 2016
Vue d'un pavillon du marché international de Rungis, le 7 décembre 2016 ( PHILIPPE LOPEZ / AFP/Archives )

"Combien de têtes de veau désossées par jour?", "comment est déterminé le prix?": une trentaine de députés arpentent l'immense marché de gros de produits frais de Rungis pour remonter la chaîne alimentaire et mieux comprendre les enjeux cruciaux des Etats généraux de l'alimentation.

Dans le pavillon de la triperie, Omar, désosseur, extirpe une cervelle d'une tête de veau en quelques minutes. Les élus, en blouses blanches et casquettes, brandissent leurs smartphones: photo!

Les membres de la Commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale sont venus découvrir l'organisation nocturne des grossistes à la veille de l'audition jeudi d'une quinzaine d'acteurs du secteur alimentaire, dans le cadre des Etats généraux de l'alimentation.

"Je suis plutôt une députée des villes, pas une députée des champs", concède Anne-Laurence Petel, élue LREM des Bouches-du-Rhône, entre deux questions aux responsables de Rungis.

"Mais avoir fait ces Etats généraux sous l'angle de l'alimentation permet à tout le monde, y compris les citadins, de s'intéresser à ce qui est vital".

La question du prix est au coeur des préoccupations de Daniel Fasquelle (LR), pour qui la visite "permet de mieux comprendre la décomposition de la chaîne" alimentaire et donc de "mieux défendre les intérêts de producteurs face aux grossistes, aux entreprises de transformation, aux grandes surfaces".

Au coeur de ce marché de près d'un million de mètres carrés, où les produits d'agriculteurs sont proposés à près de 12.000 acheteurs, dont une majorité de restaurateurs et de commerçants de bouche, chacun mène son expédition.

"Regardez, il est écrit +escargots de Bourgogne+ en gros et en tout petit +pays de l'Est+", s'exclame interloqué Richard Ramos (Modem), en montrant l'étiquette d'un sac d'escargots surgelés trouvé dans le pavillon de la marée.

"Vous pouvez me montrer où se trouve l'aloyau?", demande Dominique Potier (Nouvelle Gauche) à un ouvrier entouré de centaines de carcasses de boeuf. Il s'inquiète d'une possible augmentation de l'importation de ce type de morceaux "nobles" en provenance du Canada, que pourrait permettre le traité de libre-échange CETA.

- Classe verte -

Beaucoup d'élus recherchent aussi le goût. Après le quartier des volailles et un passage à la nouvelle halle de fruits bio, une députée s'attarde devant un présentoir de fromage à la truffe et aux orties: "On peut goûter?".

"Pas trop quand même, c'est pour nos clients...", répond la grossiste. Une dizaine d'élus se servent.

"C'est un peu la classe verte", se moque François Ruffin (LFI).

Le député Insoumis apprécie cette visite, occasion de conversations "au bistrot avec le coordinateur des Etats généraux de l'alimentation (Olivier Allain, ndlr) et avec les différents groupes" politiques. Des échanges "plus détendu(s) qu'en commission".

"Là, ce qu'on entend c'est qu'il faut une loi (...), avec le souhait du coordinateur et des Républicains" pour réguler les interactions entre producteurs et distributeurs, et "qu'éventuellement (les dérives, ndlr) puissent être pénalement poursuivies", se félicite-t-il.

Pour Jean-Baptiste Moreau (LREM), ancien président d'abattoir et d'une coopérative bovine, la visite permet de "reconnecter", de "discuter avec les acteurs en direct".

"Intéressez-vous au modèle Rungis", exporté à l'étranger, lance Stéphane Layani, président du marché qui regroupe 1.200 entreprises au chiffre d'affaires global de près de 9 milliards d'euros en 2015: "tout ça est géré par une entreprise (la Semmaris) qui mutualise un certain nombre de sujets", comme la logistique, souligne-t-il.

Une visite gagnante des deux côtés? Xavier Perreau, directeur commercial de la Semmaris, se dit intéressé par "la notion de coopérative de centre-ville mentionnée par un député, en vue de la revitalisation de certaines villes moyennes", et se demande déjà "comment Rungis peut être un acteur de ce genre de projets".

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