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Des associations de créanciers s'opposent à l'entrée du Pérou dans l'OCDE

| AFP | 115 | Aucun vote sur cette news
Le Chateau de la Muette, siège de l'OCDE, le 26 mai 2011 à Paris
Le Chateau de la Muette, siège de l'OCDE, le 26 mai 2011 à Paris ( ERIC PIERMONT / AFP/Archives )

Des associations affirmant représenter plusieurs milliers de créanciers péruviens et américains se sont opposées lundi à l'entrée du Pérou dans l'OCDE, exigeant le remboursement préalable d'une dette de trois à cinq milliards de dollars liée à une réforme agraire de 1969.

"Le Pérou ne saurait rejoindre le club exclusif des grandes économies mondiales à cause d'un défaut de paiement sélectif et persistant sur des obligations foncières souveraines", estiment dans un communiqué commun l'Association des détenteurs d'obligations de la dette agraire (ABDA) et l'Association des porteurs péruvo-américains d'obligations pour la justice (PABJ).

"Le Pérou refuse de rembourser cette dette agraire", héritée d'une réforme mise en oeuvre entre 1969 et 1979, "aux dépens de milliers de créanciers", ajoutent les associations, qui ont écrit au secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurría, et à plus de 60 fonctionnaires de l'organisation basée à Paris.

Contactée par l'AFP, l'ambassade du Pérou en France n'avait pas souhaité lundi midi faire de commentaire.

Dans leur courrier, les deux associations s'appuient sur un rapport qu'elles ont commandé à Hans Blommestein, directeur de la gestion des dettes publiques de l'OCDE entre 2001 à 2016.

Dans ce rapport, M. Blommestein estime que "le Pérou ne devrait pas être considéré comme un candidat viable pour devenir membre à part entière de l'OCDE car il n'en remplit pas les conditions nécessaires".

En cause, selon le document: le "refus" des autorités péruviennes, et notamment du président Pedro Pablo Kuczynski, "d'accorder une compensation juste" pour ces obligations, "bien que ce remboursement semble loin d'être impossible pour l'Etat péruvien".

Ces obligations avaient été émises dans les années 1970 dans le cadre d'une vaste réforme agraire: quelque neuf millions d'hectares de terres détenues par des grand propriétaires avaient alors été redistribués à des petits paysans.

L'Etat péruvien, qui s'était engagé à payer ces créances, a cessé ses remboursements à la fin des années 1980, laissant derrière lui un impayé évalué entre trois et cinq milliards de dollars. Le Tribunal constitutionnel péruvien a depuis ordonné le paiement de ces obligations, sans que cette décision soit suivie d'effets.

Le président Kuczynski avait indiqué peu après son élection en 2016 vouloir faire en sorte que le Pérou devienne membre de l'OCDE à l'horizon 2021. Plusieurs puissances moyennes ou pays émergents ont intégré ces dernières années ce "club des pays riches", à l'image du Chili, d'Israël ou de la Lettonie.

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