En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 378.98 PTS
-
5 317.0
-
SBF 120 PTS
4 247.11
-
DAX PTS
12 168.74
-
Dowjones PTS
25 776.61
-0.39 %
7 420.66
-0.41 %
1.115
-0.04 %

Déboires boursiers d'Uber et Lyft: la faute aux grandes banques?

| AFP | 351 | Aucun vote sur cette news
La cotation d'Uber lors de son entrée à Wall Street, le 10 mai 2019 à New York
La cotation d'Uber lors de son entrée à Wall Street, le 10 mai 2019 à New York ( Johannes EISELE / AFP/Archives )

L'entrée à Wall Street d'Uber s'est transformée en cauchemar boursier malgré l'absence de bug technique comme ce fut le cas avec Facebook. Qu'est-ce qui n'a pas marché ? A qui la faute ?

120 milliards de dollars, 100 milliards: ces chiffres, supérieurs au PIB de Cuba (96,85 milliards) ou du Kenya (79,2 milliards), étaient avancés comme la probable capitalisation boursière d'Uber il y a encore quelques semaines.

Mais lundi, au deuxième jour de sa cotation à Wall Street, le leader mondial de la réservation en ligne de voitures avec chauffeur ne valait que 62,1 milliards de dollars.

Il a perdu 17,55% de sa valeur en deux séances, une déroute qui s'apparente aux déboires de son rival Lyft, qui a perdu un tiers de sa valeur (33%) en moins de deux mois de cotation.

Bérézina

C'est la bérézina pour les grosses fortunes et grands investisseurs (fonds d'investissements, fonds de pension, sociétés de capital-investissement...) qui se sont rués sur Uber avant son entrée à Wall Street, séduits par ses promesses de devenir "l'Amazon des transports" avec une offensive dans la voiture autonome et la livraison des repas.

La banque d'affaires américaine Morgan Stanley, qui courtisait Uber afin de piloter son entrée en Bourse, a proposé dès 2016 à ses riches clients et salariés d'investir dans le groupe californien via un fonds baptisé New Riders LP, selon des sources bancaires.

Un trader à Wall Street lors de l'introduction en Bourse d'Uber, le 10 mai 2019 à New York
Un trader à Wall Street lors de l'introduction en Bourse d'Uber, le 10 mai 2019 à New York ( Johannes EISELE / AFP/Archives )

Le ticket d'entrée minimum était de 250.000 dollars au prix de 48,77 dollars le titre, soit 11,67 dollars de plus que le cours de l'action Uber lundi. Il est difficile pour l'instant de savoir si ces grosses fortunes ont demandé des comptes à la firme.

Contactée par l'AFP, Morgan Stanley, qui a été retenue par Uber au même titre que Goldman Sachs et Bank of America Merrill Lynch, n'a pas souhaité commenter.

Traditionnellement, les entreprises souhaitant entrer en Bourse font appel aux banques qui les aident à lever de l'argent auprès d'investisseurs institutionnels, à trouver une valorisation correspondant à la santé de leur activité et aux promesses d'avenir et gèrent la transaction.

Outre les incertitudes sur le modèle économique, les pertes colossales et la volatilité des marchés financiers du fait du conflit commercial sino-américain, les mésaventures boursières d'Uber et Lyft s'expliquent aussi par les erreurs de banques, selon des sources bancaires.

Dans le cas d'Uber, les regards sont tournés vers Morgan Stanley, qui était la banque principale ("lead underwriter").

Il lui est reproché de ne pas avoir pris correctement le pouls des milieux financiers vis à vis du secteur des VTC en faisant miroiter une valorisation folle alors que ses deux partenaires (Goldman Sachs et Bank of America) plaidaient pour plus de réalisme, confient deux sources bancaires.

Soros fatal à Lyft

Le vent a tourné quand, échaudé par la douche froide réservée à Lyft, Uber a décidé de revoir à la baisse ses ambitions.

