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CSG: la majorité vote le geste pour 350.000 retraités mais ne va pas plus loin

| AFP | 265 | Aucun vote sur cette news
L'Assemblée nationale le 27 septembre 2018
L'Assemblée nationale le 27 septembre 2018 ( Philippe LOPEZ / AFP/Archives )

Accouchée dans la douleur, mal acceptée par l'opinion, la hausse de la CSG concentre les critiques, jusque dans les rangs de la majorité, qui a voté jeudi soir à l'Assemblée un geste en faveur de 350.000 foyers de retraités mais n'est pas allée plus loin.

Plus tôt, le patron des députés LREM Gilles Le Gendre avait prévenu que la proposition de certains membres de son groupe de moduler pour les retraités la contribution sociale généralisée (impôt qui finance la protection sociale) en fonction de leurs revenus était "une erreur politique" et "une forme de trahison" du programme présidentiel.

Mesure clé du premier budget de l'ère Macron présenté en 2017, la hausse d'1,7 point du taux normal de CSG, porté depuis janvier à 8,2% pour toutes les catégories de revenus (salaires, retraites, revenus du capital) passe cependant toujours mal.

Destinée à permettre la suppression des cotisations maladie et chômage des salariés du privé afin de "récompenser le travail", la mesure reste une cible privilégiée des critiques de la droite et de la gauche.

Face à la colère et aux manifestations depuis un an de retraités, le gouvernement a prévu de "corriger" son dispositif dans le budget 2019 de la Sécurité sociale, examiné à l'Assemblée en première lecture, en exonérant de la hausse 350.000 foyers de retraités modestes, pour un coût de 350 millions d'euros. Les députés ont donné jeudi soir leur feu vert à cette mesure de "lissage".

Le secrétaire d’État Olivier Dussopt a rappelé "l'engagement pris par le Premier ministre" à ce sujet, initialement en faveur de 100.000 foyers.

Dans un climat houleux, l'Assemblée a en revanche repoussé des amendements des Républicains et des communistes pour abaisser de 1,7 point le taux de CSG et revenir sur l'"erreur politique majeure" du début du quinquennat selon eux.

"Vous avez perdu la bataille du pouvoir d'achat", a lancé Eric Woerth (LR), tandis que M. Le Gendre l'a critiqué comme "agitant la CSG depuis 18 mois comme un enfant son doudou".

Même sort pour la proposition socialiste de n'appliquer la hausse de CSG qu'aux pensions supérieures à 3.000 euros mensuels pour un célibataire.

- "Cosmétique" -

La question du pouvoir d'achat des retraités est d'autant plus sensible que le gouvernement a décidé de limiter à 0,3% la revalorisation des retraites et des prestations sociales en 2019 et 2020, bien en-deçà de l'inflation.

"C'est la double peine", a jugé Alain Bruneel (PCF), dubitatif sur "l'aménagement cosmétique" du gouvernement en faveur de 350.000 foyers.

Le coup le plus rude est venu de l'intérieur de la majorité, où Jean-François Cesarini a défendu un amendement, cosigné par 31 collègues LREM, pour une progressivité de la CSG afin de faire contribuer moins les plus modestes, et davantage les plus aisés.

Cette mesure avait été validée la semaine dernière en commission grâce à des voix de tous bords, mais contre l'avis du rapporteur et du responsable LREM Thomas Mesnier.

"Nous sommes en pleine cohérence avec le programme du président de la République, avec un peu plus de justice sociale", a affirmé jeudi soir M. Cesarini, élu du Vaucluse qui récuse toute fronde. Mais les députés LREM, venus en nombre, ont rejeté sa proposition.

Un autre amendement cosigné par 16 "marcheurs" et porté par Frédéric Barbier (ex-PS), afin de prévoir un taux bas de CSG pour les revenus entre 1.200 et 1.600 euros, n'a pas eu plus de chance. "C'est attendu sur le terrain", a plaidé en vain le député du Doubs.

"On ne marche pas au sifflet ni au fouet" au sein du groupe majoritaire mais "je l'ai dit à mes deux collègues, il commettent une erreur", a commenté M. Le Gendre.

Le rapporteur général Olivier Véran (LREM) a mis en avant le "reste à charge zéro" ou l'extension de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C), dans ce même budget de la Sécu, comme participant d'une "forme de politique de redistribution au sein des retraités".

Le ton est monté à plusieurs reprises avec les oppositions, Boris Vallaud (PS) fustigeant une "duplicité" d'Emmanuel Macron dans la "lutte contre les inégalités", et François Ruffin (LFI) pointant une "arrogance" des macronistes. Pierre Dharréville (PCF) les a prévenus: "Le réel, vous allez être obligés de vous y confronter".

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