Top 10 des entreprises valant le plus à leur entrée en bourse
Top 10 des entreprises valant le plus à leur entrée en bourse ( Riwan MARHIC / AFP )

"Ca a créé un cycle de nouvelles négatives", dit une des sources sous couvert d'anonymat. Ainsi vendredi, les investisseurs, en l’occurrence des particuliers, ont boudé le titre.

Il y aurait également eu des couacs au moment de la cotation, dit une autre source bancaire, qui reproche à Morgan Stanley de ne pas avoir aidé au démarrage des échanges au moment où de premières indications suggéraient un début en hausse.

Morgan Stanley peut en outre intervenir pour stabiliser la dégringolade du titre, en utilisant les actions que lui a données en options ("green shoe") Uber en sa qualité de banque principale. La firme ne l'avait toujours pas fait jusqu'à lundi soir, selon différentes sources bancaires.

L'établissement, qui a aussi piloté les IPO de Google et Facebook (marquée il y a pile sept ans par des incidents techniques), n'a pas souhaité commenter.

Les grandes banques se livrent une compétition pour conseiller les startups souhaitant entrer en Bourse. Les commissions qu'elles perçoivent pour ces transactions alimentent leurs bénéfices.

Les IPO sont aussi l'occasion d'attirer et de fidéliser de gros clients en leur offrant des opportunités d'investir dans des entreprises prometteuses.

Dans le cas de Lyft, il y a eu un grand intérêt de la part des investisseurs mais l'action a pâti du fait que des financiers ont parié sur son effondrement, une stratégie spéculative appelée "short selling" (vente à découvert).

Le logo de Lyft sur la façade du Nasdaq à New York, le 29 mars 2019
Le logo de Lyft sur la façade du Nasdaq à New York, le 29 mars 2019 ( Don Emmert / AFP/Archives )

Peu avant l'IPO, le financier et investisseur activiste Carl Icahn a vendu sa participation de 2,7% au raider George Soros. Ce dernier a acheté parallèlement des produits dérivés portant sur la chute du titre (hedge), ce qui est légal, indique une source bancaire.

La propagation des rumeurs sur cette transaction a incité de nombreux investisseurs à liquider leurs positions, précipitant la chute du titre Lyft, selon cette source.

Qui a conçu le contrat de M. Soros ? Interrogées par l'AFP, les grandes banques américaines se renvoient la balle.

JPMorgan Chase, qui était la banque principale, a essayé de stabiliser le cours mais les volumes d'échanges étaient très importants, ce qui n'a eu qu'un répit momentané, indique une autre source bancaire.

Contactée par l'AFP, la banque n'a pas souhaité commenter.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE ASSURANCE VIE

BOURSE DIRECT HORIZON

Découvrez le nouveau contrat d'assurance vie de Bourse Direct

JUSQU'A 170 € DE PRIME OFFERTE*
OU 500 € OFFERTS* EN FRAIS DE COURTAGE

* SOUS CONDITIONS

Pour toute 1ère adhésion au contrat d’assurance vie Bourse Direct Horizon avant le 30 juin 2019 inclus, avec un versement initial investi à 20% minimum sur un (ou des) support(s) d'investissement en unités de compte non garantis en capital.

Je profite de l'offre

PRIMÉ MEILLEUR NOUVEAU CONTRAT D’ASSURANCE VIE

Ce contrat présente un risque de perte en capital.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 22/05/2019

Retour d'Assemblée générale...

Publié le 22/05/2019

Information aux ationnaires...

Publié le 22/05/2019

La cotation de la société de biotechnologie spécialisée dans le développement de nouveaux traitements pour les maladies liées à l'âge, reprendra le 23 mai...

Publié le 22/05/2019

Ce partenariat vise à publier sur PagesJaunes (site & mobile) un parcours de prise de rendez-vous en ligne pour les établissements et professionnels de santé...

Publié le 22/05/2019

Situé à proximité du centre-ville de Champigny-sur-Marne, cet ensemble immobilier est composé de 2 bâtiments en R+6...